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Le Cavalier Chaos

Michael MOORCOCK



Illustration de J.-P. FERTÉ

POCKET (Paris, France), coll. Le Grand Temple de la S-F n° 5105
Dépôt légal : octobre 1990
Recueil de nouvelles, 352 pages, catégorie / prix : 5
ISBN : 2-266-02837-5   
Genre : Science-Fiction


Autres éditions

Sous le titre Le Livre d'Or de la science-fiction : Michaël Moorcock   POCKET, 1981
        sous le titre Le Cavalier Chaos, 1989, 1999

    Quatrième de couverture    
Michael Moorcock, c'est une légende. Il publie son premier fanzine à douze ans. A dix-huit ans, il est rédacteur en chef d'un magazine d'aventures. Il joue de la guitare dans divers groupes rock. Ecrivain supérieurement doué, il pastiche Conrad dans Le Navire des glaces, Wells dans Le Seigneur des airs et James Bond dans le cycle de Jerry Cornelius, l'assassin anglais, qui survole les horreurs de ce temps avec un détachement cynique. Faute de pouvoir arrêter l'entropie en marche, ce personnage prend le parti de la chevaucher tant bien que mal. Elric, Hawkmoon, Corum, Erekosë sont des projections du même antihéros – l'Eternel Champion – dans un univers de fantasy déstabilisé par la guerre sans issue entre l'Ordre et le Chaos. Autre guerre : celle que Moorcock lui-même livra à la tête de la revue New Worlds et de la S.-F. moderne, marquant Ballard, Aldiss et Spinrad avant d'inspirer des auteurs de B.D. comme Moebius et Druillet. Un talent aux multiples facettes mais un seul univers décadent et baroque, une fin du monde goguenarde et bariolée. Une conscience aiguë des pouvoirs de l'imaginaire et de la magie des livres. Un prince du désordre et une force de la nature.

    Sommaire    
1 - Maxim JAKUBOWSKI, Michael Moorcock de A à Z, pages 7 à 23, Préface
2 - Ma vie (Exract from ), pages 24 à 27, Article, trad. Jean BAILHACHE
3 - Barrington John BAYLEY & Michael MOORCOCK, Paix sur la terre (Peace on Earth), pages 28 à 38, Nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
4 - Lee Seward contre M-A 19 (The Deep Fix), pages 39 à 93, Nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
5 - L'Homme qui habitait le temps (The Time Dweller), pages 94 à 110, Nouvelle, trad. Martine WIZNITZER
6 - Fuite de nuit (Escape from Evening), pages 111 à 138, Nouvelle, trad. Jean BAILHACHE
7 - La Montagne (The Mountain), pages 139 à 149, Nouvelle, trad. Sonia FLORENS
8 - Le Jardin d'agrément de Felipe Sagittarius (The Pleasure Garden of Felipe Sagittarius), pages 150 à 163, Nouvelle, trad. Jacques CHAMBON & Chantal PLANÇON
9 - Voici l'homme (Behold the Man), pages 164 à 195, Nouvelle, trad. Martine WIZNITZER
10 - L'Histoire du monde (Pride of Empire), pages 196 à 216, Nouvelle, trad. Martine WIZNITZER
11 - A Prague en 68 (The Tank Trapeze), pages 217 à 231, Nouvelle, trad. Hélène BOUBOULIS
12 - Nature de la catastrophe (The Nature of the Catastrophe), pages 232 à 240, Nouvelle, trad. Françoise CARTANO
13 - Roses pâles (Pale Roses), pages 241 à 277, Nouvelle, trad. Hélène BOUBOULIS
14 - Un chanteur mort (A Dead Singer), pages 278 à 296, Nouvelle, trad. Maxim JAKUBOWSKI
15 - La Femme troubadour (The Minstrel Girl), pages 297 à 307, Nouvelle, trad. Hélène BOUBOULIS
16 - La Péninsule de Cassandre (The Kassandra Peninsula), pages 308 à 323, Nouvelle, trad. Hélène BOUBOULIS
17 - (non mentionné), Bibliographie de Michael Moorcock, pages 324 à 344, Bibliographie

    Prix obtenus    
Voici l'homme : Nebula, novella / Court roman, 1967

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Jacques Goimard & Claude Aziza : Encyclopédie de poche de la SF (liste parue en 1986)

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition POCKET, Le Livre d'or de la science-fiction (1982)


 
     Pour brosser un panorama de l'œuvre de Michaël Moorcock, Maxim Jakubowski a réalisé un choix d'excellentes nouvelles, où l'on voit avec clarté que l'inspiration du père du légendaire Jerry Cornélius oscille constamment entre le désir de construire des mythes, des fresques qui « fonctionnent » au premier degré, et le désir apparemment contraire de les disloquer. Une veine épique et une veine « éclatée », mais le même acharnement grandiose. L'ennui, c'est que Maxim Jakubowski a cru bon de gommer du panorama la partie « heroic-fantasy » de l'œuvre (pourtant idéalement mythologique). Suppression injustifiée d'une des facettes de l'écrivain et trahison du principe représentatif du Livre d'Or. L' « heroic-fantasy » serait-elle un sous-genre à ce point honteux qu'on puisse l'exclure à priori d'une anthologie sérieuse et de bon goût ? Quelles que soient les préférences de Maxim Jakubowski (qui rejoignent d'ailleurs les miennes), ce remodelage de l'œuvre de Moorcock rappelle les pires pratiques du dogmatisme ou du « bon goût officiel ». Certes passionnant dans ses limites, ce Livre d'Or n'est pas seulement incomplet, il est déformant.
 

Bruno LECIGNE
Première parution : 1/1/1982
dans Fiction 325
Mise en ligne le : 7/3/2009




 
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