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La Mallette jaune

Carole BOUDEBESSE


Illustration de Sébastien BERMÈS

GLYPHE (Paris, France), coll. Les Plumes d'Hippocrate
Dépôt légal : mars 2006, Achevé d'imprimer : mars 2006
Première édition
Roman, 436 pages, catégorie / prix : 22 €
ISBN : 2-911119-75-4
Format : 16,0 x 24,0 cm
Genre : Science-Fiction



Quatrième de couverture
     Il y a des matins comme ça où on aurait préféré ne pas se réveiller. Ces matins gris et sournois qui précèdent les grandes catastrophes. Il y a aussi les malédictions absurdes qui vous forcent à parcourir la moitié de l'univers, en ne vous laissant pour option que la fuite ou la mort.
 
     Que feriez-vous si un être cher vous menottait dans votre sommeil à une mystérieuse mallette jaune ? Une mallette qui attire la curiosité des forces de l'ordre de tout le pays. Une mallette qui doit être livrée dans une région en guerre. Une mallette forgée dans un matériau inconnu, d'une solidité hors du commun. Une mallette qui explose dans quinze jours.
 
     Que feriez-vous ?
 
     Plongez dans l'aventure, entre fuite désespérée et retour impossible, labyrinthe urbain et jungle putréfiée, Paris futuriste et Cambodge rouge.
 
     L'auteur
 
     Carole est un cyborg de treizième génération conçu en 1982 par une équipe libano-cambodgienne. A travers ses études de médecine, elle tente de comprendre les humanoïdes.
 
     La mallette jaune est son premier roman.
Critiques
     Piwaï est une passionnée d'art, à un tel point qu'elle en a fait son métier. Mais son activité s'avère un peu particulière : elle répond aux commandes de riches amateurs en délestant d'autres riches amateurs. De ce fait, elle côtoie un certain nombre de gens peu recommandables dans la bonne ville de Goffet. Parmi eux, Xantorm, ex-amant et dragueur invétéré qui la séduit une fois de plus pour une nuit d'extase. Il s'éclipse au matin, laissant à Piwaï un cadeau encombrant : une mallette jaune menottée à son poignet. Pour couronner le tout, chaîne et valise résistent aux plus puissants lasers, sont imperméables à toute forme de scanner et un message annonce l'explosion de l'ensemble dans dix jours s'il n'est pas livré au laboratoire d'analyses génétiques 9753 à Dawin, de l'autre côté d'une frontière plutôt imperméable. Dans ce pays où la génétique est une science interdite, Piwaï va s'associer les services de Watt, médecin à l'hôpital le jour, généticien clandestin la nuit, et surtout un homme anéanti par le départ de sa compagne. Bon gré mal gré, ils se lancent tous les deux dans cette quête impossible en forme de course contre la montre.

     Diane De Keaton est quant à elle une guerrière de tout premier ordre. Formée aux arts martiaux dès son plus jeune âge, aux techniques de combat de l'armée par la suite, elle a connu les guerres et les combats. Elle a aussi compris leur inutilité. Compromise dans un scandale utilisé comme prétexte au déclenchement d'un conflit, elle se retrouve propulsée à travers le temps et l'espace au moyen d'une porte expérimentale inventée par son amant physicien. Perdue en plein milieu de Paris au 21ème siècle, elle doit trouver la porte cachée qui pourra la ramener chez elle.

     Ces deux quêtes situées dans des univers et des temps différents finiront-elles par n'en faire qu'une seule ? Par quel mystère des histoires aussi éloignées peuvent elle aboutir à la même conclusion ? C'est dans la troisième partie du roman que vous découvrirez le destin réservé à nos protagonistes.

     Carole Boudebesse utilise dans ce premier roman la technique des histoires croisées. Elle se complique la tache en les positionnant dans des lieux et des espaces temporels tellement éloignés qu'on ne peut que se demander durant une bonne partie du roman comment elle va s'en tirer. Elle y arrive fort bien même si le lecteur est un peu déçu de la conclusion trop brève à la limite de l'épilogue.

