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Cœurs d'or à l'amer

Glen COOK

Titre original : Bitter Gold Hearts, 1988
Première parution : États-Unis, New York, Signet, juin 1988

Cycle : Garrett, détective privé  vol. 2 

Traduction de Jean-François LE RUYET
Illustration de Frédéric SORRENTINO

J'AI LU (Paris, France), coll. Fantasy (2007 - ) n° 8954
Dépôt légal : avril 2009, Achevé d'imprimer : 13 avril 2009
Roman, 288 pages, catégorie / prix : 6,70 €
ISBN : 978-2-290-01235-2
Format : 11,0 x 18,0 cm  
Genre : Fantasy



    Quatrième de couverture    
     Qui appeler à la rescousse quand les enfants de la redoutable maître-tempête Styx Orage font l'objet d'un mystérieux enlèvement ? Garrett, bien sûr, spécialiste des disparitions en tout genre, sans égal quand il s'agit de démêler les fils des intrigues les plus tordues. Et celle-ci ne fait pas exception à la règle : un trésor insaisissable, des ogres en pagaille, des rombières qui ne savent plus se tenir, un troll à dents de sabre, un associé démissionnaire... Bref, un véritable kaléidoscope de l'étrange qui semble s'être mis en devoir de compliquer les affaires de notre privé préféré. Mais il en faudra plus pour venir à bout de sa patience !
 
     Glen Cook
     On n'attendait pas l'auteur d'une oeuvre aussi sombre que La Compagnie noire sur le terrain de l'humour. Pourtant, en mélangeant polar hard-boiled et fantasy débridée, il remporte le pari haut la main, réconciliant sans complexe Raymond Chandler avec Terry Pratchett.
 
     « Du Naheulbeuk à la sauce polar, ou du Dick Tracy à la sauce fantasy, comme on préférera le dire. »
nooSFere
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition L'ATALANTE, La Dentelle du Cygne (2005)


     Imaginez un détective privé quelque peu stéréotypé, grand amateur de jeunes femmes aguichantes, affligé d'un verbe fleuri et volontiers argotique, traversé de manière sporadique par une conscience morale dérangeante, et tiraillé entre ses sentiments de classe et ses tendances matérialistes, qui devrait exercer ses talents dans un monde peuplé d'ogres, de trolls, le loup-garous, d'elfes noirs, de maître-tempêtes détestés et puissants et d'un raton lav... euh... d'un mammouth à poils laineux. Imaginez qu'une des familles dominantes d'un tel univers en soit réduite à requérir son aide pour résoudre une sombre histoire de disparition (enlèvement ? fugue ? meurtre ?), avant que la maîtresse de maison ne s'en revienne de quelque campagne militaire. Imaginez enfin que notre détective soit assisté dans l'aventure par un homme-mort ouvertement misogyne, dont les deux principales passions sont les remarques acerbes et la stratégie prévisionnelle, ainsi que d'un elfe noir végétarien et endetté jusqu'au cou auprès du Caïd, une sorte de parrain local. Vous commencerez alors à avoir une petite idée de l'ambiance de Cœurs d'or à l'amer, deuxième aventure du truculent détective Garrett.

     Inutile de chercher dans ce roman de grands questionnements philosophiques ou même une volonté marquée de faire sens, par exemple en construisant un univers précis et cohérent. Cœurs d'or à l'amer se veut avant tout ludique, parodique, fondé sur la connivence culturelle et les clins d'œil aux amateurs de polar et de fantasy. Du polar, il a la structure générale et le style narratif : une aventure écrite à la première personne, dont les dialogues argotiques et cyniques ne dépareraient pas dans un roman de gare ou un film de série Z et dont le scénario pourrait aussi bien se passer en Sicile que dans le Chicago de la grande époque, du moment qu'il y ait des riches et des pauvres, des gangs et des bordels, des aguicheuses et des nigauds. De la fantasy, il a les personnages et les décors, le côté déjanté et les ambiances de taverne. Du Naheulbeuk à la sauce polar, ou du Dick Tracy à la sauce fantasy. Comme on préférera le dire.

     D'aucuns trouveront sans aucun doute un tel roman très novateur et irrésistible de drôlerie, et d'autres consternant de conformisme et de puérilité. Sa principale originalité réside dans le mariage entre les deux univers de la fantasy et du polar. Son principal intérêt, dans son caractère extrêmement distrayant. Mais il serait difficile d'y voir un monument de la littérature. A conseiller cet été à la plage, pour se détendre le neurone sans risquer la foulure.

Nathalie LABROUSSE (lui écrire)
Première parution : 13/2/2005
nooSFere




 
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