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Le Lion du Caire

Scott ODEN

Titre original : The Lion Of Cairo, 2010

Cycle : L'Émir du couteau vol. 1

Traduction de Patrice LOUINET

BRAGELONNE (Paris, France) n° (409)
Dépôt légal : janvier 2013
480 pages, catégorie / prix : 23 €
ISBN : 978-2-35294-621-2   
Genre : Fantasy

Photographie de couverturre : © CollaborationJS / Arcangel Images.



    Quatrième de couverture    
LE DESTIN D'UN EMPIRE REPOSE SUR
UN SEUL HOMME : UN ASSASSIN LÉGENDAIRE...

     Sur les berges du Nil, dans un palais somptueux, le jeune calife Rachid al-Hasan tente de contrôler un empire corrompu. Le roi chrétien de Jérusalem, un homme à l’insatiable cupidité, a envoyé des représentants du célèbre ordre des Templiers au coeur de la ville pour exécuter ses instructions dans un bain de sang. Dans les souks bondés et les ruelles étroites, des factions s’affrontent.
     L’Égypte saigne, et l’odeur attire ses ennemis comme autant de requins. Pourtant, il reste un espoir. Le calife fait appel à la plus puissante des armes : un homme seul. Un Assassin à la lame possédée par un démon, dont la sinistre réputation s’étend de Séville à Samarcande. Celui qu’on appelle l’Émir du Couteau...

« Le mélange réussi des Mille et Une Nuits
et d'un blockbuster de Hollywood. »
Steven Pressfield, auteur des Murailles de feu

« Le Lion du Caire déborde d'assassins, de courtisanes,
de califes et de mendiants, de pieux et d'hérétiques.
Priez pour que l'Émir du Couteau soit de votre côté. »
David Anthony Durham, auteur de Acacia

     La fascination de Scott Oden pour les lieux lointains prend sa source dans les univers imaginés par Robert E. Howard et Harold Lamb. À travers cette épopée trépidante, mélange d’histoire et d’aventure, il fait revivre avec maestria l’un des pays les plus beaux et les plus enchanteurs des temps jadis. Scott Oden écrit chez lui, près de Somerville, en Alabama.
 
    Critiques    
     Roman dédié à Robert E. Howard, source d'inspiration revendiquée de Scott Oden, publié sous une traduction de Patrice Louinet, responsable éditorial de l'intégrale de Two-Gun Bob chez Bragelonne : les preuves sont incontestables, Le Lion du Caire revendique clairement sa filiation. Prêts pour une aventure palpitante, sous le signe d'une lutte pour le pouvoir dans le Caire fatimide ? Accrochez-vous, c'est parti !
     Assad, surnommé l'Émir du Couteau depuis qu'il a gagné en combat loyal l'arme d'un guerrier afghan, est chargé par son mentor d'assurer la sécurité du Calife du Caire, leurs intérêts étant liés. Arrivé sur place, Assad comprend que le potentat local est sous la coupe totale de son vizir, Jalal, qui le drogue pour mieux le contrôler. Tandis que pointent également le bout du nez une armée de Templiers chargés de mettre au pas les indociles musulmans, Assad va se retrouver au cœur des événements...
     Le Lion du Caire est avant tout un roman d'aventures. Se déroulant presque exclusivement dans la ville égyptienne, il repose tout d'abord sur une description minutieuse des lieux qui, de l'aveu même de l'auteur, mélange réalité et légende héritée des Mille et Une Nuits. On ne s'en plaindra pas, car l'immersion est totale, Oden excellant à dépeindre tel palais fastueux ou telle ruelle inquiétante. Il convoque ici une galerie de personnages assez large, où chacun aura sa partition à jouer. Refusant toute compromission (certains protagonistes meurent alors qu'on pensait qu'ils nous accompagneraient jusqu'au bout), l'auteur s'amuse des alliances qui se font et se défont à mesure que la situation évolue et que la guerre civile menace. L'intrigue est ainsi rondement menée, entre scènes d'action et tractations secrètes, qui ne laissent guère de temps mort. Sans être réellement inoubliables, les personnages sont plutôt bien campés, notamment le Calife et les figures féminines. Quant à Assad, l'Émir du Couteau, il possède la part de sécheresse et de droiture qu'on attend d'une figure renvoyant à celles créées par Robert Howard.
     Si le roman fait la part belle à l'aventure, celle dévolue au fantastique est en revanche congrue. Tout au plus peut-on noter un peu de nécromancie, et l'arme d'Assad, la lame afghane qui, telle l'épée Stormbringer d'Elric, ne cesse d'attiser la soif de sang de son propriétaire. Sans réelle originalité donc, ni d'influence sur le déroulement de l'histoire ou le caractère d'Assad, cet aspect maléfique n'apporte finalement rien à l'histoire, et paraît totalement superficiel.
     Cela ne saurait toutefois gêner en rien la lecture de ce Lion du Caire, sympathique et rythmé roman d'aventures orientales, qui appelle clairement une suite.

