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Colonies parallèles

Nicolas BOUCHARD


Illustration de Jeam TAG
ENCRAGE, coll. Lettres Science-Fiction n° 13
Dépôt légal : avril 1999
168 pages, catégorie / prix : 75
ISBN : 2-911576-12-8   
Genre : Science Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Pour la jeune Marie-Aïno, voici venu le jour du grand départ. Toute sa parentèle se rassemble. On prépare caisses et cartons pour quitter le Dévonien si calme et s'installer ailleurs, dans une nouvelle colonie parallèle. Mais, pour la première fois de l'histoire de la colonisation parallèle, la famille Svinkoïven venue d'un futur surpeuplé, va devoir coexister avec d'autres êtres humains : une civilisation sumérienne auprès de laquelle elle va essayer de passer pour des dieux. Ce qui n'est pas sans danger, comme l'apprendra bientôt Marie-Aïno...

     Nicolas Bouchard a été découvert avec Terminus Fomalhaut. Dans ce troisième roman, il nous emmene 3000 avant Jésus-Christ visiter Sumer, sans oublier de nous projeter dans un futur étouffant où l'argent-roi ouvre grand les portes de la colonisation parallèle. Avec son sens de l'humour et sa capacité à créer des systèmes économiques complexes, ce jeune auteur a une belle carrière devant lui.



 
    Critiques    
     22e siècle, la Terre est surpeuplée et polluée. Mais les familles les plus riches peuvent y échapper grâce à la Grande Porte, qui permet d'accéder à des mondes parallèles se situant à des époques différentes du passé de la Terre. La famille Svinkoïnen quitte son habitation du dévonien pour se rendre sur un autre monde à une période correspondant à 3000 ans avant J.C. au temps des Sumériens. C'est le premier déménagement pour la jeune Mari-Aïno, la fille unique du chef du clan Svinkoïnen. C'est aussi la première fois que des colons du futur vont vivre à une époque où vivent d'autres humains. Il va donc falloir cohabiter avec les autochtones en se faisant passer pour des dieux. Mais ce n'est pas si simple, et le bureau des affaires coloniales cache aux grandes familles des faits inquiétants sur les colonies...

     Nicolas Bouchard nous offre un roman dans la lignée de ses deux précédents, d'une écriture simple et directe. Sur une bonne idée de départ, il construit une histoire sympathique et amusante. La deuxième moitié du roman est cependant peut-être un peu lente, avant la fin qui elle est expédiée un peu trop rapidement. Un petit roman sans prétention et fort sympathique.

Frédéric BEURG (lui écrire)
nooSFere


     Après Terminus Fomalhaut, un premier roman bourré de défauts et pourtant sympathique, et au moment où paraît son deuxième au Fleuve Noir, Nicolas Bouchard publie ici son troisième livre, le plus abouti (dans une collection, « Lettres-SF », qui publia son premier ouvrage et qui semble, à l'heure ou paraissent ces lignes, au mieux en sommeil et au pire définitivement arrêtée). Certes, Colonies parallèles n'a rien d'original. On est même en pleine « science-fiction de bon-papa ». Jugez-en : quelques siècles dans le futur, la Terre est polluée et surpeuplée. Il a donc été décidé de coloniser le passé d'univers parallèles, où quelques grandes familles (ou parentèles) produisent ce dont ont besoin leurs concitoyens. La jeune Marie-Aïno Svinkoïnen et tout son clan, connu pour ses harengs qui nourrissent un cinquième de la population, ont décidé de quitter le monde préhistorique qu'ils habitent pour s'installer trois mille ans avant J.C., dans l'empire sumérien. L'idée semble à priori bonne et leur permet de grimper les échelons de la société terrienne. Pourtant, il semble que la parentèle ayant précédemment occupé cet univers ait disparu corps et biens. Le déménagement marquera pour Marie-Aïno le début d'une aventure qui ne lui laissera pas une minute pour respirer...
     On ne trouvera dans ce roman strictement rien qu'on n'aurait pu trouver cinquante ans plus tôt dans n'importe quel magazine de science-fiction. Ce qui n'empêche qu'on s'y amuse beaucoup. Nicolas Bouchard maîtrise infiniment mieux son écriture qu'à ses débuts, et n'est plus obligé de noyer son récit sous des flots de dialogues pour masquer ses carences stylistiques. Quant à son histoire, aussi peu originale soit-elle, elle est suffisamment riche en péripéties, en décors et en personnages pour qu'on la suive avec un intérêt égal. En somme, on prend ici le même plaisir que l'on trouve à lire les Jimmy Guieu signés Roland C. Wagner (oups, pardon, Richard Wolfram), ni plus ni moins. Ça ne vole guère haut, mais après tout le rase-mottes a aussi ses avantages.

Philippe BOULIER
Première parution : 1/9/1999 dans Bifrost 15
Mise en ligne le : 6/9/2003


 

 
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