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Phénix n° 16 : Rafleurs de prix

REVUE

Cycle : Revues - Phénix  vol. 16 


Illustration de Bruno GOIDTS

PHÉNIX (ASBL SPHINX) , coll. Phénix (revue) n° 16
Dépôt légal : mars 1989
Première édition
Revue, 274 pages, catégorie / prix : 58 FF
ISBN : néant
Genre : Imaginaire

Le titre de la nouvelle de Gorodischer est "Tous les bons vont au paradis, mais tous les mauvais ne vont pas en enfer" dans la table de sommaire, mais "Les bons vont au paradis, mais tous les méchants ne vont pas en enfer" en pages intérieures.



Quatrième de couverture
Mann,
Sterling,
Brin,
Gibson,
Powers...
Ce sont des noms qui sonnent à vos oreilles.
Ce sont des noms qui vous sont familiers.
Vous connaissez leurs oeuvres, celles qui ont
obtenu les prix Hugo, Nebula, P.K. Dick, etc.
Mais les connaissez-vous vraiment ?
Et les hommes qui se cachent derrières elles,
qu'en savez-vous ?
Le mouvement « cyberpunk » qui révolutionne
les States vous dirait-il quelque chose ?
Phénix vous présente tout cela avec des inédits,
des articles, des interviews et des bibliographies.
Ne ratez surtout pas cela, si vous ne voulez pas
devenir un ringard de la S.-F. ! Soyez à la page,
lisez la nouvelle génération américaine,
et suivez Phénix dans les nouveaux méandres
de l'imaginaire.
Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - Marc DE LEEUW, Éditorial, pages 9 à 9, éditorial
2 - Marc BAILLY, Avant-propos, pages 11 à 12, notes
3 - Marc DE LEEUW, Auteurs, en orbite haute, pages 13 à 22, dossier
4 - Jean-Philippe JUGAND, Phillip Mann, pages 23 à 34, article
5 - Marc BAILLY, Interview : P. Mann, pages 35 à 50, entretien avec Phillip MANN
6 - Eric DEJAEGER, P. Mann : L'oeil de la reine se penche sur les paxwax, pages 51 à 60, article
7 - Paul HANOST, Le Maître des paxwax, pages 61 à 64, article
8 - Marc BAILLY, P. Mann et les extra-terrestres, pages 65 à 68, article
9 - Phillip MANN, L'Architecte (The Architect), pages 69 à 86, nouvelle, trad. Jacques VAN HERP
10 - GRANDS-PAS, De la valeur des livres Sterling, pages 93 à 102, article
11 - GRANDS-PAS, Interview : B. Sterling, pages 103 à 106, entretien avec Bruce STERLING, trad. Marc BAILLY
12 - Marc BAILLY, Sterling : Sexe et narcissisme, pages 107 à 111, article
13 - Bernard GOORDEN, Bibliographie : B. Sterling, pages 112 à 113, bibliographie
14 - Marc DE LEEUW, David : Un Brin d'optimisme, pages 117 à 127, article
15 - Marc DE LEEUW, Interview : D. Brin, pages 129 à 136, entretien avec David BRIN, trad. Marc BAILLY
16 - David BRIN, Chhhuuut (Sshhh ..., 1989), pages 137 à 150, nouvelle, trad. Eric DEJAEGER
17 - Bernard GOORDEN, Bibliographie : D. Brin, pages 151 à 151, bibliographie
18 - Joël SAUCIN, W. Gibson ou l'avenir réinventé, pages 155 à 178, article
19 - Bernard GOORDEN, Bibliographie : W. Gibson, pages 179 à 180, bibliographie
20 - Daniel DERBAUDRENGHIEN, T. Powers, l'écrivain entre passé et futur, pages 183 à 204, article
21 - Arnaud GARIN, T. Powers ou l'héritage américain, pages 205 à 208, article
22 - Bernard GOORDEN, Bibliographie : T. Powers, pages 209 à 209, bibliographie
23 - Angélica GORODISCHER, Les Bons vont au paradis, mais tous les méchants ne vont pas en enfer, pages 213 à 218, nouvelle, trad. David MARTIN (2)
24 - R.F. ENNIS, Drôle de plaisanterie, pages 219 à 229, nouvelle, trad. J.-F. VISEUR
25 - Pierre FERRAN, Un cantique de métal, pages 231 à 238, nouvelle
26 - COLLECTIF, Rubriques, pages 239 à 272, critique(s)
Critiques
 
