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    Fiche livre    

Le Livre d'Or de la science-fiction : Jean-Pierre Andrevon

Jean-Pierre ANDREVON

Textes réunis par Patrice DUVIC


Science Fiction  - Illustration de Marcel LAVERDET
POCKET, coll. Le Livre d'or de la science-fiction n° 5177, dépôt légal : décembre 1983
320 pages, catégorie / prix : 5, ISBN : 2-266-01365-3
Couverture

    Quatrième de couverture    
     Jean-Pierre Andrevon, né en 1937, est devenue dans les années soixante-dix la superstar de la science-fiction française. Il s'est illustré dans le roman (les Hommes-Machines contre Gandahar ou le Déser du monde) mais plus encore dans la nouvelle, voire dans l'histoire très courte. Homme-orchestre, il a prouvé son talent dans les arts plastiques (peinture, dessin de presse, B.D.), le film et même la chanson. Ses manifestes et ses textes critiques en ont fait le leader d'une génération. Totalement sincère, il évoque la menace de la guerre, du totalitarisme et de la pollution ; il vit dans la hantise de la mort et de la fin du monde, ne voyant d'autre espior que le retour à la terre, à la fraternité communautaire, à l'animal même. Son écriture précise, d'un réalisme rare en S.-F., donne plus de force encore au souffle visionnaire qui anime ses récits.


    Sommaire    
1 - Patrice DUVIC, La Mort, le réveil, pages 7 à 26, Préface
2 - La Réserve, pages 27 à 38
3 - Le Château du dragon, pages 39 à 56
4 - Un petit saut dans le passé, pages 57 à 80
5 - Scant, pages 81 à 105
6 - La Télévision, pages 106 à 107
7 - Neuf déchirures dans la trame de la désespérance quotidienne, pages 106 à 117
8 - Le Combattant, pages 107 à 108
9 - Le Trou, pages 108 à 109
10 - Dernières classes, pages 109 à 110
11 - Crime de jeunesse, pages 110 à 111
12 - La Nuit de la tendresse, pages 111 à 112
13 - Le Quartier des étoiles, pages 113 à 114
14 - Planification, pages 114 à 116
15 - Le Désir, pages 116 à 117
16 - Salut, Wolinski !, pages 118 à 132
17 - Le Dernier dinosaure, pages 133 à 160
18 - Quelques chansons, pages 161 à 166
19 - Les Retombés, pages 167 à 228
20 - De "A" à "Z", pages 229 à 232
21 - Le Réseau, pages 233 à 236
22 - Le Monde enfin, pages 237 à 304
23 - (non mentionné), Bibliographie de Jean-Pierre Andrevon, pages 305 à 316, Bibliographie

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
Jacques Goimard & Claude Aziza : Encyclopédie de poche de la SF (liste parue en 1986)
François Rouiller : 100 mots pour voyager en science-fiction (liste parue en 2006) (1pour la nouvelle : ****)
 
    Critiques    
     La mort et la guerre, nous dit Duvic dans sa préface, telles sont les mamelles où puise la création andrevonienne. Telle est l'imprégnation majeure de sa pensée, dont à ce jour il ne dévia guère : le pessimisme foncier, enrobé peut-être de vision sarcastique comme un gâteau de glaçage au sucre. On peut difficilement contester cette approche, pour autant du moins que l'on corrige l'influence d'une jeunesse marquée par la guerre au travers des préoccupations socio-politiques qui traversèrent les vingt dernières années. Car les mouvements des années soixante et soixante-dix ont motivé Andrevon autant sinon davantage qu'Hiroshima. Jean-Pierre Andrevon ne se satisfait pas de son réel. Il traque sous les apparences toute cette effroyable logique qui sous-tend l'existence des affrontements planétaires, de la société nucléarisée, d'un monde hyper-policé... Qui fait le lit du poulailler futur, pour citer son dernier roman.
     Ne serait-ce là, comme tendent à le présenter les contempteurs de la SF « politique », qu'affaire de mode ? Andrevon vieillit, de plus en plus nihiliste, de moins en moins militant. Mais jamais il ne varie sur le point essentiel : l'artiste se doit d'entrer en résistance. Retournons les fusils, nous crie Ziegler. Andrevon demeure celui qui, dans Le monde enfin, fit montre d'une conscience écologique nourrie d'une véritable connaissance de la nature et de la vie.
     Bourru, taciturne, parfois rébarbatif Andrevon ? Bien sûr qu'il se protège ! Mais l'écrivain ne doit-il pas essentiellement figurer dans ses textes ? Andrevon reste à ce jour l'un de nos meilleurs nouvellistes, l'auteur également de ce très fort roman qu'est Le désert du monde. C'est un écrivain qui part dans tous les sens, frénétiquement, explorant sans cesse de nouveaux moyens d'expression. Fuite en avant, désir de figurer comme certains l'ont sous-entendu ? Ou plutôt frénésie de porter au jour les visions qui lui mangent l'esprit ? Ce n'est pas pour rien qu'Andrevon est l'un des auteurs non pas les plus visuels, mais les plus visualisants de sa génération. Tout est dans le texte, et dans les autres moyens dont il use, avec plus ou moins de bonheur.
     Le choix opéré dans son œuvre par Duvic a le mérite de mettre en lumière les facettes d'Andrevon et parfois, car ce choix n'est heureusement pas trop construit, ses ambiguïtés. On pourra certes regretter l'une ou l'autre absence.,.. Dans l'ensemble le panorama demeure fidèle. On me permettra d'avouer mes préférences : Scant, Salut, Wolinski !, Le dernier dinosaure et surtout ce petit chef-d'œuvre, Le monde enfin. On me permettra également de n'être pas convaincu par l'œuvre de parolier d'Andrevon. On ne peut tout aimer.


Dominique WARFA (lui écrire)
Première parution : 1/3/1984
dans Fiction 349
Mise en ligne le : 1/11/2005


 
Base mise à jour le 9 septembre 2017.
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