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Le Jour la nuit

Tanith LEE

Titre original : Day by Night, 1980

Traduction de Élisabeth VONARBURG
Illustration de Atelier Pascal VERCKEN

ALBIN MICHEL (Paris, France), coll. Super + fiction n° 16
Dépôt légal : mars 1982
Roman, 324 pages, catégorie / prix : 69 FF
ISBN : 2-226-01481-0
Format : 13,5 x 21,0 cm  
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Jamais peut-être, dans la Science-Fiction, le succès n'est venu aussi vite que pour Tanith Lee. Dès son premier roman The Birthgraves, elle fut unanimement portée aux nues, rivalisant avec les plus grandes dames de la SF : Andre Norton, Catherine Moore, Leigh Brackett, Ursula Le Guin, Marion Zimmer Bradley, sans oublier Carolyn (C.J.) Cherryh.
     Tanith Lee est une jeune femme charmante, cultivée et sans prétention. Elle a maintenant publié, en cinq ou six ans, près d'une quinzaine de romans très personnels où l'aventure héroïque sur des mondes étranges ou dans des futurs insolites, se teinte de fantastique poétique, parfois d'une nuance d'érotisme. Pratiquement tous ont été traduits dès leur première parution dans une vingtaine de pays.

     La planète ne tournait pas. Sur une face, régnait un jour éternel sous un soleil torride au milieu du ciel. Sur l'autre face, c'était la nuit perpétuelle où, dans un firmament noir et sans air, brillaient des étoiles immobiles et glacées.
     Pourtant la planète avait été colonisée. Dans des temps lointains, la civilisation s'y était enfouie dans le roc de la face obscure et s'était perpétuée. Des aristocrates se disputaient entre eux les biens et les privilèges. Les pauvres, comme toujours, luttaient pour vivre et s'abriter du froid envahissant de la surface.
     Pour le contentement du bas peuple, Vitra, la conteuse d'histoires, construisait des épopées romanesques sur le réseau des écrans publics. Elle inventait un monde étrange sur la face éclairée, habitée par des hommes et des femmes s'adonnant au crime et à l'amour, aux machinations et aux intrigues.
     Vita croyait l'imaginer. Mais l'imaginait-elle ? Existait-il réellement une autre civilisation sur la face ensoleillée, et se pouvait-il que ce que racontait Vitra ne fût pas de la fiction... mais des événements qui mèneraient inévitablement les deux mondes opposés au désastre commun ?
 
    Critiques    
     Une planète, présentant toujours le même côté aux feux du soleil, son autre face demeurant éternellement obscure. Vitra habite la face obscure, où elle fait office de conteuse. Elle invente des histoires pour distraire le bas peuple, écrasé par le travail et la misère. Elle calque cette fiction sur les réalités quotidiennes de cette aristocratie à laquelle elle appartient, puis se met à chercher dans sa fiction des solutions à ses problèmes réels ; bientôt, elle doit se résoudre à détruire son histoire, trace compromettante, double trop explicite de ses crimes. La fiction, cependant, se poursuit seule, insiste. Tant et si bien que Vitra elle-même se demande si cette face lumineuse de la planète qu'elle a choisie comme décor n'est pas réellement habitée, si les personnages de son intrigue ne sont pas de chair et d'os. Et, tout à coup, réalité et fiction interagissent sans qu'il soit encore très possible de les distinguer...
     Sur un thème proche de l'Ariosto Furioso de Chelsea Quinn Yarbro, Tanith Lee nous donne un livre très riche, aux premières pages déroutantes, mais aux préoccupations bien distinctes de celles qui animaient Ariosto... Il s'agit ici moins d'un exercice de style que d'une variation aux accents parfois dickiens sur le thème de la réalité. Ce problème semble d'ailleurs imprégner peu à peu, à divers degrés, les récentes productions de la SF américaine. Quoi qu'il en soit, Tanith Lee, avec ce talent surprenant qu'on lui connaît, nous donne ici un roman chatoyant, intelligent, servi par la traduction remarquable d'Elisabeth Vonarburg. Combien de fois faudra-t-il répéter que ce petit bout de femme est extraordinaire pour que les lecteurs se ruent sur ses livres ?

Emmanuel JOUANNE
Première parution : 1/7/1982 dans Fiction 331
Mise en ligne le : 25/8/2006


 
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