     Dans le milieu de l'édition semi-pro, la revue bruxelloise Phénix commence à se tailler une place enviée, grâce au sérieux et à la régularité de ses numéros dont la plupart s'attachent à des célébrités du fantastique et de la SF (Lovecraft, Leiber ou encore Silverberg, parmi bien d'autres). Mais à côté de la relative sécurité qui consiste à peaufiner des livres de référence sur des auteurs dont l'œuvre est faite, l'équipe de Marc Bailly sait prendre le risque d'incursions dans l'actualité. Pour preuves récentes, l'anthologie Fictions belges (n°15), et aussi, peut-être surtout, cette seizième livraison qui veut rendre compte, dans sa diversité, d'une nouvelle vague SF : celle qui Outre-Atlantique s'accapare tous les honneurs, du Hugo au Nebula en passant par le Prix K. Dick, et dont les productions se traduisent ici par un beau désordre de noms et de volumes...
     Y voir clair, faire un point provisoire du devenir SF, voilà l'ambition de ce nouveau Phénix, où, de front, l'équipe rédactionnelle s'attaque à cinq auteurs dont l'œuvre est en cours. Et parler de l'actualité anglo-saxonne expose inévitablement, avec William Gibson et Bruce Sterling, à tenter de cerner la grande déferlante du mouvement cyberpunk, génération neuromantique dont la vigueur et l'apparente cohérence ont de quoi méduser une SF francophone pour le moins divisée...
     Mais, précisément, un véritable renouveau s'élabore-t-il aux States ? Phénix pèse le pour et le contre. D'un côté, les affirmations convaincues de Marc de Leeuw qui, pointant les constantes cyberpunks (omniprésence des technologies de pointe, toute-puissance des multinationales, rock et drogue pour fond émotionnel, insertion terrestre des intrigues, pessimisme radical...), va jusqu'à postuler l'existence à part entière d'un méta-univers, que chacun des auteurs décrirait sous un certain angle et à un moment particulier de son devenir. A l'autre bout du spectre critique, tes constats au curare de Phillip Mann : Ils essaient de vendre plus de livres. Ils essaient de gagner plus d'argent. Ils essaient de bâtir quelque chose qui puisse leur assurer des ventes. Ils essaient d'avoir plus de contacts avec leurs éditeurs. Ils essaient de renforcer leur talent. Ils essaient d'être pris au sérieux.
     Les Cyberpunks seraient-ils un faux mouvement, manœuvre de brouillage ne recouvrant en fait qu'une stratégie éditoriale librement consentie, voire fomentée par certains auteurs ? Ou s'agit-il bien d'une création collective majeure ? Comme souvent, la vérité doit se situer entre ces deux extrêmes, et la qualité principale de ce Phénix est, tout en soulignant l'originalité des textes, de relativiser quand il le faut leur potentiel d'innovation.
     Sans, le moins du monde, réduire la SF anglo-saxonne aux seuls Cyberpunks. Il est d'ailleurs symptomatique qu'à côté de Sterling et Gibson, ce dossier pluriel analyse trois auteurs refusant l'enrôlement en vogue. Soit Phillip Mann et ses propensions à une littérature totale, David Brin dont l'optimisme fait tache en nos temps incertains, et ce Tim Powers dont les récits-fleuves concilient curieusement l'ancien et le nouveau. D'analyse en interviews, de récits en nouvelles analyses, c'est donc un dynamisme protéiforme, qui est mis en évidence. Une constellation d'auteurs ayant chacun leur éclat propre. Avec, à la clef, cinq bibliographies complètes des traductions françaises.

Alain DARTEVELLE
Première parution : 1/6/1989 dans Fiction 409
Mise en ligne le : 2/2/2015

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