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[MU] Le Feu sacré de la Terre

David KLASS


Cycle : Gardien (trilogie du) vol.

Traduction de Julien RAMEL

INTERVISTA , coll. 15 - 20 n° 1
Dépôt légal : septembre 2007
448 pages, catégorie / prix : 14,50 €
ISBN : 978-2-910753-60-3   



    Quatrième de couverture    
     La Mort est sur mes talons. Je me sens constamment épié, traqué, pisté, par un ennemi invisible et inconnu, par une armée des ombres sans visages et sans nom. Faire confiance à personne...

     Dans le premier livre de La Trilogie du Gardien, David Klass crée un univers époustouflant, où les apparences sont trompeuses et mortelles. [Mu] Le feu sacré de la Terre est une électrisante aventure de survie hantée par les questions de l'identité et de l'écologie.

     « Voilà un livre qui devrait figurer au programme de tout enseignement soucieux d'environnement. »
Gerd Leipold — Directeur de Greenpeace
 
    Critiques    
     Jack vit la plus normale des vies dans la plus normale des petites villes d'Amérique. Ce serait un adolescent ordinaire s'il n'excellait pas dans tous les domaines, au point que ses parents lui demandent de ne pas trop se faire remarquer. Hélas, les exploits de Jack ne passent pas inaperçus et tout bascule. D'un seul coup, il découvre ne pas être seulement un banal adolescent et il apprend que ses parents ne sont pas vraiment ses parents. Une course-poursuite effrénée s'engage, en compagnie d'un chien télépathe qui dit venir du futur...

     « Semaine de la Toussaint à Hadley-sur-Hudson. Année de terminale. Neuf heures du soir. Rien contre les phrases nominales j'espère ? Mon professeur d'anglais se plaît à me répéter qu'un jour, ça me perdra. Le style moderne, dit-il avec une moue dédaigneuse. Tant pis pour lui, moi j'aime quand c'est comme ça. Rythmé. Vous aimez quand ça bouge ? Vous n'allez pas être déçus. Vous aimez le bizarre, le fantastique ? Vous avez frappé à la bonne porte. » (p.9) Le ton est donné dès ce premier paragraphe : Mu se veut un roman d'action rythmé, survolté. Phrases nominales. Style percutant. Récit au présent, à la première personne du singulier. Pas d'états d'âmes. Pas de longues descriptions. On fonce tout droit. Accrochez vos ceintures...

     Efficace, Mu tient assurément en haleine, même au prix de quelques facilités. Par exemple, les alliés de Jack tardent à lui apprendre ce qu'ils savent sous prétexte qu'il ne supporterait pas ces révélations — ficelle destinée à faire durer le suspense. Quant à la mystérieuse force dénommée « Mu », les envoyés du futur prétendent que son existence est « scientifiquement prouvée » sans que personne n'ai jamais eu le moindre commencement de début d'idée sur sa nature — voilà qui n'est pas d'une extrême vraisemblance. De toute façon, cette force est surtout un « truc » destiné à faire péter le repaire du savant fou à la fin, comme dans un James Bond. La vraisemblance ne constitue donc pas l'essentiel de l'effet recherché.
     Pourtant, comme le souligne la citation du directeur de Greenpeace sur la quatrième de couverture, Mu se veut aussi un livre à message écologique. L'enjeu réside en effet la survie de la Terre, et quelques scènes réussies montrent bien les dégâts que peut causer par exemple la pêche intensive. Mais l'intrigue demeure ambiguë, car les désastres écologiques résultent ici en grande partie des actions menées par une « armée des ténèbres » que seul un super-héros comme Jack, véritable élu venu du futur, peut contrer. Doit-on responsabiliser chaque citoyen si la pollution vient de véritables méchants et non de notre mode de vie quotidien ? Faut-il encore trier ses poubelles au lieu d'attendre le héros providentiel qui sauvera le monde ? Il me semble que le directeur de Greenpeace s'enthousiasme un peu vite, d'autant que les préoccupations écologiques de la SF ne datent pas d'hier alors que ce roman surgit à une époque où même Georges Bush commence à faire quelques concessions pour l'écologie. Rien de révolutionnaire ni de particulièrement visionnaire donc.

     Bref, Mu vaut surtout comme bon roman « bob'moranesque », ce qui est déjà fort bien. Reste à savoir à quels lecteurs il s'adresse. La collection qu'il inaugure s'intitule « 15-20 », en référence à cette tranche d'âge. Pour ma part, à cet âge-là, je lisais avec avidité des livres « adultes », y compris Dune, Tous à Zanzibar ou Ubik. Autrement dit, plus qu'à un âge particulier, Mu me paraît adapté aux amateurs de romans d'aventures dynamiques et faciles à lire, du bon lecteur de 12 ans à l'adulte qui chercherait éventuellement à se délasser entre deux lectures plus exigeantes, en passant bien sûr par les 15-20 ans qui aspirent à des lectures modernes aussi survoltées qu'un jeu vidéo.


Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 13/1/2008 nooSFere


     Ecologie de course

     Début assez percutant. Tout de suite dans l'action. Du suspense. Récit de poursuite dynamique et palpitant. A propos, « rien contre les phrases nominales, j'espère ? ». Car c'est la principale caractéristique stylistique de ce récit de science-fiction écologique, à l'écriture nerveuse, revendiquée par l'auteur. Un livre qui ne se lit pas, mais s'avale !
     Et ça bouge ! Jack, le narrateur, 18 ans, n'a pas le temps de souffler. Depuis que les yeux d'un étrange bonhomme l'ont flashé, il doit fuir pour rester en vie. Les amis qu'il rencontre se transforment parfois en ennemis, à l'exception de Gisco, un chien télépathe venu du futur, et d'Eko, femme-ninja dont il tombera bien sûr amoureux.
     Le récit balance entre sérieux, tragique et humour. Ce que Jack finit par découvrir, c'est qu'il doit trouver « Mu » pour sauver le monde. Mais au fait, c'est quoi « Mu » ?
     Dans une collection jeunesse présentée par Luc Besson, David Klass débute une série survoltée dont la préoccupation écologique est centrale (voir les chapitres consacrés à la pêche au chalut). La mission de Jack sera d'éviter que la Terre se transforme en gigantesque poubelle dont la vie serait bannie...

Jean-François THOMAS (lui écrire)
Première parution : 9/2/2008 24 heures
Mise en ligne le : 15/12/2008


 

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