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Le Serpent Ouroboros

Eric Rücker EDDISON

Titre original : The Worm Ouroboros, 1922
Première parution : Londres, Royaume-Uni : Jonathan Cape, 1922
Cycle : Le Serpent Ouroboros (omnibus)

Traduction de Patrick MARCEL
Illustration de Emily C. MARTIN
Illustrations intérieures de Boris ARTZYBASHEFF & Keith HENDERSON & Emily C. MARTIN

CALLIDOR (Paris, France), coll. L'Âge d'or de la fantasy
Date de parution : 1er avril 2022
Dépôt légal : avril 2022, Achevé d'imprimer : mars 2022
Réédition en omnibus
Roman, 600 pages, catégorie / prix : 27 €
ISBN : 978-2-901207-01-6
Format : 14,7 x 21,8 cm
Genre : Fantasy

Couverture avec rabats. Sous-titré "édition du centenaire".



Quatrième de couverture

Sur la lointaine Mercure, les trompettes de la guerre viennent de retentir, les tambours de chanter le fracas des armes et les épées de se parer de leur manteau de pourpre. L’honneur des Démons a été foulé aux pieds par le roi de Sorcerie, et pour laver l’affront, le seigneur Juss et ses alliés s’apprêtent à livrer un combat épique. Leur périple les conduira à travers forêts et déserts, mers et marais, au cœur des fabuleuses contrées de la terre du milieu, depuis leur majestueuse Démonie aux mille montagnes jusqu’aux plus hautes cimes enneigées de la terre.

Le Serpent Ouroboros s'inscrit dès sa parution en 1922 comme la plus grande fresque de fantasy jamais écrite jusqu'alors. Seul Le Seigneur des Anneaux, paru trente ans plus tard, le disputera en style et en imagination. Brillamment illustrée par Emily C. Martin, augmentée d'une préface d'Ellen Kushner et d'une postface de C. S. Lewis, cette édition se propose de célébrer le centenaire d'une saga épique qui révolutionna les genres de l'imaginaire.

Sommaire
Cacher les différentes éditions des textes
1 - Ellen KUSHNER, Préface (2021), pages VII à XIII, préface
Inédit.

2 - C. S. LEWIS, Postface, pages 595 à 595, postface
Inédit.

Critiques

Sur Mercure, Goricé XI, roi de Sorcerie, veut annexer le territoire de Démonie. Les Démons refusant toute reddition, avant que les armées s’affrontent les seigneurs de Démonie proposent un duel entre leur champion, Goldry Bluszco, capitaine des armées, et Goricé, dont le palais est orné des crânes des quatre-vingts dix-neuf précédents champions qu’il a battu. Mais cette fois la chance tourne et Goricé est tué au final d’un combat épique. Son remplaçant, Goricé XII, utilise alors la magie noire pour invoquer une créature surnaturelle qui enlève Bluszco et le détient dans une mystérieuse prison au bout du monde. Trois seigneurs de Démonie vont alors entreprendre un long voyage pour délivrer Bluszco.

Roman de fantasy de référence dans le monde anglo-saxon, le Serpent Ouroboros n’a été traduit en français que très récemment, en 2017, par Patrick Marcel (il fallait assurément un grand connaisseur de la fantasy pour réussir cette traduction) pour les éditions Callidor en deux tomes. C’est à l’occasion du centenaire de la parution originale en 1922 que Callidor republie ce roman en un seul tome de près de 600 pages bien remplies, sous une magnifique couverture, avec de nombreuses illustrations intérieures, une longue et belle préface d’Ellen Kushner et une courte postface de CS Lewis.

Le Serpent Ouroboros ressemble à un catalogue des archétypes de la Fantasy du XXe siècle : les hommes sont des guerriers d’une force exceptionnelle ou des manipulateurs fourbes, les femmes sont magnifiques, les batailles sont spectaculaires, les contrées mystérieuses et inhospitalières. Si le roman comporte des maladresses mineures (les personnages sont des humains malgré la localisation sur Mercure ou les noms des pays) et si le style flamboyant peut paraitre au début un peu archaïque par son abus d’adjectifs ou ses tournures de phrases, on s’y habitue vite et on est emporté par ces aventures incroyables et ce côté énorme permanent. Pas de doute, on est dans l’heroic fantasy la plus débridée et on voit vite l’influence qu’a pu avoir une telle œuvre sur les auteurs anglosaxons qui ont suivi, de Tolkien à Moorcock (il y a certainement beaucoup des héros de Démonie dans Elric le nécromancien).

Le Serpent Ouroboros se déguste comme un énorme plat très riche en calories : il mérite de prendre son temps, de bien digérer chaque chapitre, de faire des pauses pour percevoir toutes les saveurs  jusqu’à la dernière ligne, joli pied de nez qui justifie le titre du livre. Enchainement de batailles, de trahisons, de combats singulier contre des créatures improbables, ce roman est un peu la rencontre entre les légendes nordiques et Conan le barbare. Une lecture indispensable pour qui veut connaître l’histoire de la fantasy, mais aussi pour qui veut découvrir une œuvre énorme et unique.

 

René-Marc DOLHEN
Première parution : 13/4/2022 nooSFere

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