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Ombre blanche, suivi de La Mer inconnue

Clemence HOUSMAN


Traduction de Claude MAMIER
Illustration de Pascal CROCI

Le PRÉ AUX CLERCS (Paris, France)
Dépôt légal : août 2011
Recueil de nouvelles, 192 pages, catégorie / prix : 19 €
ISBN : 978-2-84228-460-2   



    Quatrième de couverture    
     Au coeur de l'hiver, alors qu'il fait nuit et que la neige a recouvert chemins et forêts, une étrange et fascinante créature fait irruption dans une ferme. Les paysans, après avoir été saisis d'effroi, sont vite séduits par Ombre Blanche et l'un d'eux, Sweyn, tombe immédiatement amoureux. Lorsque son frère arrive à la ferme, son regard est attiré par de larges empreintes de pattes de loup dans la neige qui s'arrêtent juste devant la porte. Mais c'est une femme qu'il trouve au milieu des siens...
     Dans Ombre Blanche, la première histoire de loup-garou de la littérature occidentale, Clemence Housman excelle à faire progressivement monter l'angoisse chez le lecteur.

     Lames déferlantes et brisants perfides : le héros de La Mer inconnue, au mépris de tous les interdits, part à l'assaut des mystères que cache l'île Sinistre...

     Illustratrice, auteur de trois romans fantastiques, Clemence Housman (1861-1955) abandonne la littérature à l'aube du XXe siècle et devient l'une des figures fondatrices du mouvement féministe anglais. Son frère Laurence, lui-même romancier, poète et artiste, a illustré tous ses récits.

    Sommaire    
1 - Ombre Blanche (The Were-Wolf), pages 7 à 90, nouvelle, trad. Claude MAMIER, illustré par Clemence HOUSMAN & Laurence HOUSMAN
2 - La Mer inconnue (The Unknown Sea), pages 91 à 135, nouvelle, trad. Claude MAMIER
3 - Jean-Pierre DIONNET, Postface, pages 137 à 166, postface, illustré par Clemence HOUSMAN & Laurence HOUSMAN
4 - Clemence HOUSMAN & Clemence HOUSMAN, Illustrations de Laurence Housman / Bois gravés de Clemence Housman, pages 167 à 184, portfolio
 
    Critiques    
     Clemence Housman, née en 1861 et morte en 1955, est une auteure atypique puisqu'elle prit une part importante dans le mouvement des suffragettes, qui revendiqua le droit de vote des femmes au Royaume-Uni. Dans nos genres, elle est notamment l'auteure d'une nouvelle maintes fois éditée, et dont Lovecraft lui-même avait chanté les louanges : « Fourrure Blanche », devenue ici « Ombre Blanche ». Elle raconte l'histoire d'une famille qui vit seule au fond des bois, et qui un soir de grande neige accueille dans sa maison une jeune femme charmante, Ombre Blanche ; lorsque les morts commencent à se multiplier dans la famille, l'un des fils comprend que la cause est très probablement liée à la femme, et décide de mener l'enquête. On appréhende rapidement à la lecture tout l'intérêt de ce texte : une scène d'exposition remarquable, une montée progressive de l'inquiétude admirablement maîtrisée qui culmine dans une course-poursuite échevelée, et une dernière scène déchirante. Cette réédition est donc une très bonne idée, d'autant plus qu'elle s'orne de nombreuses illustrations ; Clemence avait en effet un frère illustrateur, Laurence, dont elle se chargeait de graver les dessins. Ceux-ci, très évocateurs, sont reproduits ici et apportent un cachet indéniable à l'ouvrage.
     Arrive maintenant le deuxième texte, « La Mer inconnue », et là c'est l'incompréhension la plus totale. On prend tout d'abord un grand plaisir à lire cette histoire d'accostage d'un jeune homme sur une île déserte, récit qu'on croirait signé de la plume de Rider Haggard ou d'Abraham Merritt. Sauf que le texte se termine brutalement, en plein milieu de l'action, au bout de trois chapitres. Une petite recherche sur internet, confirmée du reste par la postface de Jean-Pierre Dionnet, nous renseigne : The Unkown Sea, publié en 1898, est bien... un roman ! Composé de dix-sept chapitres, il ne semble pas avoir connu d'édition courte. Le lecteur est alors bien obligé de se rendre à l'évidence : on lui livre un texte tronqué ; alors le lecteur incrédule essaye de trouver des raisons. Peut-être est-ce parce que ces trois seuls chapitres avaient déjà traduits en Français, et qu'on les reprend ici ? Que nenni : il s'agit d'une nouvelle traduction, de Claude Mamier (comme pour « Ombre Blanche », d'ailleurs, et sa traduction est remarquable). Peut-être l'éditeur n'a-t-il pu mettre la main que sur ces trois premiers chapitres en langue originale ? Encore une fois, mauvaise pioche, le roman, tombé dans le domaine public, se trouve très facilement sur internet. Peut-être la taille physique, matérielle, de l'ouvrage qui deviendrait trop importante, alors ? Le livre actuel pesant à peine 180 pages (écrites gros) tout mouillé, ce n'est encore là pas une raison valable. Bref, le lecteur doit se rendre à l'évidence : la publication de ce texte ici est, au mieux un invraisemblable choix éditorial, au pire une sombre arnaque. Que ce soit la première ou la deuxième solution, elle est d'autant plus incompréhensible que le livre a été soigné, comme dit auparavant, par la reproduction des illustrations.
     Bref, on ressort de ces pages envoûté par la prose de Clemence Housman et les dessins de son frère Laurence, mais aussi énervé par un travail éditorial abscons.

Bruno PARA (lui écrire)
Première parution : 29/9/2011 nooSFere


 
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