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Le Melkine. L'intégrale

Olivier PAQUET

Cycle : Le Melkine (omnibus)


Illustration de MANCHU

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. La Petite Dentelle
Date de parution : 28 mai 2020
Dépôt légal : mai 2020
Réédition en omnibus
Recueil de romans, 1104 pages, catégorie / prix : 13,50 €
ISBN : 979-10-360-0041-6
Format : 10,8 x 17,8 cm
Genre : Science-Fiction


Quatrième de couverture

Depuis trois cents ans, le navire-école Melkine parcourt la Galaxie, solitaire et vénéré, son algorithme de positionnement tenu secret. En 2400 de notre ère, considérant que c’était la seule issue pour l’espèce humaine, une flotte de 1 643 navires interstellaires, des vaisseaux-villes, a emmené de point de Lagrange en point de Lagrange des communautés terriennes qui avaient subi un conditionnement culturel les condamnant à oublier le passé. Ils ne devaient penser qu’au futur.
Mais quand le conditionnement culturel, garant de paix, est contrecarré par le développement de fréquences de communication, la guerre menace. L’une des fréquences, Banquise, sur laquelle règne Azuréa, candidate malheureuse au concours d’admission au navire-école, est bien décidée à  libérer les peuples de l’emprise mythique du Melkine.

Critiques

Le Melkine est une trilogie de Space Opera qui se présente en trois volumes ou en une édition intégrale qui les réunit : Le Melkine, La mort du Melkine, L’Esprit du Melkine. Elle peut également être classée en Anticipation, et en Fantasy (fantastique moderne) où n’importe quel type d’événement peut surgir pour transformer une situation en cours. La vraisemblance générale et l’homogénéité sont cependant conservées, ce qui n’est pas toujours le cas de romans modernes dits de Science-Fiction. L’intérêt de l’édition intégrale est d’avoir à sa disposition les trois romans ; la difficulté correspondante et de manipuler milles pages, ce qui n’est pas toujours pratique.

Le décor général est un univers composé de plusieurs planètes dans lesquelles ont émigré les habitants de la Terre en déshérence. Chacun de ces mondes est occupé par des populations qui ont été conditionnées pour ne pas remettre en cause le mode de vie qu’elles suivent.

Le Melkine est un vaisseau spatial construit à partir d’engins ayant servi à l’émigration terrestre, il parcourt cet univers et fait escale sur les planètes pour rechercher des individus assez jeunes pour échapper à ces conditionnements. Pour ce faire il se comporte comme une université avec des élèves, des professeurs, des cours et une organisation toute particulière. Ses anciens élèves sont rarement bien accueillis dans les mondes conditionnés.

On voit par la suite sa signification évoluer vers un concept plus virtuel avec une agrégation des esprits qui agira sur le déroulement des événements.

Le roman est un mélange, pas toujours bien organisé, d’affrontements et de batailles spatiales et d’oppositions entre individus avec des échanges serrés dans le vaisseau et durant les escales.

Olivier Paquet aborde ainsi des aspects philosophiques et moraux qui prennent une dimension importante de par les personnages qu’il met en œuvre et les environnements dans lesquels il nous plonge. C’est l’un des attraits du roman qui balaye largement le spectre des acteurs potentiels et la diversité des situations.

Au long du roman deux personnalités vont s’affronter : une "Technoprophète" pourvue de pouvoirs pratiquement surnaturels et Ismaël, un ancien élève du Melkine, qui a été exilé lors de tractations complexes entre le vaisseau et la station spatiale Perimpala de la planète Babil-One (allusion probable à Babylone ou à Babylon 5, la série d’anticipation). Le Melkine va mourir, mais en beauté ; ses occupants étant saufs, le roman n’est pas sanguinaire ; en un certain sens il punira Perimpala de l’exil qui a été imposé à Ismaël.

Son esprit, sa cause, subsisteront pour terminer en une remarquable bataille spatiale organisée par les deux personnages principaux. Le conditionnement sera alors levé pour tous les mondes de cet univers avec une contrepartie que le lecteur découvrira en fin de lecture.

Ce roman nécessite de la patience, cela a dû aussi être vrai pour son auteur ; il faut le découvrir pas à pas sans essayer d’aller trop vite. Il faut parfois revenir en arrière pour redécouvrir certains sens cachés du récit qui est, épisodiquement, à la première personne.

 

Gérard BOUYER
Première parution : 28/3/2021 nooSFere

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