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Terminus sanglant

Michel HONAKER



Illustration de DUGÉVOY

FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions (Paris, France), coll. Gore n° 54
Dépôt légal : août 1987
160 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-265-03665-X   
Genre : Imaginaire



    Quatrième de couverture    
Ce que j'avais sous les yeux, c'était la tête quasiùent méconnaissable de Stanley, tranchée à coups d'ongles. Le crucifix lui avait été enfoncé dans la bouche avec une telle violence que la pointe en ressortait par la nuque et les deux branches latérales par les joues déjà bleuies...
 
    Critiques    
 
     « II y a de ces rêves qui laissent un goût de sang dans la bouche, qui s'accrochent obstinément dans un coin de votre cerveau engourdi alors même qu'on tente de leur échapper ». Ainsi commence Terminus Sanglant, la dernière prestation de Michel Honaker dans la collection Gore. Des mots chocs qui donnent le ton du livre et vont droit à l'essentiel. D'entrée de jeu, le lecteur plonge dans un gouffre effroyable, sans possibilité de retour. Climat malsain et angoissant, sensation de claustrophobie, emprisonnement, chute dans le néant, telle est l'atmosphère de ce récit. Dès la première phrase, le lecteur découvre un univers onirique, un cauchemar aux frontières infranchissables. Car il ne fait aucun doute que le récit conté par le narrateur ne peut qu'être le produit d'un rêve dément. En voici la preuve. Un homme prend un train pour rentrer chez lui à Providence (allusion ou hommage à Lovecraft ?). Il descend se dégourdir les jambes à la station de Blackpit Junction, profitant d'un arrêt de dix minutes. Quand il veut regagner son compartiment, il découvre à son grand étonnement que le train s'est volatilisé. De ce fait, il se trouve contraint de passer la nuit dans cet étrange village aux maisons silencieuses qui lui font penser à une nécropole. Etrange aussi cette nuit éternelle qui s'est installée sur les lieux. Et si la nuit, dit-on, tous les chats sont gris, c'est aussi le moment préféré des créatures maléfiques et spécialement des vampires. Comme son homologue, Robert Neville, le personnage central de Je suis une légende (de Richard Matheson, Denoël, Présence du Futur, n°10), notre héros se trouve confronté à une humanité vampirisée qui traque les derniers humains normaux.
     La référence à Richard Matheson est-elle voulue ou involontaire ? Peu importe. Michel Honaker a suffisamment de talent pour bâtir une histoire solide, avec son style et son imagination propres, une histoire qui nous prend aux tripes de la première à la dernière page.
     Beaucoup de qualités dans ce livre. Probablement l'un des meilleurs gores de l'année... et c'est écrit par un français. Cocorico !

Frédéric KURZAWA
Première parution : 1/11/1987 dans Fiction 391
Mise en ligne le : 29/9/2007


 
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