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Des hommes et des machines

ANTHOLOGIE

Textes réunis par Robert SILVERBERG

Titre original : Men and machines, 1968
Science Fiction  - Traduction de Léon THOORENS
MARABOUT - GÉRARD, coll. Bibliothèque Marabout - Science fiction n° 434, 1973
320 pages, catégorie / prix : 3, ISBN : néant

Couverture

    Quatrième de couverture    
     Il y a machine et machine. Il y a la machine bien sage et bien docile — le téléphone, le dictaphone, l'essoreuse électrique. Il y a aussi la machine complexe, parfois ambigüe, souvent déroutante, tel l'ordinateur. Il y a enfin toutes les autres — toutes celles, fabuleuses, que notre monde utilisera demain, à commencer sans doute par le robot. Les relations que l'homme entretient avec elles sont tissées d'amour et de haine, pleines d'innocence et de tension... Imprévues, imprévisibles !
     Ce recueil propose dix aspects différents de leur commerce réciproque — l'extraordinaire conflit de la chair et du métal !


    Sommaire    
1 - Robert SILVERBERG, Introduction, pages 5 à 6, Introduction, trad. Léon THOORENS
2 - George Oliver SMITH, Une erreur de compte (Counter foil), pages 7 à 44, trad. Léon THOORENS
3 - Fritz LEIBER, Sale temps pour la vente ! (A Bad Day for Sales), pages 45 à 59, trad. Léon THOORENS
4 - Fred SABERHAGEN, Les Dames et le fou furieux (Fortress ship), pages 61 à 84, trad. Léon THOORENS
5 - James BLISH, Plexus solaire (Solar plexus), pages 81 à 101, trad. Léon THOORENS
6 - Robert SILVERBERG, Le Circuit Macaulay (The Macauley Circuit), pages 103 à 119, trad. Léon THOORENS
7 - Brian ALDISS, Mais qui peut remplacer l'homme ? (Who can replace a man ? / But who can replace a man ?), pages 121 à 136, trad. Léon THOORENS
8 - Lester DEL REY, Instinct (Instinct), pages 137 à 160, trad. Léon THOORENS
9 - Lewis PADGETT, Le Twonky (The twonky), pages 161 à 196, trad. Léon THOORENS
10 - Randall GARRETT, La Chasse du repaire (The Hunting Lodge), pages 197 à 245, trad. Léon THOORENS
11 - Jack WILLIAMSON, Bras croisés (With folded hands…), pages 247 à 313, trad. Léon THOORENS
 
    Adaptations (cinéma, télévision, théâtre, radio, jeu vidéo, ...)   
Twonky (The) , 1953, Arch Oboler (d'après le texte : Le Twonky)
 
    Critiques    
     Robert Silverberg mène depuis plusieurs années une abondante activité d'anthologiste parallèlement à sa carrière d'auteur, et ce volume en est le premier spécimen traduit en français. Comme d'habitude en pareil cas chez Marabout, on nous l'annonce comme « inédit en langue française »... ce qui n'empêche pas certains textes d'avoir déjà vu le jour ailleurs : par exemple, A bad day for sales de Fritz Leiber (dans l'ancien Galaxie, sous le titre Pas d'amateurs aujourd'hui), With folded hands de Jack Williamson (dans le Fiction Spécial 11 , sous le titre Les bras croisés) ou The Twonky de Lewis Padgett (dans le recueil Déjà demain, réédité en 1972 chez Denoël, sous le titre Le Twonky). Quant au contenu de l'anthologie, comme l'indique sans équivoque son titre, il est consacré au thème des rapports de l'homme avec la machine (sous la forme le plus souvent du robot). Outre les auteurs déjà cités, le sommaire rassemble des textes de George O. Smith, Fred Saberhagen, James Blish, Robert Silverberg, Brian W Aldiss, Lester del Rey et Randall Garrett. Le niveau d'ensemble se situe à un échelon élevé.


Serge BERTRAND
Première parution : 1/8/1973
dans Fiction 236
Mise en ligne le : 28/10/2002


