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Album
A Chacun son Dû
Série : Daredevil    Album précédent tome 16  Album suivant

Scénario : Ed BRUBAKER
Dessins : Stefano GAUDIANO, Michael LARK
Couleurs : Matt HOLLINGSWORTH
Traduction : Nicole DUCLOS

Panini Comics , coll. 100% Marvel, avril 2009
 
Cartonné
Format 260 x 170
Couleurs
ISBN 978-2-8094-0678-8
 
Quatrième de couverture
     Matt Murdock doit faire face aux bouleversements de son existence et trouve enfin un moyen d'aller de l'avant. Mais une nouvelle menace surgie de son passé pointe à l'horizon. Et après le désastre de la guerre civile, incarner Daredevil est devenu encore plus difficile.

     Ce 100% MARVEL : DAREDEVIL accueille A Chacun son Dû, une aventure complète imaginée par un duo salué par la critique, lauréat de prix prestigieux, Ed Brubaker et Michael Lark. Les couvertures originales complètement le programme.
 
Critiques
     Comme la plupart des super-héros Marvel, Matt Murdock a connu les affres d'une vie tumultueuse dont aucun détail ne nous a été épargné au cours des dernières décennies. A ses débuts, en 1964, son existence demeure pourtant relativement « soft », bien qu'assez torturée par rapport à celle de la plupart de ses congénères costumés (Murdock reste hanté par une enfance difficile, sa cécité, le meurtre de son père et ses rapports conflictuels avec les femmes qui l'empêchent d'installer une relation de couple durable : un background assez chargé pour un seul homme...). Toutes ces névroses propices aux dérapages psychologiques vont grandement s'accentuer en 1981 avec l'arrivée de Frank Miller, qui va definitivement plonger en enfer l'homme au costume de diable.

     Son chemin de croix commence avec l'assassinat d'Elektra, un amour de jeunesse devenue tueuse pour une secte de ninjas assassins, qui mourra dans ses bras (Intégrale 1982). Karen Page, ensuite : secrétaire ingénue tombée dans les affres de la drogue, réduite à tourner des pornos en Amérique du Sud, qui vendra l'identité secrète de Murdock à la Mafia (Daredevil : Renaissance). Puis l'acharnement du Caïd, son ennemi juré, qui détruira sa vie méticuleusement après avoir découvert son identité. Radié du barreau (il est avocat dans le civil), sans le sou, Murdock entame alors une vie modeste dans le quartier où il a grandi, Hell's Kitchen, de nouveau en couple avec Karen Page. C'est ici que l'abandonnait Miller à la fin de Daredevil : Renaissance, en 1987.

     Pour en venir rapidement à sa vie actuelle : dans A Chacun son Dû, Murdock vit avec une aveugle, avec qui il est marié. De nouveau avocat, toujours associé avec Foggy mais aussi avec Becky, une brillante avocate paraplégique, sa double-vie de super-héros est maintenant connue de tous, malgré ses démentis. Suite au crossover Civil War, les super-héros sont interdits d'exercice, et Daredevil ne fait pas exception à la règle. Après avoir été incarcéré, s'être évadé grâce au Punisher, et désormais blanchi de toute accusation grâce à Vanessa Fisk, la femme du Caïd (tombé depuis longtemps en disgrâce et désormais en prison), Murdock est de retour dans Hell's Kitchen et compte bien faire régner de nouveau sa loi dans le quartier, dusse en pâtir sa relation conjugale. Dans le même temps, un ancien adversaire, le Gladiateur, également emprisonné, est accusé d'avoir tué ses codétenus et fait appel à Murdock pour le défendre. Mais qui le manipule ?

     Depuis Miller, Daredevil est une série un peu à part dans le monde des comics, car très empreinte d'une atmosphère de polar hard boiled (on peut d'ailleurs l'associer à une autre exception : le Punisher). Le ton est réaliste, les histoires souvent narrées à la première personne et les gus en costume sont généralement absents de la BD, remplacés par des gangsters sans pitié. Faisant suite à Brian Michael Bendis et Alex Maleev (depuis le quatorzième album), le scénario de Brubaker et les dessins de Lark et Godiano s'inscrivent totalement dans cet esprit, très adulte et sérieux, beaucoup plus terre à terre que le passage un peu « cartoonesque » de Kevin Smith sur la série, par exemple. On a un peu l'impression de retrouver le Daredevil des années quatre-vingt avec Dennis O'Neil et David Mazzuchelli aux manettes, sous la plume desquels Murdock affrontait l'IRA.

     Qu'on se le dise : cette série n'est jamais aussi bonne que lorsqu'elle est ancrée dans la réalité, ce qui est le cas ici. Notez toutefois, mais vous deviez vous en douter à la lecture de mon résumé, qu'il vaut mieux avoir suivi la série régulièrement (ainsi que Civil War) pour s'immerger dans son intrigue.

Florent M.          
20/04/2009          


Base mise à jour le 19 février 2017.
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