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Les Secrets d'Aramanth

William NICHOLSON

Titre original : The Wind Singer, 2000
Première parution : Londres, Royaume-Uni : Mammoth, Egmont Children's Books Ltd, 2000

Cycle : Le Vent de feu vol.

Traduction de Diane MÉNARD
Illustration de Peter SIS

GALLIMARD Jeunesse (Paris, France), coll. Folio junior n° 1206
Dépôt légal : mars 2007
356 pages, catégorie / prix : 5
ISBN : 978-2-07-061251-2   
Genre : Fantastique



    Quatrième de couverture    
     Dans la cité d'Aramanth, chacun ne vit que pour les examens qui garantissent à l'individu bien-être et promotion sociale en cas de réussite — ou le condamnent à la pauvreté et au mépris général en cas d'échec. Mais un jour, Kestrel se rebelle contre ce système. Obligée de fuir, la jeune fille part alors à la recherche de la clef du mystérieux Chanteur de Vent pour restaurer le bonheur et l'harmonie dans la ville.

     Premier volume d'une trilogie fantastique, ce grand roman aventures extraordinaires est aussi une réflexion puissante sur la tolérance et la résistance à la tyrannie.
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition GALLIMARD Jeunesse, (2001)


     Aramanth est une cité idéale, la seule ville développée dans un monde par ailleurs inconnu. En fait d'utopie, elle est soumise à la dictature de la promotion sociale et de la raison qui étouffent toute forme d'individualité et de créativité. Du plus jeune au plus ancien, chacun passe des examens qui déterminent sa place dans la société. Mais au sommet de la communauté, la famille Hath rejette ce système. Les parents refusent d'inhiber la fantaisie de leurs enfants qui refusent, quant à eux, un enseignement uniformisant et rigide. Poussés à bout, Kestrel et Bowman, jumeaux un peu télépathes, s'enfuient, entraînant la déchéance de leur famille. Ils partent avec Mumpo, un de leurs camarades de classe légèrement attardé, à la recherche d'un mythe, la Voix d'Argent, une anche qui transformerait la tour d'Aramanth en de gigantesques orgues éoliennes, le Chanteur de vent et en ferait le principe du Bien, seul capable de mettre à terre la dictature. Leur fuite est émaillée de mille dangers. Ils sont poursuivis par les Vieux Enfants, des cousins d'Akira symboles de l'enfance étouffée, la police de la cité. Pendant leur errance, ils croisent d'autres populations, autant de sociétés et de modes de vie qu'ils doivent accepter et partager, éloge de la différence et invitation à la tolérance : le peuple de la bourbe dans les égouts d'Aramanth et les peuples des Plaines nomades qui parcourent le désert en voiliers et s'affrontent dans des combats de chars à voiles sans équipage. Kestrel, Bowman et Mumpo trouveront enfin la Voix du Chanteur de vent dans l'antre du Mal, mais réveilleront l'innombrable armée des Zars, symbole de l'endoctrinement, de la perte de l'individualité et de la transformation en robot. Début d'une trilogie, Les Secrets d'Aramanth est un excellent roman, solide, intelligemment construit et poétique. Si le récit est très fortement symbolique, c'est avant tout un roman d'aventures passionnant et inventif en forme de réflexion sur les rapports de l'homme à la société. Bref, de quoi ravir tous les rêveurs en culottes courtes.

Stéphane MANFREDO
Première parution : 1/9/2001
dans Galaxies 22
Mise en ligne le : 30/11/2008


 

Edition GALLIMARD Jeunesse, Folio junior (2002)


     La cité d'Aramanth fonctionne seulement au mérite et à l'effort. La société y est strictement hiérarchisée et la ville est divisée en quartiers plus ou moins confortables où vivent les familles selon leurs résultats aux examens que chaque membre de la famille doit passer régulièrement.
     “ La ville était partagée en quartiers, disposés en anneaux concentriques. L'anneau le plus excentré était formé par les grands blocs d'immeubles cubiques du Quartier Gris. Venaient ensuite les immeubles bas qui constituent le Quartier Marron, puis les petites rangées de maisons en arc de cercle du Quartier orange ; les maisons spacieuses du Quartier Ecarlate ; enfin le Quartier Blanc, le plus glorieux de tous, occupait le cœur de la ville. C'était là que se trouvait le Palais impérial, les belles maisons austères des dirigeants de la ville, construites en marbre ou de pierre calcaire. C'est là aussi que se dressait l'énorme Maison de la Réussite, où était affiché le classement des familles.
     La famille Hath vit dans le Quartier Orange. Il y a les jumeaux, Bowman et Kestrel, la petite sœur Pim qui, âgée de deux ans, doit passer son premier examen, la mère Ira et Hanno, le père. Aucun d'entre eux ne veut entrer dans ce système et résiste à sa façon en refusant les examens réguliers. Kestrel s'oppose violemment à son professeur à l'école et s'enfuit. Le père est arrêté et soumis à une rééducation ; Ira et Pim s'installent sur la place de la ville où se dresse une tour gigantesque que l'on appelle le Chanteur de Vent. Elle ne chante plus car la clé est perdue depuis longtemps. Kestrell, Bowman et leur ami Mumpo quittent la cité en quête de la clé perdue qui pourra redonner à la cité son harmonie d'antan. Ils se réfugient tout d'abord dans les mines de sel où vit le Peuple de la Bourbe, puis rencontrent les Peuples du vent, qui vivent sur des vaisseaux-cités actionnés par des voilures gigantesques. Au terme d'un voyage périlleux, les trois enfants rapportent la clé et font à nouveau chanter la tour.
     On s'immerge avec plaisir et presqu'avec fascination dans ce roman dense. Tout d'abord parce que la famille Hath est attachante. Leurs choix de vie sont conformes à leur manière de penser : face à une société cloisonnée et fortement hiérarchisée, ils choisissent le respect et l'épanouissement de chacun, ils ont le courage de dire non et de refuser des règles stupides et contraignantes. Même si cela va leur coûter très cher. Ils érigent la désobéissance en principe de base parce qu'ils pensent que c'est la seule manière de rester dignes et humains. Ensuite, l'univers que W. Nicholson met en place est foisonnant et inventif : il nous entraîne dans des lieux insolites, qu'il s'agisse sous la terre avec le peuple de la boue ou hors de la cité avec les fascinants chariots à voile qui forment des villes nomades. Nicholson sait allier le poétique et l'inventivité au service d'une solide réflexion sur le fonctionnement tyrannique d'une société.

Catherine GENTILE (lui écrire)
Première parution : 5/12/2002
nooSFere




 
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