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Nous avons toujours habité le château

Shirley JACKSON

Titre original : We Have Always Lived in the Castle, 1962
Première parution : Viking, 1962
Traduction de Irène DE CAMBEUR & Françoise MALEVAL
Illustration de Tibor CSERNUS

LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES / ÉDITIONS DU MASQUE (Paris, France), coll. Le Masque Fantastique - 2ème série n° 13
Dépôt légal : 1er trimestre 1979
Première édition
Roman, 256 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-7024-0831-1
Genre : Fantastique


Autres éditions
   POCKET, 1999
Sous le titre Nous avons toujours vécu au château
   RIVAGES, (date inconnue), 2012, 2014
Sous le titre Nous avons toujours habité le château
   UGE (Union Générale d'Éditions) - 10/18, 1990

Quatrième de couverture
     Elle s'appelle Mary Katherine Blackwood, elle a dix-huit ans, elle vit au « château » avec sa sœur Constance. Elle déteste le bruit, les chiens et les êtres humains. Tous les êtres humains. Même les membres de sa famille. Mais, en réalité, ceux-ci sont morts. Mystérieuse ment. On dit qu'ils ont été tous empoisonnés. On dit que Mary Katherine pourrait être la meurtrière. On dit même qu'elle se change parfois en loup-garou. On dit tant de choses. On dit que l'horreur a toujours habité le « château ».
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition UGE (Union Générale d'Éditions) - 10/18, 10/18 - Nuits blêmes (2004)

     Dans une petite ville de province américaine se dresse l'imposante propriété des Blackwood, l'une des familles les plus riches — et les plus jalousées — de la région. Mary Katherine, adolescente introvertie, sa sœur aînée Constance et leur vieil oncle Julian sont les uniques survivants de ce clan qui fut victime, voici quelques années, d'une tragédie dont les circonstances exactes sont restées mystérieuses. Depuis, les trois derniers Blackwood vivent en parias, reclus dans leur gigantesque demeure, couvés par les regards malveillants de leurs concitoyens qui rivalisent de cruauté à leur endroit. Mais Mary Katherine (que sa sœur surnomme tendrement Merricat), malgré l'amertume et la mélancolie, a trouvé un certain équilibre dans ce quotidien difficile. Un équilibre qu'une chiquenaude pourrait rompre...

     Nous avons toujours habité le château est probablement le roman le plus célébré de Shirley Jackson, si ce n'est le plus célèbre (elle restera pour beaucoup, avant tout, l'auteur de Maison hantée, le roman qui inspira le film classique de Robert Wise, La Maison du Diable et le plus récent — et très grand public — Hantise de Jan de Bont). Classé à sa sortie parmi les dix meilleurs romans de l'année par la critique américaine, ce texte magnifique et sensible est de ceux qui marquent durablement un lecteur. Dans la profondeur des personnages et la subtilité de la narration, dans l'horreur que l'on devine en sourdine, comme dans l'ambiance élégamment inquiétante qui baigne le récit, Nous avons toujours habité le château est une insolente réussite sur tous les tableaux. La proximité de ce roman avec les chefs-d'œuvre psychologiques de Henry James (Le Tour d'écrou, Ce que savait Maisie), régulièrement évoquée par la critique, pourrait aller sans dire. Mais la touche « jamesienne » a tellement été usurpée, et récemment réduite à des effets d'ambiance mécaniques par des cinéastes à l'imagination limitée ou tarie (Alejandro Amenábar avec Les Autres, et plus récemment Pascal Laugier avec Saint-Ange), qu'il vaut peut-être mieux mettre le doigt sur les filiations les plus réussies, quitte à exaspérer le lecteur averti en lui assénant l'évidence.
     Shirley Jackson est morte quelques années seulement après la parution de ce roman, à l'âge de quarante-cinq ans. Il n'est pas difficile d'imaginer que son œuvre aurait pris une ampleur phénoménale si elle avait eu le loisir de la pousser plus avant. Il est aujourd'hui affreusement facile de laisser les auteurs méconnus et peu prolifiques sombrer doucement dans l'oubli, à plus forte raison lorsque leurs œuvres jouxtent sur les rayonnages de nos libraires celles des superstars contemporaines de l'horreur (King, Koontz...). Il serait infiniment regrettable que Shirley Jackson subisse un tel sort en France. Le chroniqueur ne saurait trop conseiller au lecteur de découvrir, de redécouvrir ses romans, ainsi que ses nouvelles dont certaines (à l'instar des Gens de l'été 1) méritent le statut d'inoxydables classiques.

Notes :

1. Alain Dorémieux sélectionna cette nouvelle hitchcockienne dans le tome 6 de ses Territoires de l'Inquiétude (Présence du Fantastique, Denoël, 1993), signalant au passage qu'elle fut adaptée pour la télévision française par Claude Chabrol, en 1974.

Julien RAYMOND (lui écrire)
Première parution : 1/8/2004
nooSFere

Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes
Jean-Pierre Fontana : Sondage Fontana - Fantastique (liste parue en 2002)

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