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L'Ouvreur des Chemins

Laurence SUHNER


Cycle : QuanTika  vol. 2 


Illustration de MANCHU

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. La Dentelle du Cygne n° (348)
Dépôt légal : octobre 2013
Roman, 464 pages, catégorie / prix : 7
ISBN : 978-2-84172-651-6
Format : 14,5 x 20,0 cm  
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Après la disparition d’Ambre dans la cuve où les Bâtisseurs avaient emprisonné le Dévoreur, le cataclysme a gagné la surface. Une torche blanche fulgurante transperce à présent la carapace du Glacier et pointe vers les étoiles.
     Déplacements de populations, course poursuite entre scientifiques et miliciens... sur Gemma, le chaos règne.
     Alors que les rescapés de l’équipe Archéa se réfugient auprès des indépendantistes, Ambre revient à elle, veillée par le Dieu Sombre. Malgré ses efforts, ses tentatives de communication avec son sauveur tournent court et la colère l’envahit.
     Pourtant, seul le Dieu Sombre sait.

 

Gardien des cycles, tu es la mémoire et l’oubli.

 

Tu ouvres et tu choisis,
Le lieu comme le destin.
À toi le un et le multiple,
Tu es l’Ouvreur des Chemins...

 

Ainsi veut le mythe.

 

 

Vestiges a obtenu le prix Bob Morane et le prix Futuriales 2013

 

 
    Critiques    

            Petite piqûre de rappel. Sur Gemma, planète où règne un froid glacial, des hommes ont découvert les vestiges mystérieux d’une civilisation dont on ne sait rien. Le Grand Arc plane dans le ciel, menaçant ; des ruines indéchiffrables sont protégées par des tonnes de glace. Une équipe de scientifiques tente d’en découvrir un peu plus. À leur tête Ambre Pasquier, une belle jeune femme aux rêves troublants. Mais des intérêts financiers et politiques vont compliquer les recherches…

            Vestiges (critique in Bifrost 67), le premier tome de la trilogie « QuanTika », s’est achevé dans le désordre le plus total : une cuve a explosé, tuant plusieurs chercheurs et soldats, dévorant Ambre et un de ses collègues. C’est là que commence L’Ouvreur des chemins. Les dégâts sont importants et l’anarchie règne. La priorité de chacun est de sauver sa peau, de quitter ce souterrain où la terreur se mêle à l’horreur. Les militaires tentent de fuir dans un semblant d’ordre, les scientifiques d’échapper à leur emprise. De son côté, Ambre, qui a survécu (surprise !), voit son sort définitivement lié à celui de Tokalinan, cet extraterrestre qui la trouble tant. Vont-ils parvenir à se comprendre et à lutter contre les suites de l’explosion, un phénomène qui menace la planète elle-même ? Les rebelles doivent abandonner leur base. Les populations tentent de fuir. Mais comment faire quitter la planète à des centaines de milliers de personnes avant qu’il ne soit trop tard ? D’autant que, dans les situations de crise, la solidarité n’est pas la vertu la plus répandue…

            Si Vestiges démarrait avec une certaine lenteur, L’Ouvreur des chemins plonge le lecteur au cœur de l’action dès les premières pages. On est en plein scénario catastrophe, avec des effets spéciaux aux dimensions planétaires. Les êtres comme les choses sont projetés dans un maelström dont ils ne sortiront pas intacts. Les bouleversements se succèdent, les retournements se multiplient, exacerbant les passions humaines et extrahumaines. Même les chapitres en italiques qui ouvrent les trois parties du roman et où l’on découvre progressivement la jeunesse d’Ambre et les raisons de son mal-être profond témoignent d’une certaine urgence.

            Seules pauses, seuls moments de respiration, les tête-à-tête entre Ambre et Tokalinan. Mais une respiration haletante, saccadée tant la tension érotique est forte entre eux. Ce sont d’ailleurs les véritables scènes pivots du roman : ce couple étrange et pourtant évident cristallise le réel enjeu narratif du roman. Leur compréhension mutuelle semble la clef de tout, la solution. De leur dialogue maladroit dépend le sort de chacun. Jusqu’au Grand Arc, ce gigantesque vaisseau qui veille sur Gem-ma depuis douze mille ans…

            Laurence Suhner ne déçoit pas dans ce deuxième tome. Au contraire, elle confirme la force de sa trilogie, sa puissance narrative et la profondeur de ses personnages. Autant dire qu’on attend déjà de pied ferme l’ultime volet de cette saga de pure SF.


Raphaël GAUDIN
Première parution : 1/4/2014 dans Bifrost 74
Mise en ligne le : 24/3/2020


 
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