Site clair (Changer
 
    Fiche livre     Connexion adhérent
Scènes de guerre civile

Jean-Pierre HUBERT


Illustration de François ALLOT

OPTA , coll. Galaxie-bis n° 82
Dépôt légal : septembre 1982
Première édition
224 pages
ISBN : 2-7201-0154-0
Format : 11,0 x 18,0 cm
Genre : Science-Fiction



Quatrième de couverture
Les autres mondes ne sont pas forcément situés dans l'espace extérieur. Nous savons cela depuis que la science-fiction a découvert le miroir de Ballard... Dans les enclaves de l'espace-temps, c'est la guerre, la guerre désespérante, désespérée, celle qui ronge comme l'acide, qui brûle comme le soufre dans la plaie. Dans le monde fantastique de Jean-Pierre HUBERT, les évidences sont mortes de froid.
Un roman d'une beauté grave et sombre.

Jean-Pierre HUBERT vient de se voir décerner le Grand Prix de la science-fiction française pour se nouvelle GELATINE parue dans Mouvance n° 5.
Critiques
     Ballotté par les incertitudes de l'édition, le quatrième roman de Hubert aurait difficilement pu tomber à un moment plus propice. En tout cas, il n'aurait pas eu autant d'impact sur moi s'il n'avait été accompagné par les images et les récits des batailles du Liban, répétées de façon obsédante par les médias au moment où je lisais le livre.
     Chez Hubert, la guerre civile est livrée par des Européens exilés, après la destruction de notre continent, dans une Afrique du Nord imprécisée qui ressemble bien au Proche-Orient, et elle se déroule dans une ville au bord de la mer matraquée par les bombardements... Et l'attentat contre le leader Tardat, tournant de l'intrigue, répondait juste à celui contre Gemayel, événement du monde réel.
     Le livre est réussi, l'atmosphère bien rendue, les personnages vivants (provisoirement). Un détail cloche cependant : alors que l'on nous répète à l'envi que les civils demeurent dans la ville au cœur des combats, on ne nous les montre pas ; on ne voit pas dans Maldora l'équivalent des jets de la MEA qui réutilisaient les pistes à peine réparées de l'aéroport de Beyrouth.
     Hubert n'est pas un reporter, et cette absence reflète bien, par contre, la solitude fondamentale de son protagoniste. Altmann est le seul à maîtriser le procédé Linden-Gourov (qui comme par hasard permet d'édifier des structures ressemblant à des murs qui absorbent toute énergie (la SF de Hubert n'est pas que politique) ; il devient donc un enjeu pour les camps en présence. Mais il est aussi le seul qui cherche activement à mettre fin à la folie autodestructrice des exilés ; il est donc normal que personne ne marche longtemps avec lui.
     La solitude n'est pas un thème nouveau chez Hubert (voir la nouvelle Gélatine, in Mouvance 5), et son isolé est ici campé sur le fond d'un monde inquiétant parce qu'il résonne si bien avec la réalité ; d'un monde qui, parce qu'il est aussi une entreprise littéraire, sait tenir tête à la réalité.

Pascal J. THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/11/1982 dans Fiction 334
Mise en ligne le : 17/7/2006

retour en haut de page

Dans la nooSFere : 77056 livres, 88019 photos de couvertures, 72934 quatrièmes.
8563 critiques, 41945 intervenant·e·s, 1601 photographies, 3748 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous contacter.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres et ne publions pas de textes.
Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2022. Tous droits réservés.