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Les Rivières de Londres

Ben AARONOVITCH

Titre original : Rivers of London, 2010

Cycle : Le Dernier apprenti sorcier vol.

Traduction de Benoît DOMIS

J'AI LU (Paris, France), coll. Nouveaux Millénaires n° (10)
Dépôt légal : février 2012
384 pages, catégorie / prix : 18,50 €
ISBN : 978-2-290-04036-2   
Genre : Fantasy

Couverture : d'après Stephen Mulcahey/ Hayden Verry / (c) Arcangel Images.



    Quatrième de couverture    
     L'agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu'au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel... s'il n'était mort depuis plus d'un siècle !
     Et Peter n'est pas au bout de ses surprises : recruté par l'énigmatique inspecteur Nightingale, il intègre l'unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; faire respecter les divers accords passés entre les forces occultes de Londres ; réconcilier les divinités qui se partagent la Tamise, sans devenir esclave de leurs charmes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d'incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s'il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres...

     Unanimement salué par la critique anglo-saxonne comme la rencontre jubilatoire entre X-Files et Doctor Who, Ben Aaronovitch signe avec son premier roman, Les rivières de Londres, un brillant hommage à la capitale de tous les imaginaires.
 
    Critiques    
     Peter Grant, jeune policier londonien, termine sa période d’apprentissage de deux ans. Au cours d’une sortie de routine (il doit surveiller le lieu d’un crime pendant une nuit), ce qui ressemble fortement à un fantôme vient le voir pour lui révèler des détails sur l’assassinat. Peter en parle peu après à un officier, l’inspecteur Nightingale, qui le recrute comme adjoint au sein d’une unité secrète chargée des affaires surnaturelles. Lorsque d’autres meurtres surviennent, les deux policiers se retrouvent pris au cœur d’une intrigue séculaire...

     Nouveaux millénaires, la collection grand format de J'ai lu, continue sa politique d’édition quelque peu hétéroclite : entre rééditions d’intégrales (Dick, McMaster Bujold), biographie (Daniel Keyes) et textes inédits de SF (Stross ou Heliot), voici avec Les Rivières de Londres de la fantasy urbaine matinée de polar. Le quatrième de couverture nous vante une rencontre « entre X-Files et Doctor Who » : le roman ne reprend en fait du célèbre Doctor que son humour et de X-Files que son équipe d’enquêteurs chargée des activités surnaturelles. Pas de théorie du complot, de « vérité est ailleurs » chuchoté ou de races extraterrestres pittoresques ici, on navigue plutôt dans un fantastique contemporain léger et rythmé. Les scènes d'actions (dont quelques assassinats assez spectaculaires) alternent avec la découverte des créatures surnaturelles londoniennes, l’apprentissage de la magie par Peter et ses tentatives maladroites pour se rapprocher des quelques jeunes filles de son entourage.

     Pétri de références culturelles anglaises ou geeks et d’un humour du même tonneau, les rivières de Londres balade le lecteur et son héros dans la capitale anglaise, enchaînant les scènes sans temps mort : Ben Aaronovitch a travaillé sur des scénarios de séries TV et cela se sent. Une lecture tonique pour un bon moment de détente !


René-Marc DOLHEN
Première parution : 9/4/2012 nooSFere


 
     « Je dois parler à ce troll, déclara Nightingale.
     — Monsieur, je pense que nous sommes censés les appeler des « sans-abri ».
     — Non. Lui, c'est un troll. »
     Croiser des trolls, traquer des vampires, voilà désormais le quotidien du sergent Peter Grant depuis qu'il a été promu apprenti du capitaine Nightingale de la Police Métropolitaine de Londres. Nightingale, dernier magicien de la police. Et mieux vaut pour Peter devenir apprenti magicien que de terminer dans quelque placard de l'administration de la PM. Tout cela ne serait pas arrivé si Peter, présent pour monter la garde sur une scène de crime, n'avait pas eu l'heur de croiser un témoin des plus spectraux — le fantôme d'un acteur, décédé depuis quelques siècles. Mais Peter n'a guère le temps de jouer les apprentis sorciers : il lui faut désamorcer le conflit latent entre le Vieil Homme du Fleuve et Mama Tamise, deux individus qui ressemblent à s'y méprendre à des divinités et qui se disputent la rivière, ne pas se laisser piéger par leurs enfants-affluents, et surtout mettre fin à cette étrange série de meurtres, dont les victimes ont toutes en commun d'avoir eu les traits ravagés d'une manière qui n'a rien de naturel. Mais que faire si le responsable présumé de ces crimes semble être un Guignol anarchiste, tout droit échappé d'un spectacle de marionnettes pour enfants ?
     Le proverbe bien connu enjoint de ne pas juger un livre sur sa couverture, et c'est bien le cas pour Les Rivières de Londres, roman à qui son illustration ne rend absolument pas justice. Elle tendrait à le faire classer du côté des sous-Harry-Potteries, alors que, à la lecture, on se situe plus volontiers du côté de séries comme Torchwood ou Doctor Who. Et pour cause : Ben Aaronovitch n'est pas exactement ce que l'on appellerait un auteur débutant, étant donné qu'il s'est exercé avec l'écriture de scénarios et de novélisations de... Doctor Who. Il a eu le temps de perfectionner sa plume avant de se lancer (avec bonheur) dans une série bien à lui. Le jeune sorcier à la cicatrice peut donc dormir tranquille, Peter Grant ne viendra pas le concurrencer. D'autant que le boulot de notre apprenti-sorcier ne lui laisse que peu de temps pour perfectionner sa pratique de la magie. Une magie qu'il tente d'appréhender avec ses quelques connaissances en physique, ce qui nous vaut des interrogations amusantes sur la conservation de l'énergie ou l'origine de l'énergie de cette fameuse magie. Moins sombre que celui dépeint par Neil Gaiman dans Neverwhere, le Londres que traverse Peter Grant est à son image : métis et cosmopolite (ainsi, Mama Tamise est une plantureuse mama noire), quadrillé de caméras de vidéo-surveillance. Une Londres des plus actuelles, en somme, peuplée de personnages bien croqués servis par des dialogues truculents, et qui prennent place dans une intrigue joliment menée jusqu'à son dénouement. Sans oublier une traduction au diapason. Ce premier tome d'une série de trois, d'une lecture des plus plaisantes, s'avère tout à fait recommandable.

Erwann PERCHOC
Première parution : 1/7/2012 dans Bifrost 67
Mise en ligne le : 5/12/2015


 
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