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Solomon Kane, l'intégrale

Robert E. HOWARD

Titre original : The Savage Tales of Solomon Kane, 1998
Première parution : Angleterre : Wandering Star, mars 1998
Cycle : Solomon Kane (omnibus)

Traduction de Patrice LOUINET
Illustration de Garry GIANNI

BRAGELONNE (Paris, France), coll. Les Intégrales
Dépôt légal : décembre 2013
Retirage
Recueil de nouvelles, 432 pages, catégorie / prix : 25 €
ISBN : 978-2-35294-715-8
Genre : Fantasy



Quatrième de couverture
     — Raconte-moi.
     Sa voix était douce, apaisante, comme s'il s'adressait à une très jeune enfant.
     — Le Loup, haleta-t-elle d'une voix qui faiblissait à chaque instant. Lui et ses hommes... ont attaqué notre village... à un mile d'ici, dans la vallée... Ils ont pillé... tué... incendié...
     — C'était donc cela, la fumée que j'ai sentie, murmura l'homme. Continue, mon enfant.
     — J'ai couru. Il... le Loup... m'a poursuivie... et... m'a rattrapée.
     Les mots moururent sur ses lèvres en un silence terrifiant.
     — Je comprends, mon enfant. Et après... ?
     — Ensuite... il... il m'a... poignardée... avec sa dague... Ô saints du paradis !... Ayez pitié...
     Soudain la forme frêle se détendit. L'homme posa délicatement la jeune fille à terre et lui toucha légèrement le front.
     — Morte ! murmura-t-il.
     Il se releva lentement, essuyant machinalement ses mains sur sa cape. Un pli sinistre vint barrer son front déjà grave. Pourtant, il ne proféra aucune imprécation sauvage, ne fit aucun serment au nom des saints ou des démons.
     — Des hommes mourront pour cela, dit-il froidement.
 
     Aventurier errant et vagabond sur la Terre, Solomon Kane traque et tue impitoyablement ses ennemis dans un monde élisabéthain pris de folie : brigands et pirates, certes, mais aussi vampires et morts-vivants. Instrument de Dieu ou puritain fou habité par des forces qui le dépassent, qui est Solomon Kane ? L'une des créations les plus originales de Robert E. Howard.
 
     Cette édition, élaborée par Patrice Louinet, l'un des plus éminents spécialistes internationaux de Robert E. Howard et de son œuvre, contient l'intégralité des aventures de Kane, reconstituées à partir des manuscrits originaux, dans des traductions nouvelles et non censurées. Elle est de plus augmentée de nouvelles inédites, dont l'une paraît ici pour la première fois au monde. Un ouvrage absolument exceptionnel, en attendant la sortie du film de Michael Bassett.
Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - Patrice LOUINET, Introduction, pages 9 à 12, introduction
2 - Solomon Kane (Red Shadows / Solomon Kane, 1928), pages 13 à 52, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
3 - Des Crânes dans les étoiles (Skulls in the Stars, 1929), pages 53 à 69, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
4 - La Main Droite du Destin (The Right Hand of Doom, 1968), pages 71 à 79, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
5 - Bruit d'Ossements (Rattle of Bones, 1929), pages 81 à 91, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
6 - Les Collines des Morts (The Hills of the Dead, 1930), pages 93 à 122, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
7 - La Lune des crânes (The Moon of Skulls, 1930), pages 123 à 188, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
8 - The One Black Stain (The One Black Stain, 1962), pages 189 à 192, poésie, illustré par Garry GIANNI
9 - La Noire Souillure (The One Black Stain, 1962), pages 193 à 197, poésie, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
10 - La Flamme Bleue de la Vengeance (The Blue Flame of Vengeance / Blades of the Brotherhood, 1964), pages 199 à 237, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
11 - Poème sans titre ("Un homme dormait sous les branches sombres...") (The Return of Sir Richard Grenville ("One slept beneath the branches dim..."), 1968), pages 239 à 244, poésie, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
12 - Des Ailes dans la Nuit (Wings in the Night, 1932), pages 245 à 290, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
13 - Des Bruits de Pas à l'Intérieur (The Footfalls Within, 1931), pages 291 à 312, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
14 - Solomon Kane's Homecoming (Solomon Kane's Homecoming (untitled draft), 1936), pages 313 à 316, poésie
15 - Le Retour de Solomon Kane (Solomon Kane's Homecoming (untitled draft), 1936), pages 317 à 320, poésie, trad. Patrice LOUINET
16 - Les Cavaliers Noirs de la Mort (récit inachevé) (Death's Black Riders (unfinished work), 1968), pages 323 à 324, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
17 - Le Château du Diable (récit inachevé) (The Castle of the Devil (unfinished work), 1968), pages 325 à 328, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
18 - Fragment sans titre (John Silent) (Redflame (unfinished work), 1987), pages 329 à 337, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
19 - Bruit d'Ossements (première version) (Rattle of Bones (first draft), 2007), pages 339 à 346, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
20 - Fragment sans titre (Jeremy Hawk) (Hawk of Basti (unfinished work), 1968), pages 347 à 356, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
21 - Fragment sans titre (Asshur) (The Children of Asshur (unfinished work), 1968), pages 357 à 382, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
22 - Les Épées de la fraternité (Blades of the Brotherhood (Malachi Grim version), 2007), pages 383 à 408, nouvelle, trad. Patrice LOUINET, illustré par Garry GIANNI
23 - Solomon Kane's Homecoming (version de travail) (Solomon Kane's Homecoming (untitled draft), 1936), pages 409 à 410, poésie
24 - Le Retour de Solomon Kane (version de travail) (Solomon Kane's Homecoming (untitled draft), 1936), pages 411 à 412, poésie, trad. Patrice LOUINET
25 - Patrice LOUINET, La Genèse de Solomon, pages 413 à 430, postface
26 - Patrice LOUINET, Sources, pages 431 à 432, bibliographie
Critiques

