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Aubes trompeuses

Jean-Pierre ANDREVON



Illustration de Jean-Pierre ANDREVON

La CLEF D'ARGENT , coll. KholekTh n° 27
Dépôt légal : septembre 2014
Recueil de nouvelles, 158 pages, catégorie / prix : 12 €
ISBN : 979-10-90662-21-6   



    Quatrième de couverture    
     « Je suis arrivé à l'orée d'un mail qui n'est plus qu'un tapis d'herbe carbonisé. Sur un banc de pierre, deux formes penchées qui s'accolent évoquent deux amoureux. Dans les deux cas l'arrière du crâne est éclaté à l'identique sur une bouillie d'esquilles, de sang figé, de mèches raidies. Double suicide ? Ou est-ce moi qui, lors d'une précédente expédition ?... Je ne m'en souviens pas. Et puis quelle importance ? L'important, c'est que je trouve quelqu'un. Que je ne sois pas sorti pour rien. Mon temps utile s'écoule. Bientôt, je devrai rentrer. »

     La fin du monde, c'est un peu tous les jours chez Jean-Pierre Andrevon. La fin des mondes, plutôt, tant la réalité future, virtuelle ou fantasmée, espérée ou redoutée, semble se faire multiple dans ces neuf récits de SF où l'un des grands auteurs de l'Imaginaire francophone questionne une fois de plus les relations de l'homme à la nature, à sa planète, à lui-même.

     Né en 1937 à Jallieu dans l'Isère, Jean-Pierre Andrevon a publié plus de 160 romans, recueils ou essais dans des domaines aussi divers que le fantastique, la SF, le polar, la littérature jeunesse ou l'écologie. Chanteur, dessinateur, il vit à Grenoble entouré de ses nombreux chats.

    Sommaire    
1 - Némésis, pages 7, Nouvelle
2 - Il se sent bien, pages 23, Nouvelle
3 - Le Jardin extraordinaire, pages 37, Nouvelle
4 - Boulot... Boulot !, pages 61, Nouvelle
5 - Solidarité, pages 83, Nouvelle
6 - Dernier appel pour le vol Transatlantic 2026, pages 89, Nouvelle
7 - Je ne mourrai jamais, pages 109, Nouvelle
8 - Les Ailes ne poussent qu'une fois, pages 119, Nouvelle
9 - Aube trompeuse, pages 131, Nouvelle
 
    Critiques    

            Il y a une petite mélodie Andrevon, ce qui ne surprend guère quand on songe que l’auteur se fait volontiers musicien. Même si on retrouve des thèmes récurrents dans toute l’œuvre, c’est dans ses nouvelles qu’il les explore avec une ardeur inébranlable. Rien de nouveau sous le soleil : il y a plus de quarante ans, son deuxième livre, après le premier roman, était déjà un recueil.

            Aubes trompeuses réunit neuf textes issus des revues de genre (Faerie, Khimaira, Bifrost) et d’autres supports (Libération ou, ben tiens, Chorus, entre autres), publiés sur une douzaine d’années, hormis une antiquité de 1973 (dans une « nouvelle mouture », indique JPA) et un inédit. Comme souvent dans ses florilèges, la SF côtoie – et tutoie – le fantastique.

            On voit un chanteur appelé « Jip » auprès de Brel, Brassens et ses autres idoles dans ce qui pourrait être une après-vie ; un TGV et ses passagers projetés dans un mouvement de balancier spatiotemporel qu’un van Vogt n’aurait pas renié ; un univers virtuel cataclysmique dissimulant… non, ce serait déflorer le texte ; l’agonie de l’humanité, ici dans les affres du post-pétrole, qui offre à la planète des lendemains peut-être plus radieux (une constante chez notre auteur, qu’on se souvienne de titres comme Le Désert du monde et Le Monde enfin) ; une fable à la Ballard, terrifiante de cocasserie apparente, sur la surpopulation ; et ainsi de suite.

            Il y a une petite mélodie Andrevon, mais mieux vaut prévenir : elle tient souvent de la mélopée. Même si « le monde était frais et clair », il peut toujours s’agir d’une « aube trompeuse ». Toutefois, dans la grisaille ou la noirceur, il subsiste la couleur des sentiments, l’amour, l’amitié, voire – il faut chercher – l’espoir. Il y a surtout une belle maîtrise de la langue, une poésie réelle et, afin de chahuter quelque peu le bourgeois, une dose de cul quand la routine menace de s’installer.

            Avec sa couverture, elle aussi due à notre homme, mettant en situation un emblème de sa ville, Grenoble, ce volume, sous sa modestie apparente, montre le talent protéiforme d’un de nos écrivains les plus précieux – au meilleur sens du terme.


Pierre-Paul DURASTANTI (lui écrire)
Première parution : 1/1/2015 dans Bifrost 77
Mise en ligne le : 3/5/2020


 
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