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Le Dernier des Francs

Michel PAGEL



Illustration de Ronan TOULHOAT

CRITIC (Rennes, France), coll. Trésors de la Rivière Blanche
Dépôt légal : août 2013, Achevé d'imprimer : juillet 2013
Roman, 240 pages, catégorie / prix : 16 €
ISBN : 979-10-90648-10-4
Format : 13,0 x 19,8 cm  
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
« MOI, LUCIUS ANTONIUS TUBERO, J'EUS LA CHANCE OU LA MALCHANCE DE NAÎTRE A ROME, DANS LE PLUS CIVILISE DES QUATRES EMPIRE. »
 
     Jules César est mort.
     Le siège d'Alésia s'en trouve bouleversé, les armées romaines mises en déroute. De cet événement fondateur naît l'empire celte.
     Huit siècles et demi plus tard, Lucius Antonius Tubero quitte l'Empire romain pour Gergovie. Né bossu, il n'aurait jamais dû vivre et encore moins être promis en noces à la jeune et jolie Lirane. Sensible, d'une bonté naturelle, il ne se doute pas que son oncle, puissant Sénateur, lui ment et l'embarque dans une aventure périlleuse où politique, trahisons et complots seront son pain quotidien et lui dévoileront les chemins sinueux de son destin ; un destin qui se forgera dans le sang, celui des puissants empires celtes et romains, mais aussi celui des Parthes et des Huns, tous plus que jamais engagés dans une guerre implacable, à l'issue incertaine. Pour Lucius, malgré sa difformité, malgré les embûches, reste l'amour... et l'espoir, qui repose alors sur les épaules d'Alrik, le dernier des Francs...
     Michel Pagel revisite l'Histoire en puisant aux origines de notre culture et de notre patrimoine, où les troupes romaines ont été défaites à Alésia. Le Dernier des Francs marque le retour au premier plan d'un grand nom de l'Imaginaire avec une fiction historique innovante et ambitieuse.
 
     Michel Pagel, né en 1961, peut se targuer d'une carrière déjà bien remplie et d'une bibliographie éclectique, souvent marquée par son intérêt pour l'Histoire. Ainsi, de L'équilibre des Paradoxes (Prix Rosny aîné) au magnifique Le Roi d'Août (Grand Prix de l'Imaginaire), Michel Pagel donne la pleine mesure de son talent dans ses romans mêlant faits réels et imaginaires. Le Dernier des Francs, uchronie passionnante, n'échappe pas à cette nouvelle tradition de grands romans où l'on refait l'Histoire pour le plaisir de se poser la question « et si ? ». Et si Michel Pagel était tout simplement une des plus grandes voix de l'Imaginaire en France ?
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition BLACK COAT PRESS, Rivière Blanche (2012)


 
     César est mort ! Assassiné ! Vous le saviez déjà ? Oui, mais ce que vous ignorez, c'est que, dans Le Dernier des Francs, il ne tombe pas, comme nous l'ont appris nos livres d'histoire, sous les coups de sénateurs effrayés de la place que prenait ce grand homme. Il ne meurt pas trahi par son fils adoptif, Brutus, en prononçant ces paroles célèbres : « Toi aussi, mon fils. » Non, César trépasse sous les coups d'un Gaulois, lors du siège d'Alésia, alors que celui qui allait devenir Vercingétorix (avec une majuscule) résistait encore. Brennus, par ce meurtre, a changé l'histoire. Notre histoire.
     Et nous nous retrouvons huit siècles plus tard dans un univers bien différent de celui qu'enseignent les professeurs de latin à nos « chères têtes blondes ». L'empiré romain n'existe pas. Ou plutôt, si. Mais il est moins puissant, ayant dû partager le monde avec trois autres : les Celtes, bien sûr, les Parthes et les Huns. Un équilibre précaire est maintenu, malgré quelques escarmouches sans grande conséquence. Or, suite à des manœuvres de l'empereur de Rome, les Celtes et les Huns projettent de s'unir. C'est un mariage qui sera le garant de cette alliance. Pour les Romains, cette union ne peut avoir lieu.
     C'est dans cette situation tendue qu'est plongé Lucius Antonius, un jeune Romain. Protégé par un sénateur puissant, il espère gravir les échelons du pouvoir malgré son handicap physique. Il n'est pas appelé Tubero (« le bossu ») pour rien. Et à Rome, en cette période, le physique joue un grand rôle. Aussi accepte-t-il sans hésiter longtemps la tâche qu'on lui confie : servir de couverture à une mission d'importance. Pour cela, il devra voyager jusqu'à Gergovie. Et y épouser une charmante jeune femme. Que demander de plus ? Hélas pour lui, rien ne va se dérouler comme prévu. Et ce périple de se transformer en cauchemar, aux conséquences autrement plus importantes que la simple petite vie de Lucius Antonius Tubero.
     Michel Pagel est un habitué de l'histoire. Dans son cycle des « Immortels » (critique in Bifrost 46), il nous a entraîné en 3200 avant J.-C. à Sumer et en Egypte. Dans Le Roi d'août, c'est sur les pas de Philippe Auguste qu'il nous a conviés. Il n'y a donc rien d'étonnant à le voir une fois de plus nous offrir un récit aux apparences historiques. Car après la lecture du Dernier des Francs, il est difficile de ne pas croire à cette réalité, à ce monde imaginé mais aux accents si vrais. Les sociétés décrites, les personnages rencontrés et l'intrigue choisie sont frappants de réalisme. L'auteur connaît son sujet, on ne peut en douter. Et même si les aventures de Lucius manquent un peu de rebondissements, de surprises, la façon dont Michel Pagel nous les narre pallie cette légère réserve. Un roman qui mérite le détour, assurément.

Raphaël GAUDIN
Première parution : 1/10/2012
dans Bifrost 68
Mise en ligne le : 9/4/2016




 
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