     Solomon Kane, le puritain élisabéthain. Arpentant les terres sombres d’une jungle méphitique, sa rapière au côté, tenant à la main un bâton vaudou, rendant froidement la justice au nom de Dieu, au nom, surtout, de la folie qui l’anime !

     Avec Kane, Robert Howard est tombé sur quelque chose de puissant. Solomon Kane n’a rien de sympathique, aucune chaleur, aucune énergie barbare emportant l’adhésion contrairement aux autres brutes mélancoliques créées par le Texan. Kane est un ange de la vengeance, un fou halluciné jeté dans un voyage sans fin, un marcheur qu’on imagine lancé sur un chemin qui s’étend jusqu’à la fin des temps.

     Le premier récit le mettant en scène (« Solomon Kane », connu aussi sous le titre « Ombres rouges ») est à la fois un ratage littéraire complet (cadre historique grossier, changements de ton, de genre, de décors impromptus, incohérences narratives) et un modèle de puissance et d’énergie : en France, au seizième siècle, des bandits massacrent. Solomon Kane le puritain recueille le dernier soupir d’une jeune fille violée. Et sur quarante pages, des mois de poursuite et des milliers de kilomètre parcourus, il accomplit sa vengeance. Men shall die for this !

     Les histoires de Kane sont l’occasion pour Howard de créer des récits hybrides, croisements entre histoires de pirates, d’exploration africaine et fantastique gore. Les tambours battent jusqu’à l’obsession, des monstres innommables sortent de la jungle, des cadavres s’animent, des crânes sont fichés sur des piques et le sang coule. L’un au moins de ces récits (« Des ailes dans la nuit ») contient des images d’horreur gothique qui habiteront longtemps le lecteur.

     Les récits à lire absolument : « Solomon Kane », « Les Collines de la mort », « Des ailes dans la nuit ».

     Kane incarne un fantasme noir et terrifiant, une matière passionnante pour le lecteur curieux des mécanismes et des ressorts de l’écriture. Rarement Howard a été plus direct et sincère que dans les récits qui lui sont consacrés.

Laurent KLOETZER (site web)
Première parution : 1/10/2016 dans Bifrost 84
Mise en ligne le : 26/10/2022

Critiques des autres éditions ou de la série
Edition BRAGELONNE, Les Intégrales (2008)

     Ultimate edition

     Après Conan le Cimmérien et L'Heure du Dragon, cette nouvelle édition de Solomon Kane s'inscrit dans la continuité du travail titanesque effectué par Patrice Louinet sur l'œuvre de Robert Howard. Nous ne serons donc pas étonnés de retrouver le même soin apporté à l'ouvrage : textes réorganisés selon leur ordre d'écriture, poèmes en version originale et en français, nouvelle traduction non censurée basée sur les tapuscrits originaux, les carbones de l'auteur, et même sur des pages perdues issues de collections privées, commentaires passionnants de Louinet comprenant des extraits de la correspondance entretenue par Howard et divers synopsis ou versions de travail des nouvelles fournis en annexes, le tout ponctué de magnifiques illustrations. Ouf !

