Encyclopédie Infos & Actu Recherche Association Sites hébergés
Bienvenue sur le site nooSFere.
Le javascript est nécessaire à l'affichage du menu dynamique.

Recherche rapide
    nooSFere > Encyclopédie > Bandes dessinées
Connexion adhérent
Album
Jaune
Série : Daredevil    Album précédent tome 3  Album suivant

Scénario : Jeph LOEB
Dessins : Tim SALE
Traduction : Nicole DUCLOS

Panini Comics , coll. 100% Marvel, août 2002
 
Broché
Format 260 x 170
Couleurs
ISBN 2845380917
 
Quatrième de couverture
     « Avocat le jour, super-héros la nuit, Matt Murdock possède une ouie, un odorat, une force et une agilité particulièrement développés. Et même s'il est aveugle, son sens radar lui permet de se diriger et d'éviter le moindre obstacle. Inlassablement, il arpente les rues de New York à la poursuite de criminels en tout genre sous le nom de DAREDEVIL, L'HOMME SANS PEUR. »

     Cet album vous propose de découvrir dans son intégralité la mini-série DAREDEVIL : JAUNE, une œuvre superbe signée Jeph Loeb et Tim Sale. Les deux auteurs nous font revivre les débuts du héros, nous présentent ses premiers amis et ennemis et nous plongent dans une passionnante aventure qui met en vedette le Daredevil des origines dans son fameux costume jaune et noir.
 
Critiques
     Daredevil : Jaune entre dans le cadre d'une démarche initiée par Jeph Loeb et Tim Sale, consistant à retracer fidèlement les origines des super-héros Marvel. Sous leur tutelle, nous avons déjà eu droit à un Spider-Man : Bleu et à un Hulk : Gris, les couleurs des titres faisant référence aux apparences originales des héros (rappelons qu'avant d'être vert, Hulk était gris).
 
     Ainsi, à ses débuts, Daredevil arborait un costume jaune. A l'origine, l'« homme sans peur » faisait partie de ces personnages qui permirent à Marvel de se démarquer des super-héros de DC, trop parfaits pour que le lecteur puisse pleinement s’identifier à eux, et d’acquérir sa propre identité avec des anti-héros dramatiques, torturés et psychologiquement plus fouillés. Mattew Murdock, en plus de n’être qu’un « simple » humain, présente ainsi une particularité impensable chez un super-héros de l’époque des Superman et autres Captain Marvel : il est infirme. Plus précisément, il est aveugle. Dans son enfance, il sauva – non sans une certaine ironie – la vie d’un non-voyant en le poussant de la trajectoire d’un camion rempli de déchets nucléaires, mais un baril tomba et aspergea son visage. Depuis, il est donc aveugle, mais ses autres sens sont extraordinairement développés : il lui est désormais possible d’entendre le battement de cœur d’une souris ou de deviner les ingrédients de n’importe quel aliment au milligramme près. Fils d’un boxeur, la mort de son père (tué par la Mafia) l’incita à devenir avocat, comme il le souhaitait, mais aussi à combattre autrement la justice sous le sobriquet qu’on lui attribuait dans son enfance (Daredevil, traduisible par : « celui qui tente le diable »). Son costume, qui lui donne des allures de diablotin, se veut également un hommage à son défunt père (Jack « The Devil » Murdock).
 
     Avec une certaine nostalgie, Loeb retrace ici les premiers pas de Daredevil, en insistant sur ses rapports avec son père (à la personnalité inspirée du propre père de l'auteur, d'après ses dires). Tout cela demeure volontairement naïf et léger, car la période relatée se situe avant que Frank Miller ne plonge définitivement la série dans un univers de polar hard-boiled ; comme le dit lui-même Murdock : « A l'époque, les types costumés n'étaient pas des tueurs ». Nous naviguons donc dans une atmosphère très « sixties », années où fut créé Daredevil, malgré n'anachronisme évident (le Daredevil des années deux mille serait censé avoir cinquante ans de plus au compteur...). Nous avons ainsi droit au premier contact de Murdock avec Karen Page, secrétaire modèle qui deviendra plus tard une droguée actrice de pornos sordides avec Frank Miller, ou bien à sa rencontre avec les Fantastiques. Cette ambiance bon enfant rappelle bien sûr les premiers épisodes du super-héros aveugle, selon la bonne vieille méthode Loeb qui use (et abuse ?) de cette approche rétro en provoquant un réel contraste avec le courant « toujours plus fort » des comics. Il en ressort un certain charme désuet, un véritable humanisme dans les rapports entre les personnages, qui laisse au lecteur un agréable souvenir, consolidant du même coup les fondements du personnage.

Florent M.          
26/11/2008          


.
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2022