 
     Quatrième anthologie de science-fiction de la Bibliothèque Marabout, le n° 434 est la traduction par Léon Thoorens de dix nouvelles choisies et présentées par Robert Silverberg. Sur la couverture il y a, stylisées, d'un côté des têtes d'hommes aux yeux exorbités, de l'autre des robots, et au milieu, beaucoup plus grosse, une tête humaine qui, sur la gauche, laisse apparaître des rouages : bon raccourci symbolique des thèmes communs à ces dix récits.
     Remarquons en passant que la première victime de la robotisation, c'est le traducteur : si ses belgicismes (« un bête mur », p. 251 ; « grand assez », p. 295) sont plutôt sympathiques, et ses néologismes (« badauder », p. 230) acceptables, il est en revanche inadmissible qu'il se laisse aller si souvent à remplacer le mot anglais par un mot français qui lui ressemble, sans se soucier de savoir s'il existe (« subsidiées » pour « subventionnées », p. 224) ou s'il a le même sens (« le moniteur d'une montre », p. 204 ; « quelle pitié » pour « quel dommage », p. 130), sans parler des contre-sens caractérisés (« série n° 81 » au lieu de « numéro de série 81 », p. 253 ; « mesure du quanta », p. 281 ). C'en est au point que, pour la dernière nouvelle du recueil, Bras croisés de Jack Williamson, déjà traduite dans Fiction spécial 11, on se demande à chaque instant si Thoorens est bien parti du même texte que Frank Straschitz. Un exemple entre cent : « Avec une courtoisie qui n'avait d'égale que sa parfaite dignité » (p. 254) correspond à « avec une agilité qui avait quelque chose d'épouvantable » ! Faute d'avoir soi-même sous les yeux le texte anglais, on ne peut distribuer avec certitude les bons points et les mauvais ; mais une chose est certaine en tout cas : le texte français de Fiction se lit beaucoup mieux.
     Pour en venir au fond (qui risque malheureusement d'être en partie offusqué par la forme), il y a au centre de ce livre le problème cher à Asimov du danger de la machine pour son créateur ; et l'introduction de Silverberg reprend des idées, parfois des termes, qui figurent dans celle des Robots ; mais alors qu'Asimov s'applique à démolir le « mythe de Frankenstein », Silverberg constelle son texte de points d'interrogation. Cette attitude dubitative correspond à la diversité des récits qu'il présente.
     Le premier, Une erreur de compte de G.O. Smith, évoque la problématique d'Asimov : la machine parfaite a une panne inexplicable, il faut trouver pourquoi ; et l'humour, comme chez Asimov, repose sur la mécanisation des hommes, dont le meilleur exemple est : « Combien s'en trouva — t-il, chargés de se rendre à telle station de téléport pour empêcher le public de l'utiliser encore, qui, par la force de l'habitude, entrèrent dans le terminal le plus proche pour gagner leur poste ! » (p. 34). Seulement, quand Asimov a traité, lui, du télétransport (système de déplacement instantané qui doit résoudre le problème des heures de pointe ! ) dans Quelle belle journée ! (in L'amour, vous connaissez ? chez Denoël), il l'a fait... à la Bradbury (aspect humain, poésie, retour à la façon de faire naturelle, archaïque). En revanche, G.O. Smith n'a pas fait de l'Asimov jusqu'au bout, car la solution trouvée à la fin n'est logique qu'en apparence (avec ces « existants purs » qui parviennent à communiquer bien qu'en dehors de l'espace et du temps, cet employé qui sort avec ceux qu'il connaît alors qu'il n'a pas indiqué de direction). Il s'agit en fait de la transposition loufoque d'une situation comique (pas pour tous !) traditionnelle : la femme qui accouche inéluctablement dans le taxi. Cela vaut donc en fait surtout par la charge satirique : stupidité malfaisante de la foule (p. 35), dangereuse mesquinerie des hommes d'affaires (p. 43).
     Dans Sale temps pour la vente, nouvelle mineure de Fritz Leiber (autrefois parue dans l'ancien Galaxie sous le titre Pas d'amateurs aujourd'hui, on trouve également le comique du « mécanique plaqué sur le vivant » : Robie, le robot-vendeur, siffle une jolie fille, et, inversement, celle-ci se livre aux coquetteries stéréotypées, un jeune garçon exagère son âge, un vétéran prend Robie pour un véhicule de guerre... Mais cet humour devient vite noir : Robie continue à vendre des inutilités après que Manhattan a subi une attaque nucléaire ; il demande s'il a de quoi fumer à un grand brûlé ; et, si les membres de la brigade de Défense civile, dans leurs armures d'amiante, ont l'air plus robot que lui, n'est-ce pas que toute notre société n'est plus qu'un horrible mécanisme qui tourne absurdement en broyant les hommes entre les deux meules, opposées mais en fait connexes, de la « loi économique » et de la « situation internationale » ?