     Jusqu'à présent, la parution des aventures du puritain dans l'hexagone se limitait à deux éditions erronées : Solomon Kane et Le Retour de Kane, respectivement publiées en format moyen aux Nouvelles Éditions Oswald (1981) et en poche chez Fleuve Noir (1991). Les compétences des éditeurs et du traducteur, François Truchaud, ne sont pas en cause puisque ces versions françaises respectaient scrupuleusement les versions américaines, avec leurs nouvelles présentées dans le désordre et sensiblement censurées (il en était de même pour les Conan, avant les éditions Bragelonne). On y trouve même une nouvelle inachevée de l'auteur : Le Château du Diable (plutôt bonne, par ailleurs), dont Robert Howard n'avait écrit que l'introduction et complétée par une tierce personne sans que cela ne soit mentionné nulle part...

     Il faut ici préciser que les coupes effectuées sont postérieures à la publication des textes dans la revue Weird Tales, au cours des années trente, puisqu'elles datent des années soixante : la question de la ségrégation raciale occupait alors les débats, Martin Luther King était au summum de sa popularité et les descriptions tendancieuses des Noirs africains contenues dans les récits de Howard appartenaient à une autre époque que la plupart des Américains tentaient d'oublier. Cette censure, moralement compréhensible, a pourtant dénaturé le travail de l'auteur et cette nouvelle adaptation vient donc combler un immense vide en rendant justice — l'expression plairait à Kane — à l'une de ses plus fascinantes créations.

     Fou de dieu

     Solomon Kane est un fanatique religieux. Son nom s'inspire du Roi Salomon, réputé pour sa sagesse, et de Caïn, fils d'Adam chassé de l'Eden et maudit par Dieu pour avoir tué son frère Abel, avant d'être condamné à errer indéfiniment. Le personnage est décrit au lecteur comme une véritable antithèse de Conan, créé ultérieurement par Robert Howard : d'aspect austère, calme et rigoureux, la peau anormalement pâle et vêtu de noir des pieds à la tête, avare de paroles et constamment sobre, il ne s'autorise aucun plaisir et se fait un devoir de protéger les faibles, par pur altruisme, a contrario du comportement exubérant et généralement égoïste du barbare. Armé d'une épée et de ses deux pistolets, il parcourt le monde tel un vagabond à la recherche d'injustices à réprimer. En bon puritain, ce qu'il prétend être, Kane refuse d'admettre sa passion immodérée pour le danger — seul point commun entretenu avec le barbare de Cimmérie — et utilise la foi comme prétexte à son goût pour l'aventure.
     Mais Solomon Kane n'est pas de ces fanatiques que l'obstination pousse à combattre des chimères : il évolue dans un monde aux tonalités fantastiques (voire horrifiques) où esprits vengeurs, vampires et cannibales sont légion. Sa lutte du Bien contre le Mal est donc à prendre au pied de la lettre, et Howard ne s'embarrasse d'aucune réflexion sur le bien-fondé des actes de Kane, toujours justifiés, et qui le conduisent souvent à poursuivre des criminels pendant des années sur plusieurs continents dans le seul but de venger leurs victimes. Solomon Kane est un extrémiste, mais il a toutes les raisons de l'être.

     L'intérêt de l'œuvre ne réside donc pas tellement dans ses péripéties, bien que souvent exaltantes, mais d'une facture plutôt classique en regard de la littérature pulp des années vingt et trente (combats d'escrime, passages secrets, vierges captives et cie) : son originalité tient surtout dans la personnalité jusqu'au-boutiste de son anti-héros plutôt atypique.

     Terra Incognita

     Curieusement, étant donné la nature puritaine du personnage, qui devrait logiquement évoluer dans l'Angleterre élisabéthaine, Robert Howard se plaît à projeter Kane dans les contrées reculées d'Afrique où il se voit confronté à des tribus farouches dont les coutumes et la sorcellerie mystérieuses provoquent chez lui un mélange de fascination et de répulsion, un thème récurrent très personnel chez un auteur connu pour son racisme. Patrice Louinet n'élude d'ailleurs en rien la question, qu'il étudie de façon très lucide dans ses commentaires sur la genèse du personnage : le racisme, chez Howard, tient plus du paternalisme colonialiste et de la condescendance que de la haine raciale (les Noirs voient en Solomon Kane un dieu blanc, et ce dernier leur vient en aide pour régler des problèmes qu'ils sont incapables de résoudre par eux-mêmes).

