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The Rook

Daniel O'MALLEY

Titre original : The Rook, 2012
Cycle : Les Dossiers de la Checquy vol. 1 

Traduction de Charles BONNOT

SUPER 8  n° (3)
Dépôt légal : mai 2014
Première édition
Roman, 500 pages, catégorie / prix : 22 €
ISBN : 978-2-37056-004-9
Format : 14,0 x 20,0 cm
Genre : Fantastique

Existe aussi en numérique (ISBN 978-2-37056-005-6).


Autres éditions

Sous le titre Au service surnaturel de sa majesté   POCKET, 2015, 2015

Quatrième de couverture
The Rook est juste outrageusement génial !
Time
 
     Vous êtes fan de X-Men, de Watchmen et de Fringe ?
     Vous allez adorer The Rook.
 
     Victime d’une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d’elle, des hommes en costume portant des gants de latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient plus de rien. Le plus surprenant, c’est qu’elle semble avoir prévu cette amnésie. Elle a sur elle une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu’elle doit faire pour découvrir qui veut l’éliminer.
     C’est ainsi que Myfawny rejoint le siège de l’Échiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais où elle occupe un poste élevé, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, la jeune femme va rapidement se retrouver seule, cherchant son chemin dans un univers d’ombres et de menaces.
     À présent, il va lui falloir lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.
 
     À mi-chemin entre l’univers de J. J. Abrams et celui de Chris Carter, The Rook est un roman à l’inventivité délirante et aux rebondissements incessants, qui ne vous laissera pas reprendre votre souffle avant la dernière page.
 
     Né à Canberra (Australie), Daniel O'Malley est diplômé d’histoire médiévale de l’université de l’Ohio. The Rook est son premier roman. Il en écrit actuellement la suite.
Critiques

         Une certaine méfiance à l’égard de la littérature de pur divertissement, une aversion profonde pour le jaune canari et les logos pompiers pourraient détourner le lecteur de Bifrost de The Rook, paru aux éditions Super 8. Mais souvent, les préjugés, aussi compréhensibles soient-ils, nous privent de petits bonheurs trop rares.

         La mémoire vierge comme une feuille blanche et le corps couvert d’ecchymoses, une femme d’une trentaine d’années se réveille sous la pluie, dans un parc de Londres, entourée de cadavres en costume et gantés de Latex. Son seul lien avec le passé : deux lettres cachetées et glissées dans ses poches, manifestement écrites de sa main. « Je sais que je vais perdre la mémoire. Je ne sais absolument pas pourquoi mais je vais essayer de m’y préparer et de te faciliter les choses. »

         Démarre alors un incroyable jeu de piste lors duquel notre amnésique apprendra qu’elle n’est autre que Myfawny (prononcez Miff-un-ee) Thomas, haut cadre du rang de Tour dans une vaste et séculaire organisation secrète britannique chargée de gérer les manifestations surnaturelles et, la plupart du temps, (très) hostiles : la Checquy, dont l’organigramme est calqué sur le jeu d’échecs. Chaque membre de la Cour correspond à une pièce du jeu et dispose de pouvoirs paranormaux, de pions et d’innombrables serviteurs habillés en violet. Ces ressources ne seront pas de trop pour aider Myfawny à combattre les ennemis héréditaires de la Checquy : d’affreux alchimistes originaires de Belgique réunis depuis le XVe siècle sous l’emblème de la Wetenschappeljik Broederschap van Natuurkundigen, et plus commodément connus sous le nom de Greffeurs. Mais, comme toujours, le pire ennemi est celui de l’intérieur.

         Daniel O’Malley, dont on ne connaît pas le carburant, mène son récit tambour battant en tirant sur de nombreuses ficelles sans pour autant les user. Ainsi, le récit est scindé en deux points de vue : celui, narratif, de Myfawny, amnésique, audacieuse et espiègle, et celui, épistolaire, de Thomas, sa personnalité d’avant l’agression, surdouée, analytique et timorée. The Rook abrite un gigantesque bestiaire où quelques inévitables vampires croisent toutes sortes de créatures aux pouvoirs variés qui ne sont pas sans rappeler le cinéma fantastique que l’on trouvait il y a encore peu dans le fond de nos vidéoclubs chéris. Bien sûr, les coups de théâtre interviennent régulièrement, mais sans que le lecteur les voie venir d’outre-monde et, si le style reste simple, on demeure loin de l’indigence télégraphique trop souvent étalée dans le genre.

         Lauréat en 2012, catégorie roman, comme Greg Egan en 1995 et en 1999, du prix Aurealis récompensant les récits d’Imaginaire australiens, The Rook reste bien évidemment un livre jetable après emploi, mais possède le grand mérite de faire passer de très bons moments à son lecteur. Il faut aussi savoir s’amuser.

Grégory DRAKE
Première parution : 1/10/2014 dans Bifrost 76
Mise en ligne le : 12/11/2022

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