     Les dames et le fou furieux est une histoire des « berserkers » auxquels Fred Saberhagen doit sa célébrité. Ce nom de « berserker » — que Thoorens traduit par « fou furieux » alors qu'il était conservé tel quel dans les Galaxie de la fin des années 60 — était à l'origine celui de guerriers scandinaves atteints de folie meurtrière qui combattaient, non cuirassés, mais selon les uns en chemise (cf. l'anglais bare = « nu »), selon les autres vêtus de peaux d'ours (cf. l'anglais bear = « ours »). Il s'agit ici de gigantesques astronefs de guerre entièrement automatisés qui, leurs maîtres disparus, continuent, avec un singulier mélange d'intelligence et de folie, à pourchasser tout ce qui vit pour le détruire. Il y a ici un simple jeu de chat et de souris (ou, bien entendu, Jerry triomphe de Tom), astucieux certes, mais sans la profondeur humaine de Dans le temple de Mars (Galaxie 37) ou des Prisonniers de la machine (Galaxie 26) par exemple. Et la conclusion optimiste tend à faire oublier la leçon, si nette dans le tragique La sentinelle (Fiction 190) de Walter M. Miller Jr. (le titre anglais, I made you, est significatif) : quand l'apprenti-sorcier crée des armes perfectionnées, c'est lui-même qu'en fin de compte il agresse ; ou encore, à « Si vis pacem, para bellum », il faut substituer : « Si tu prépares la guerre, tu veux le suicide ».
     Dans Plexus solaire de James Blish, il s'agît d'une machine semi-humaine non seulement par son comportement intelligent mais par son origine et sa nature : un astronef aux organes duquel un cerveau humain est connecté. On reconnaît le thème popularisé par Anne McCaffrey dans Le vaisseau qui chantait (Fiction 97), Le vaisseau qui tuait (Galaxie 42), Le vaisseau qui disparut (Galaxie 71) et récemment Le vaisseau en deuil (Fiction 234). Mais si le traitement de ce thème est extrêmement féminin dans ces nouvelles (Helva, dans son nouveau corps de métal, a gardé les sentiments d'une jeune fille : amour pour son pilote Jennan, pitié pour les enfants malades, etc.), il est ici des plus virils : Brant, enlevé, parvient à mettre K.O. sa prison !
     Le circuit Macaulay permet au synthétiseur non seulement d'interpréter toute musique génialement (avec les ultra-sons pour la « puissantiser »), mais encore de créer sa propre musique ; or, l'art est la manifestation par excellence de l'être intelligent ; donc l'homme a créé son successeur. Ce syllogisme, par lequel on peut résumer la nouvelle choisie par Silverberg pour représenter ses propres œuvres dans son recueil, fait délibérément fi, dans sa sécheresse, de la sensibilité qui vibre tout au long de ce récit : car qui mieux que des musiciens pouvait incarner cette qualité humaine plus irremplaçable encore que l'intelligence créatrice ?
     Mais qui peut remplacer l'homme ? se demande justement Brian W. Aldiss. Au début, le titre semble ironique : une machine en panne peut être remplacée, une « panne » humaine est irrémédiable ; justement les hommes semblent « en panne » ce jour-là, et, ne recevant plus de directives, les machines tentent de s'organiser. Très vite, elles en apparaissent incapables : leur pensée mécanique tourne en rond (leur « pour cette raison » fait penser au « je dirai même plus » des deux Dupont/d) ; et, malgré leur stricte hiérarchie (cerveaux de catégorie 1, 2, 3...), elles se querellent, se battent et se refusent aide et secours les unes aux autres. Dès qu'un homme apparaît, piteux, chétif, mourant de faim, elles se mettent docilement à son service. C'est un peu Animal farm de George Orwell transposé en... 1984 !
     Le même Instinct, autoritaire chez l'homme, servile chez le robot, est montré par Lester del Rey, mais dans un cadre fort différent, qui évoque celui de City (Demain les chiens) de Clifford D. Simak : les hommes ont disparu, leurs successeurs s'interrogent sur lui. Ici, ce sont des robots qui se demandent ce qu'était l'instinct et qui, pour le savoir, cherchent dans leur bio-lab à recréer leur créateur. On sourit parfois ici aussi à leurs raisonnements robotiques (« On n'avait pas à le programmer pour cela », p. 148), mais la grande spécialité de Lester del Rey, c'est le robot digne de la plus haute sympathie, et sur ce plan Instinct est à la hauteur du Robot vengeur (Galaxie 17) ou de Une morale pour Sam (Galaxie 37).
     Le Twonky, en revanche, est plein de cet humour mi — farfelu mi- grinçant que déployait le ménage H. Kuttner — C. Moore sous la signature de Lewis Padgett (Lewis comme dans Lewis Carroll). Le ménage Westerfield, lui, est victime d'un objet fabriqué par un homme venu par accident du futur : thème très semblable à celui de Service de réparation de Philip K. Dick (Satellite n° 41), mais très caractéristique aussi de Kuttner et Moore, très friands de visiteurs du futur d'une part (Saison de grand cru, Point de rupture, Choc dans Déjà demain ; En direct avec le futur dans Histoires fantastiques de demain), de machines déroutantes et contrariantes d'autre part (Gallegher bis dans Fiction 196). C'est également dans le recueil Déjà demain, publié au « Rayon Fantastique » et réédité chez Denoël, qu'avait précédemment paru cette nouvelle.
