Site clair (Changer
 
    Fiche livre     Connexion adhérent
La Machine à assassiner

Gaston LEROUX

Première parution : Le Matin, du 10 août au 19 septembre 1923 (sous le titre "La Poupée sanglante, 2e partie : Gabriel")

Cycle : La Poupée sanglante  vol. 2


Illustration de Olivier MAZAUD & Bernard PERCHEY & Karen PETROSSIAN

Le ROCHER , coll. Motifs n° 321
Dépôt légal : septembre 2008
Roman, 320 pages, catégorie / prix : 8 €
ISBN : 978-2-268-06680-6   
Genre : Science-Fiction


Autres éditions
   AUBE (Éditions de l'), 2006, 2016
   in La Poupée sanglante / La Machine à assassiner, Éric LOSFELD, 1970
   LIVRE DE POCHE, 1976
   in La Poupée sanglante / La Machine à assassiner, OPTA, 1969
   RAOUL SOLAR, 1948

    Quatrième de couverture    
     Après les aventures décrites dans La Poupée sanglante, la peur s'abat à nouveau sur Paris. Alors que le relieur d'art Bénédict Masson a été guillotiné pour avoir tué de nombreuses femmes, les mystères continuent. Bénédict Masson avait toujours clamé son innocence, qu'en est-il maintenant après sa mort ?
     La Machine à assassiner est la suite directe de La Poupée sanglante de Gaston Leroux. On y retrouve le même mélange d'aventures, d'intrigue policière, de fantastique que dans la première partie. Et le tout écrit avec la même poésie noire. Un chef-d'œuvre injustement oublié.
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition AUBE (Éditions de l'), Les Populaires (2006)


     Gaston Leroux a cinquante-cinq ans, une maîtrise du roman de genre et un art consommé du récit, lorsqu'il commence l'écriture de La poupée sanglante et de la seconde partie La machine à assassiner. Il a aussi, derrière lui, quelques chefs-d'œuvre et nombre de romans de très bon niveau. L'histoire parait en feuilleton dans Le Matin, du 1er juillet au 19 septembre 1923. L'année suivante, il sera publié en deux volumes par Tallandier.

     Dans la première partie, l'auteur met en scène un automate (Gabriel) construit par Norbert, l'horloger, avec l'aide de sa fille Christine et de Jacques son neveu. Bénédict Masson, un être disgracieux, relieur d'art de son état est leur voisin. Ce dernier est accusé d'avoir tué de nombreuses femmes et d'avoir brûlé les corps dans son poêle. Il est condamné, guillotiné, bien qu'il clame son innocence jusqu'au bout ! (Gaston Leroux s'inspire sans aucun doute de l'actualité car Landru a été exécuté le 25 février 1922 et n'a jamais reconnu les crimes dont on l'a accusé)

     La machine à assassiner débute dans l'île Saint-Louis où trois résidents du quartier se sont réunis pour partager la camomille. Leur dégustation est interrompue par l'irruption de Gabriel portant Christine ensanglantée et inconsciente. Il les menace, tente de soigner la jeune femme, puis reprend la fuite, avec sa victime dans les bras. On apprend que Jacques a greffé, sur l'automate, le cerveau de Bénédict récupéré le matin de l'exécution. Il s'ensuit une course poursuite à travers Paris et sa région, jusqu'aux Alpes, avant que Jacques ne puisse rejoindre sa création et tenter de mettre fin à ce qui semble un parcours sanglant.
     Entre-temps, mille péripéties et mille dangers auront surgis devant les héros. Comment arrêter une machine aussi puissante que Gabriel, animée par la volonté de se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal.

     Avec La machine à assassiner, Gaston Leroux mêle roman d'aventures, de prospective (le terme de SF ne devait pas encore exister), de fantastique. Il inclut également, dans le contenu dramatique, une comédie de mœurs, faisant la description de diverses couches sociales et une comédie (tout court) pratiquant l'humour, au premier et second degré, voire l'impertinence avec entrain. Il brocarde joyeusement aussi bien les gens de conditions modestes dans leurs travers, que les pratiques policières, les attitudes obtuses des scientifiques... Il se moque, preuve que cette race sévissait déjà en 1923, de ceux qui vivent du « Charity Business » : « C'était un brave homme qui n'avait qu'une passion, faire le bien avec l'argent des autres. »
     Cependant, il dresse des portraits d'une grande sensibilité, d'une justesse et d'une précision marquantes dans l'approche psychologique de ses personnages.

     La machine à assassiner est l'occasion de retrouver un grand auteur, dont il serait souhaitable de réhabiliter l'œuvre. Ce mouvement est-il en marche ? L'initiative heureuse des Éditions de l'aube, l'adaptation récente de Cheri-Bibi en BD peuvent le laisser espérer.

Serge PERRAUD
Première parution : 5/8/2006
nooSFere




 
retour en haut de page

Dans la nooSFere : 72038 livres, 83732 photos de couvertures, 67316 quatrièmes.
8481 critiques, 38787 intervenant·e·s, 1494 photographies, 3729 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous contacter.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2021. Tous droits réservés.