     Les intrigues sont prenantes et bien servies par une écriture simple et agréable. Certes Carole Boudebesse ne s'embarrasse pas de détails scénaristiques, et bon nombre de situations peu crédibles sont gommées par le rythme rapide de l'histoire. C'est ce qui compte pour le plaisir de la lecture. Le tout est que les invraisemblances ne soient pas trop énormes, et c'est bien le cas. Comme on dit, « ça passe sans problème ».

     Si les deux premières parties sont sobres, la troisième est en revanche plus ardue. L'auteur y mêle sans vergogne les horreurs des guerres du Cambodge (dont elle est originaire) et les beautés des forêts vierges, le tout transposé dans l'univers de son récit. Dans les deux cas, moult détails nous sont donnés dans des descriptions parfois saisissantes, qui ne laissent pas indifférent.

     Si la lecture d'un premier roman exige souvent une part d'indulgence, surtout quand il pèse 430 pages, celle-ci apparaît inutile dès le premier chapitre. Voilà un très bon roman qui révèle un auteur plus que prometteur pour l'avenir.

Fabrice FAUCONNIER (lui écrire)
Première parution : 25/5/2006 nooSFere


     Sur la planète Ocre, que les Terriens coloniseront un jour, Piwaï, une jeune femme, se réveille après une nuit d'amour avec, attachée au poignet, une mystérieuse et indestructible mallette jaune, qui explosera inéluctablement à moins d'être livrée sous quatorze jours à un certain laboratoire. Wart, médecin le jour et généticien clandestin la nuit dans un pays où la recherche est proscrite, est quitté par la femme qu'il aime au moment où il peut enfin lui consacrer plus de temps. Mais il n'a pas le temps de se lamenter, car Piwaï l'oblige à l'aider et ils vivront bien des mésaventures dans leur effort pour livrer cette fichue mallette de l'autre côté de la frontière. Ça, c'est ce que raconte le livre premier. Le deuxième livre, narré à la première personne, est l'histoire de Diane de Kelton, propulsée à travers le temps et l'espace dans un Paris qui subit la montée des eaux au XXIe siècle. Diane — ou plutôt Carole Boudebesse, l'auteur de La Mallette jaune — raconte alternativement son passé, son enfance, la façon dont elle est arrivée là, et ce qu'elle vit au quotidien, ses recherches désespérées d'une porte pour rentrer chez elle.

     Du troisième livre, je ne vous parlerai pas, pour ne pas gâcher votre plaisir. Sachez seulement qu'outre une aventure passionnante et des personnages attachants, Carole Boudebesse offre des descriptions colorées et odorantes — ah ! ces parfums de mangue et de cannelle — mais aussi une réflexion sur l'homme et sur ses choix historiques et politiques. Le Cambodge et la médecine sont au centre des préoccupations de ce « cyborg (...) conçu en 1982 par une équipe libano-cambodgienne », comme l'auteur se présente elle-même.

     Il ne faudrait pas croire que ce premier roman soit exempt de tout défaut. Piwaï se débrouille un peu trop facilement avec la mallette qui ne semble guère l'encombrer et nous n'apprenons qu'à la page 106 que le tissu des vêtements est élastique, ce qui lui permet d'en changer. Wart se remet vite de ses blessures et repart un peu trop facilement dans la jungle. Mais ce sont là des péchés de jeunesse, bien pardonnables pour un premier roman par ailleurs aussi extraordinaire. Car rares sont les auteurs qui allient avec autant de talent une histoire originale et captivante, des préoccupations rien moins que superficielles, et un style très agréable à lire. De plus, La Mallette jaune devrait réconcilier les amateurs de fantasy et ceux de SF, parce que c'est aussi un roman d'aventures exotiques à travers le temps et les univers.

Lucie CHENU
Première parution : 1/5/2006 nooSFere

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