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Le Réseau Kinakuta

Neal STEPHENSON

Titre original : Cryptonomicon, 1999

Cycle : Cryptonomicon  vol.

Traduction de Jean BONNEFOY
Illustration de MANCHU

LIVRE DE POCHE (Paris, France), coll. SF (2ème série, 1987-) n° 7244
Dépôt légal : octobre 2002
544 pages, catégorie / prix : 8 €
ISBN : 2-253-07244-3   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Ce sous-marin allemand de la Seconde Guerre mondiale, transporte-t-il seulement le secret de la Machine Enigma ? Ou bien le plus fabuleux des trésors nazis que le réseau Kinakuta va s'efforcer de détourner ?
     C'est de la réponse que vont dépendre notre présent et notre avenir. Et plus encore les destins de personnages aussi fabuleux qu'incroyables comme Alan Turin, Rudolf von Hacklheber, Bobby Shaftoe et Goto Dengo. Certains existent et d'autres pas. Mais le savent-ils vraiment ?
     Voici le deuxième volet d'un livre culte, entre science-fiction, espionnage et uchronie, science dure et cauchemar psychédélique.
     Avec Le Samouraï virtuel et L'Age de diamant (Prix Hugo), puis Le Code Enigma (Cryptonomicon 1), Neal Stephenson s'impose comme le plus inventif, le plus éblouissant, des nouveaux auteurs américains.
 
    Critiques    
     Dois-je l'avouer ? Alors que me voici parvenu aux deux-tiers de la trilogie Cryptonomicon de Neal Stephenson (qui fut ouverte par Le Code Enigma, et qui se refermera par Golgotha), je ne cesse de m'interroger. Non sur les motivations de l'éditeur, qui a débité le pavé initial en trois tranches, histoire de rendre la chose plus comestible et aussi de vendre trois livres au lieu d'un seul (et puis « trilogie », c'est tout de même plus ronflant que « roman », non ?). Ni sur l'impression générale que me laisse le livre : une intrigue tenant à peu près la route, mais insupportablement délayée (les auteurs américains seraient-ils payés au poids ?) et nettement plus proche du roman d'espionnage que de la science-fiction. Non, je m'interroge surtout sur l'engouement suscité par ce texte, aux Etats-Unis, d'abord, où il est d'ores et déjà présenté comme un classique, et chez nous ensuite, puisqu'il m'a semblé n'en lire que des critiques dithyrambiques.
     Peut-être ne suis-je pas dans la cible de cette histoire, qui pour certains est explicitement destinée aux ingénieurs et aux informaticiens (une part significative du lectorat de science-fiction) par son côté hard-science et les clins d'œil que l'auteur adresse à ces lecteurs, en pointant plaisamment leurs petits travers monomaniaques. Et encore, c'est une explication qui ne me satisfait qu'à moitié, et qui ne satisfera sans doute pas du tout ledit lectorat qui aurait bien raison de rouspéter à se voir ainsi segmenté.
     Je ne voudrais cependant pas dénigrer le travail du traducteur (Jean Bonnefoy), qui a semble-t-il pris un grand plaisir à travailler sur ce texte et guide parfaitement le lecteur dans ses dédales (notes infrapaginales judicieuses, commentaires, bibliographie et liens internet en fin de volume : de la belle ouvrage, indiscutablement).
     Voilà ce que je peux dire de Cryptonomicon après la lecture du Réseau Kinakuta. J'ai bien peur que la lecture du troisième tome, Golgotha ne rive définitivement mon clou (si j'ose dire), toutefois dans le mauvais sens du terme. Pourtant, je me sens particulièrement mal à l'aise à l'idée de déconseiller à quiconque la lecture de cette trilogie. A titre personnel, je n'y ai trouvé qu'un intérêt médiocre proportionnellement au temps investi. Cependant, il est évident que de nombreux lecteurs passeront avec ce récit de passionnantes heures. J'avais vaguement comparé cette trilogie, dans ma critique du Code Enigma, à une lecture infra-parasolaire (entendez : qu'on emporte pour lire sur la plage). Cela me semble plus que jamais justifié. L'été approche : que chacun en profite pour se faire son opinion.

Julien RAYMOND (lui écrire)
Première parution : 1/7/2003 nooSFere

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition PAYOT, SF (2001)


     Après Le Code Enigma au printemps 2000, voici le deuxième tome d'une série qui ne relève pas de la science-fiction, fors les états de service de son auteur côté cyberpunk, mais est pourtant tout à fait propre à réjouir les amateurs du genre.
     La couverture ne ment pas : sous-marin échoué et chasseur de la seconde guerre mondiale, sur fond discret de message chiffré. De fait, on suit entre autres la traversée de la Nouvelle Guinée par un Japonais, rescapé d'un navire envoyé par le fond, entre ses compatriotes, les ennemis, et des anthropophages, ou des histoires d'U-Boot, ou encore un séjour touristico-érotique dans un port suédois, sur fond de contrebande avec la Finlande et de trafic d'or destiné à stimuler le zèle des généraux allemands. Plus, deux générations plus tard, donc aujourd'hui ou à peu près, l'installation d'un centre électronico-financier quelque part dans le Sud-est asiatique, des plongées autour d'une épave, une maison de famille victime de l'instabilité du terrain, les aléas d'un divorce, ou une expédition dans une jungle bourrée de péages militaires, à la recherche d'un tas d'or peu déplaçable. Le tout alternant, et devant converger avant l'infini.
     Dans tout cela, on ne relève guère que deux éléments purement conjecturaux, hérités des épisodes précédents : le projet de banque virtuelle, et les Qwghlmiens, originaires d'une île au nord des Hébrides et parlant une langue incompréhensible (et qui jouent donc pour les Britanniques le rôle des Navajos côté américain). C'est peu. Or, on a l'impression d'être en pleine SF. Pas seulement à cause de Turing. Ni de quelques commentaires scientifiques, accompagnés de schémas, toujours tout à fait sérieux et parfois imperturbablement « farcesques », surtout lorsqu'on modélise les frustrations d'un personnage. Peut-être parce que tout est décrit de très loin, avec un humour dévastateur. Ou parce qu'il y a une harmonie préétablie entre notre genre de prédilection et des phrases comme « Quand j'étais petit, mémoriser les décimales de Pi était à peu près notre seule distraction », ou « Et quand les aviateurs américains bien payés et en carence sexuelle se trouvent lâchés dans une culture formée moitié de cannibales, moitié de français, on a une sacrée putain d'économie civile ». Et on devrait arriver à trouver d'autres raisons encore.
     Bref, le mélange d'aventure, de vulgarisation technologique indolore et d'humour a parfaitement pris. Et on en redemande. Ce qui tombe bien, puisque le troisième volume est annoncé pour octobre 2001.

Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/9/2001
dans Galaxies 22
Mise en ligne le : 15/10/2002


 Critique de la série par Pascal J. THOMAS


 

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