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La Conspiration des ténèbres

Theodore ROSZAK

Titre original : Flicker, 1991
Traduction de Edith OCHS
Illustration de Marc BRUCKERT

LE CHERCHE-MIDI , coll. NéO
Dépôt légal : octobre 2009
Roman, 804 pages, catégorie / prix : 24 €
ISBN : 978-2-7491-1580-1
Genre : Imaginaire



Quatrième de couverture
     Nouvelle édition augmentée de textes inédits, écrits par Theodore Roszak pour l'édition américaine de 2005

     Un grand thriller historique et métaphysique d'une érudition impressionnante qui, au-delà de son intrigue machiavélique, nous interroge sur le pouvoir qu'exerce sur chacun le scintillement des images cinématographiques.

     En fréquentant une salle d'art et d'essai miteuse dans le Los Angeles du début des années 1960, le jeune Jonathan Gates, passioné de cinéma, est fasciné par l'œuvre de Max Castle, un réalisateur allemand arrivé à Hollywood en 1925 et mystérieusement disparu en 1941. Jeune prodige, il a réalisé quelques films géniaux, pour la plupart perdus, avant d'être obligé de se contenter de tourner des séries B puis de tomber dans l'oubli.
     L'élucidation des mystères qui entourent la vie et l'œuvre de Max Castle va devenir une véritable obsession pour Gates. À l'issue de sa quête, qui le mènera des sommets de l'industrie cinématographique (Orson Welles, John Huston...) jusqu'au cœur de sociétés secrètes, où plane l'ombre des cathares, il apprendra l'incroyable vérité sur ce maître des illusions que fut Max Castle et mettra au jour un terrifiant complot.

     Un roman devenu culte, salué par une critique unanime, et qui devrait prochainement être adapté au cinéma.

     Essayiste, historien, sociologue et romancier, Theodore Roszak est né en 1933. Outre La Conspiration des ténèbres (le cherche midi, 2004), il est l'auteur de cinq romans, Puces (Seghers, 1982), Le Diable et Daniel Silverman (le cherche midi, 2005), Les Mémoires d'Elizabeth Frankenstein (le cherche midi, 2007), L'Enfant de cristal (le cherche midi, 2008) et L'Enfer des rêves (le cherche midi, 2009). Il vit aujourd'hui à Berkeley, enseigne l'histoire à l'université de Californie et collabore régulièrement au New York Times

     « J'ai adoré La conspiration des ténèbres. C'est un grand bonheur pour ceux qui aiment le cinéma, le mystère et la littérature. » MARTIN WINCKLER

     « Excitant et aussi effrayant qu'un roman de Stephen King, La conspiration des ténèbres a le pouvoir de terrifier le plus novice des cinéphiles. Une méditation épique sur le potentiel diabolique du cinéma. » Bret Easton Ellis
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition LE CHERCHE-MIDI, Ailleurs (2004)

     Los Angeles, 1961. Jonathan Gates, étudiant en cinéma, fréquente le Classic, « la meilleure salle à l'ouest de Paris ». Clarissa « Clare » Swann et Don Sharkey y diffusent la production underground ou les nanars de drive-in. Lors d'une projection, Jonathan découvre un film de Max Castle. Ce qui ne semble être qu'un serial des années 30 génère un profond malaise dans le public. Intrigué, Gates visionne d'autres réalisations de Castle, comme Docteur zombie ou La Maison sanglante. A chaque fois, l'impression de dégoût se confirme. De plus, les différents métrages, signés parfois d'un pseudonyme, font preuve dans certains plans d'une incroyable modernité. Castle a ainsi inventé la technique de caméra sur l'épaule, attribuée trente ans plus tard à la Nouvelle Vague. Partagé entre répugnance et admiration, Jonathan cherche à en savoir plus. Il retrouve d'anciens collaborateurs du cinéaste qui s'accordent tous à voir en Castle un génie. Max von Kastle, exilé à Hollywood en 1925, disparu en 1941 lors d'un naufrage, est l'inventeur du Unenthüllte, le non-révélé, une technique subliminale permettant d'infuser des images par persistance rétinienne. Castle agissait sous la surface consciente et pénétrait l'esprit, dans ses films ou les chefs-d'œuvre expressionnistes de Murnau et Lang qu'il a parasité. Mieux, Castle travaillait sur Au cœur des ténèbres, projet avorté d'Orson Welles. Contre l'avis de Clare, devenue sa maîtresse, Jonathan entreprend de reconstituer la filmographie du réalisateur maudit. Ses recherches le conduisent aux Orphelins qui recueillirent Castle durant sa jeunesse. Héritière des Cathares, la congrégation religieuse a développé le principe de l'image mobile depuis deux mille ans. Mais elle répugne à parler de Castle, tenu pour apostat. La communauté place aujourd'hui tous ses espoirs en Simon Dunkle, réalisateur adolescent de Massacre au fast-food, considéré comme l'égal de Dreyer ou Cocteau. Les productions trash de Simon, qui voit en Castle son mentor, séduisent les masses et la critique. L'Apocalypse peut commencer...

     De Theodore Roszak, on ne connaissait en France que Puces (Seghers, 1982). La Conspiration des ténèbres a mis dix ans pour être traduit. Souhaitons qu'il n'en faille pas davantage pour The memoirs of Elizabeth Frankenstein, lauréat du James Tiptree Award 1995. Flicker, titre original du roman, désigne le scintillement résultant du passage entre l'image et le noir. De fait, Roszak décrit le conflit primordial opposant lumière et ténèbres à travers les siècles. Zoroastrisme, prophéties d'Ezéchiel ou gore movies partagent un même but : éradiquer la race humaine en provoquant le dégoût de soi, une haine du corps conduisant à l'abstinence. Réalisateurs géniaux ou tâcherons de surfs movies conspirent à déflorer l'œil par l'image ; privé de son innocence, il découvre l'horreur du monde.

     La Conspiration des ténèbres est à lire sur la plage, dit le critique du Washington Post en quatrième de couverture. Et Caligari fait du taï-chi au Watergate ! Ici, rien à voir avec le pavé estival façon Da Vinci Code. En étayant sa démonstration par des références à Kracauer et Jean Mitry, ou des apocryphes attribués à Orson Welles et John Huston, l'auteur renforce la confusion entre réalité et analogon, jusqu'à produire en fin de volume une filmographie de Max Castle. Cette mise en abîme ne pouvait être complète qu'en adaptant le roman au cinéma. C'est chose prochainement faite, par la grâce du réalisateur Darren Aronofsky (Pi) et de Jim Uhls, scénariste de Fight Club. Vivement.

Xavier MAUMÉJEAN
Première parution : 1/10/2004
dans Bifrost 36
Mise en ligne le : 20/11/2005

Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes
Patrick Marcel : Atlas des brumes et des ombres (liste parue en 2002)

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