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Danseurs de lumière

Frédérique LORIENT



Illustration de Philippe MUNCH

MANGO Jeunesse , coll. Autres Mondes n° 38
Dépôt légal : mai 2008
240 pages, catégorie / prix : 9 €
ISBN : 978-2-7404-2469-8   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Bien qu'âgé d'à peine dix-huit ans, Tristan est un tri-récidiviste. Pour échapper à la réclusion à vie, il accepte de faire partie de l'expédition militaire sur Médusa, la planète d'origine des créatures mi-poulpes mi-méduses qui ont envahi les océans de la Terre. Objectif : la destruction des Meds. Mais la mission échoue. Les Terriens sont capturés et gardés en observation à l'intérieur d'une prison d'eau. Dans quel but ? L'angoisse monte parmi les détenus...

     Autres mondes : une collection qui invite à l'aventure, au rêve, à la réflexion pour les jeunes du troisième millénaire. Une littérature de sens et d'émotions.

    Cité dans les pages thématiques suivantes :     
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition MANGO Jeunesse, Autres Mondes (2006)


     Tristan est un tri-récidiviste. Son crime ? Procurer des livres à son grand-père malade, alors que les livres sont interdits. Embarqué manu militari — sans autre alternative que la prison à vie — avec d'autres jeunes criminels pour participer à une expédition militaire sur la planète Médusa, il découvrira qu'on leur a menti. Les « Méduses » retiennent les jeunes Terriens dans une « prison d'eau ». Ce huis-clos forcé les obligera à remettre en cause leurs certitudes, mais tous ne l'accepteront pas aussi facilement que Tristan... car il a lu des livres, lui, ce qui l'a rendu capable de réfléchir.

     Si la partie du roman qui se passe sur Médusa est très prenante, avec des descriptions poétiques du monde aquatique, et un réel souci de la psychologie des personnages, force est de constater que le début du roman pâtit d'un manichéisme pénible, parce qu'excessif. La Terre vit une dictature, soit. Les prisonniers sont maltraités, soit. On les manipule pour leur faire remplir une mission excessivement dangereuse, soit. Mais tous, prisonniers ou militaires, sont décrits de façon tellement simpliste que leurs actions et leurs choix — comme de confier une mission d'importance à des jeunes en qui on n'a aucune confiance — paraissent illogiques, voire absurdes, ce qui nuit à l'intérêt du roman.

     Malgré cela, Danseurs de lumière se lit facilement et il est probable qu'il séduira la jeune génération. Mais on espère que son défaut ne se retrouvera pas de façon trop flagrante dans les prochains romans.

Lucie CHENU
Première parution : 22/5/2006
nooSFere


 

Edition MANGO Jeunesse, Autres Mondes (2006)


     Tristan est un tri-récidiviste. Pour lui, point de salut. Hormis s'engager dans les forces armées pour aller porter le combat sur la propre planète des Meds, sorte de méduses géantes ayant envahi la Terre. D'ailleurs, le lavage de cerveau que lui inflige l'armée ne lui laisse guère d'alternative. Et, comme il se doit, une fois arrivé sur Médusa, Tristan réalise qu'on ne lui a offert qu'un billet aller. La mission est une mission suicide...

     Frédérique Lorient est une nouvelle voix chez « Autres Mondes », une voix qui, dès les premières lignes, sait se faire entendre, projetant le lecteur contre les murs d'une prison aux murs blancs sans prendre de gants. Déroute, doute, torture, acceptation forcée, tout l'éventail des manipulations mentales y passe. Une entrée en matière éprouvante, mais efficace !

     A l'instar des dialogues, d'ailleurs, dont le côté « parler jeune » pourrait agacer mais prend vite sens, tant ils aident à l'identification et font glisser le lecteur dans la peau de Tristan aussi bien que dans celle de tous les autres protagonistes.

     Et après le voyage agité, c'est à des rencontres que nous convie l'auteur. Rencontres avec les siens, mais aussi l'ennemi désigné. Sauf que, bien sûr, tout n'est pas si simple. En quoi nos actes sont-ils justes ? L'ennemi, parce qu'il est ennemi, est-il pour autant mauvais ? Après tout, n'est-ce pas une question de point de vue ? Un problème d'individu plus que de race, de nation, de planète ? Autant d'interrogations fondamentales, essentielles, qui sont ici abordées au fil des pages avec force et justesse, tout en émettant simplement un léger bémol à l'encontre d'une fin un peu trop ouverte.

     Avec ce Danseurs de lumière, trente-huitième livraison de la collection « Autres mondes », Frédérique Lorient a su mettre ses mots sur les principes mêmes de ladite collection : « Une littérature de sens et d'émotions. »

Michaël ESPINOSA
Première parution : 1/7/2006
dans Bifrost 43
Mise en ligne le : 19/9/2007


 

Edition MANGO Jeunesse, Autres Mondes (2006)


     Tristan est emprisonné pour avoir volé des livres dans une société qui les interdit — l'hommage à Fahrenheit 451 est explicite. Comme d'agressives méduses extraterrestres envahissent les océans de la Terre, l'adolescent subit un éprouvant conditionnement avec d'autres condamnés afin de participer à une mission-suicide contre la planète de ces redoutables « Meds ». Mais les jeunes kamikazes sont rapidement capturés et mis en observation par les monstres qu'ils devaient détruire...

     Après un début mêlant guerre des mondes et dystopie — qui permet notamment à l'auteur de militer en faveur des livres et de la lecture — , ce premier roman de Frédérique Lorient s'oriente rapidement vers la non moins classique confrontation de l'Homme avec l'Autre.

     Le décor se montre dès lors des plus élémentaires — une simple salle taillée dans l'eau par des créatures capables de la façonner à leur guise — comme pour intensifier le tragique huis clos où s'agitent et se débattent les protagonistes. Car dans cette société modèle réduit, solidarité et amitié se heurtent à la violence et à la stupidité : le sage Solal ne peut que se soumettre face à l'incurable cruauté de Dork... Et flottant autour de cette bande prête à s'entre-déchirer, les lumineux Meds paraissent trop profondément étrangers pour qu'un quelconque échange soit possible.

     L'incommunicabilité s'avère en effet le thème dominant de cet attrayant récit. Tristan ne se montre pas capable d'établir une réelle communication avec Max, son compagnon de voyage, en raison de l'insondable bêtise de celui-ci ; ni avec Dork, du fait de sa bestialité ; ni même avec la charmante mais insaisissable Loé, aux humeurs changeantes et sans doute trop méfiante pour se laisser aller à exprimer ses sentiments. Alors que même les humains ne parviennent pas à s'entendre entre eux, sera-t-il possible d'obtenir un semblant de contact avec des créatures aussi radicalement différentes que les Meds ? Pourra-t-on comprendre ce qui les pousse à fuir leur planète pour conquérir la Terre ? Aura-t-on l'espoir de mettre un jour fin à cette guerre ?

     Le dénouement très ouvert pourra laisser un peu le lecteur sur sa faim, désireux d'en apprendre davantage sur les Meds et sur l'avenir de la Terre envahie. Mais nous découvrirons avec plaisir la plupart des réponses à ces questions dans ce roman sensible et pénétrant, parfois violent, souvent poétique, qui revisite avec intelligence plusieurs des thèmes majeurs de la SF. Après Nathalie Le Gendre, voici un nouvel auteur prometteur révélé par la collection Autres Mondes.

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 1/6/2006
dans Galaxies 40
Mise en ligne le : 18/2/2009




 
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