     Cette vision archaïque des peuples noirs vient confirmer l'absurdité des coupes effectuées jadis, car il faut bien reconnaître que les nouvelles situées en Afrique figurent parmi les meilleures du recueil, comme si la création de Robert Howard n'était destinée qu'à subir un choc des cultures entre la rigueur de la civilisation occidentale protestante et la « sauvagerie » africaine dénuée de tabous (notamment sexuels), au regard des préjugés d'un Texan des années trente. Ainsi, notre héros psychorigide en vient parfois à se désinhiber au contact de la bestialité décomplexée des monstres qu'il rencontre, et qui l'incitent à oublier la prestance imposée à sa condition de puritain pour se livrer à des actes de pure folie barbare (Des Ailes dans la Nuit). A ce titre, l'opposition culturelle et morale entre Kane et une reine africaine, constamment nue, reste un épisode les plus intéressants de la saga (La Lune des Crânes) car le puritain — qu'on devine vierge, et dont la passion pour l'aventure peut être perçue comme un exutoire à ses frustrations — se retrouve alors confronté à une tentation d'ordre sexuel. Autrement dit, de son point de vue puritain : à Satan.

     Solomon Kane vaut donc surtout pour le caractère exceptionnel de son personnage principal, sans pour autant déprécier l'incroyable talent de l'auteur pour installer une ambiance et tenir en haleine son lecteur au cours d'aventures trépidantes et rondement menées. Howard reste un maître dans le domaine du divertissement mais dans ses nouvelles les plus courtes, où l'intrigue prime sur la psychologie du puritain, la profondeur du récit s'en ressent et on a le sentiment que n'importe quel autre aventurier aurait pu vivre cette aventure sans que cela n'y change rien. On notera d'ailleurs que ces récits secondaires, loin d'être dénués d'intérêt, empruntent généralement à la littérature d'épouvante (La Main du Destin), aux contes pour enfants les plus cruels (Des Bruits d'Ossements qui, dans sa version originale présentée dans les appendices, mettait en scène un aubergiste cannibale), ou bien aux récits de pirates (La Flamme Bleue de la Vengeance, une nouvelle inédite).

     Oui, mais...

     Passées les louanges, et pour être tout à fait exhaustif, on peut se permettre un léger reproche dont il est difficile de déterminer s'il est imputable à l'auteur ou à la traduction : il n'est en effet pas rare de retrouver la répétition du même mot ou de la même expression deux fois (voire trois) sur quelques lignes. Robert Howard était coutumier du fait, mais le traducteur aurait pu résoudre ce défaut récurrent par l'emploi de synonymes, surtout dans une langue aussi riche que le français. Par ailleurs, on retrouve le même genre de répétitions dans les commentaires des appendices, pourtant rédigés par Patrice Louinet, et ces maladresses étaient déjà présentes dans les Conan...

     De plus, le découpage du texte autour des illustrations verticales, ou le placement de « culs-de-lampe » (illustrations miniatures destinées à combler les blancs) n'est pas toujours heureux, même si les dessins de Gary Gianni sont superbes et toujours dans le ton.

     Pour en finir avec les défauts : le livre est directement disponible dans une version à couverture souple, contrairement aux Conan également proposés dans une version « cartonnée » mais aussi dans une superbe édition « de luxe » (avec couverture rigide rouge à encre dorée). Les portefeuilles seront ravis, le prix étant moindre, mais les collectionneurs auraient sans doute préféré se porter acquéreurs d'un livre qui n'aurait pas détonné aux côtés des Conan dans leur bibliothèque.

     En conclusion

     Ces quelques critiques, disons même ces chipotages, sont les seuls reproches que l'on peut adresser à cette édition qui, au vu des précédentes, devient instantanément une référence évidente. Avouons-le : on prend un immense plaisir à redécouvrir ces nouvelles dans une traduction plus « actuelle », sans aucune édulcoration, et dans un ordre qui nous permet d'apprécier l'évolution du personnage souhaitée par l'auteur (évolution méticuleusement décrite par Patrice Louinet dans ses commentaires). Ce qui nous permet de constater à quel point Howard prenait en compte les conseils qu'on lui adressait, et de quelle manière ils amélioraient ses textes (La Lune des Crânes est quasiment un remake de sa première nouvelle, dans une version plus développée). Ce procédé nous amène également à découvrir progressivement le passé du « Capitaine Kane », dont l'origine dévoilée apporte plus d'épaisseur au personnage avant que l'auteur ne mette un terme à son histoire dans un magnifique poème aux accents odysséens : Le Retour de Solomon Kane...

Florent M. (lui écrire)
Première parution : 14/10/2008
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Le Château du diable , 2009

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