     Dans La chasse au repaire (curieuse traduction de The hunting lodge = « le pavillon de chasse ») de Randall Garrett, on retrouve le thème plus classique du robot trop bien réglé, couplé à celui des dirigeants immortels. On pense à Vénus et le Titan de Kuttner, à La flamme noire de Stanley Weinbaum, mais surtout à Droit inaliénable, nouvelle parue récemment dans L'Aube Enclavée, où en quelques lignes Gregory Benford évoque le problème et lui donne la même solution qu'ici, l'assassinat, avec la différence qu'ici l'assassin n'agit pas par rancune personnelle mais remplit une mission. Comment parviendra-t-il à la mener à bien malgré les robots dont dispose partout sa victime ?
     Bras croisés de Jack Williamson couronne magnifiquement le recueil. Tout le monde en connaît le thème, repris maintes fois, notamment dans Cité aux pieds d'argile de Robert Sheckley (Galaxie 50), dans L'autre jungle de Brian W. Aldiss (Galaxie 24) et dans D'un danger à un pire de Gordon R. Dickson (ancien Galaxie 50), Publié en 1947 dans Astounding, With folded hands eut un tel succès que, l'année suivante, Williamson écrivait un roman sur le même sujet, connu en France sous le titre Les humanoïdes dès 1951 grâce à Stock (une nouvelle édition a vu le jour en 1971 dans l'éphémère collection Stock-Evasion). Oserai-je l'avouer ? Ce roman me semble bien inférieur à la nouvelle, car Williamson me semble y tomber dans les mêmes travers que van Vogt à ses mauvais moments : ambition d'embrasser trop d'idées, du coup mal étreintes (au « rhodomagnétisme », force de cohésion universelle, se combinent les pouvoirs psycho-physiques, grâce à une bergsonienne « énergie créatrice », pp. 231-232 notamment), explications parascientifiques ennuyeuses et obscures, scènes par trop invraisemblables (survie sur une planète dépourvue d'atmosphère et proche du zéro absolu), incohérences dans l'intrigue ( comme dans Slan, ce qui est présenté comme tyrannie impitoyable au début est déclaré bienfaisant à la fin, par un coup de théâtre qui ne s'accompagne d'aucune justification de détail), personnages manœuvrés et abandonnés comme des pantins au gré des scènes à faire (seuls échappent à ce reproche Forester et l'inoubliable petite télékinésiste déguenillée Jane Carter, qui semble sortir, elle, d'un Sturgeon — alors que la nouvelle est bien centrée sur Underhill, le marchand d'automates ruiné par les humanoïdes, et Sledge leur créateur trop tard éclairé). On devine ce qui s'est passé : à une humanité traumatisée par l'hécatombe de 1939 — 46 et par une paix acquise par un coup lourd de menaces pires encore, Williamson, tout comme Bernard Wolfe (dont Limbo, récemment réédité chez nous, a paru aux U.S.A. il y a vingt ans) a voulu montrer que, par peur du Charybde de la guerre, on risquait de tomber dans un Scylla de mutilation (il y a à la fin des Bras croisés une lobotomie semblable au « Mandunga » pratiqué par le docteur Martine pour éliminer l'agressivité) et d'abdication des responsabilités humaines. Comme le problème n'était pas résolu pour autant, Williamson a voulu le dépasser en réconciliant soif de liberté et besoin d'une direction (« toute société doit former et façonner ses membres ») dans une harmonie supérieure. Mais la première partie est trop réussie pour que ce retournement idéaliste soit convaincant ; et l'on me pardonnera de préférer la dévastatrice ironie de la chute de la nouvelle, où les créatures donnent la paix de l'esprit à Sledge en lui faisant considérer comme ridicule vanité l'idée qu'il puisse être leur créateur !
     A ceux qui déploreraient que le recueil penche trop vers le pessimisme avec une telle conclusion (les derniers mots sont les mêmes que ceux de la nouvelle d'Andrevon dans Fiction 234 : « rien à faire »), je conseillerais de rétablir l'équilibre en lisant, plutôt que Les humanoïdes, Le livre des robots, où Asimov fait preuve d'un optimisme moins mystique et plus solidement fondé, notamment dans la dernière histoire, où les super-ordinateurs mènent l'humanité à son insu vers un mieux-être qu'elle ne peut comprendre, mais discrètement, sans violer ouvertement la liberté individuelle. En attendant... il y a des problèmes plus immédiats, plus terre à terre, à résoudre pour assurer la coexistence des hommes et des machines !


George W. BARLOW
Première parution : 1/11/1973
dans Fiction 239
Mise en ligne le : 6/11/2016


 
Base mise à jour le 17 juillet 2017.
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