Bruno PARA (lui écrire)
Première parution : 25/8/2013 nooSFere


 
     Précédé d'une réputation flatteuse car « adoubé » par un Patrice Louinet ayant retrouvé dans ce roman ce souffle howardien que certains cherchent désespérément, Le Lion du Caire était donc attendu.
     Roman d'un peu plus de près de cinq cents pages dans sa version française, l'ouvrage de Scott Oden nous entraîne dans les pas d'Assad, un redoutable assassin (ou Hashishin), qui va avoir fort à faire pour accomplir la mission qu'il se voit confier par un calife aux abois.
     Autant le dire tout de suite : Le Lion du Caire constitue une variation réussie autour du roman d'aventure à la Howard, justement.
     Le lecteur peut tout d'abord compter sur un rythme soutenu, d'autant que Scott Oden nous propose un contexte finalement rarement exploité, du moins dans le cadre d'un roman de fantasy. Une véritable « cour des miracles » à l'échelle d'une cité entière, aussi dangereuse qu'enivrante. Mais si la plume de l'auteur se montre alerte (le récit démarre vraiment pied au plancher, ou plutôt épée à la main), en particulier lors de scènes d'action aussi variées que réussies, elle ne mise pas uniquement sur son dynamisme. Le roman s'avère en effet mieux écrit que la moyenne, et ce d'un bon cran (certes, nous ne sommes pas pour autant chez Guy Gavriel Kay période Les Lions d'Al-Rassan...).
     Mais un roman abouti doit également pouvoir compter sur ses protagonistes. Sur ce plan, si l'on pouvait craindre de rencontrer une fois de plus un « simple » assassin parmi d'autres, de ceux dont la fantasy nous a tant abreuvés ces dernières années, il n'en est rien. Le personnage d'Assad est à la fois attachant et intéressant, de par son parcours comme par son caractère nuancé. C'est logiquement la figure la plus marquante du roman, qui possède toutefois quelques seconds rôles sympathiques.
     Concernant la dimension « historique » du livre, celle-ci n'écrase pas, et loin s'en faut, l'aspect fantasy de l'intrigue, auquel l'auteur fait toutefois appel avec une certaine parcimonie, l'utilisant toujours à bon escient. On retrouve ce parfum de pulp qui plaît tant, tout en ayant souvent l'impression que Scott Oden est parvenu à invoquer l'esprit du Robert E. Howard période Le Seigneur de Samarcande. Ce n'est pas un petit compliment, mais l'auteur le mérite bien. Cela dit, rassurez-vous ( ?) : si vous n'avez pas accroché à la plume du créateur de Conan, Oden ne cherche pas à le singer et possède sa propre voix. Disons qu'ils œuvrent dans un même registre dans le cas présent, le contemporain dédiant d'ailleurs son récit à son prédécesseur.
     En fin de compte, Le Lion du Caire constitue une lecture divertissante, voire réjouissante, mais pas décérébrée pour autant, au contraire. Et franchement, au prix de trois romans Assassin's Creed, chez Milady, pourquoi se priver de faire dans « l'original » ?

Emmanuel CHASTELLIÈRE
Première parution : 1/4/2013 dans Bifrost 70
Mise en ligne le : 20/1/2018


 

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