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Le Gambit des étoiles

Gérard KLEIN

Première parution : Paris : Hachette & Gallimard, Rayon Fantastique, 1958


Illustration de Jean-Claude FOREST

HACHETTE / GALLIMARD (Paris, France), coll. Le Rayon fantastique n° (62)
Dépôt légal : 4ème trimestre 1958, Achevé d'imprimer : décembre 1958
256 pages
ISBN : néant
Format : 11,5 x 18,0 cm  
Genre : Science-Fiction

Éditeur : Hachette.



    Quatrième de couverture    
     La « GALAXIE HUMAINE » — en dépit de son nom présomptueux — n'était encore qu'une minuscule île de vie dans l'immense océan de la lumière. Cependant son grand rêve était de faire coïncider ses frontières avec les contours spiralés de la galaxie stellaire.
     Jerg Arlan s'inquiétait peu de la gloire ultime de l'Homme et des ennemis ou des amis qui pouvaient le guetter ou l'attendre en quelque lointain repli de l'espace.
     Pourtant la galaxie humaine en fit son ambassadeur, l'envoya — contre son gré — explorer le centre de la galaxie stellaire. Car là-bas s'étendait une région inquiétante, moyeu de la grande roue d'étoiles, espace multiple où se perdaient les expéditions, où s'accomplissaient d'étranges desseins, où se trouvaient peut-être les solutions de problèmes immémoriaux.
     Là, sur des étoiles mortes, avaient été édifiées, en des temps oubliés, par une race plus ancienne que l'Homme, de vastes citadelles noires.
     Qui étaient comme autant de cases d'un échiquier dans l'espace. Echiquier sur lequel Jerg Arlan allait engager la dernière phase de la lutte : Le Gambit des étoiles.

    Cité dans les pages thématiques suivantes :     

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Association Infini : Infini (3 - liste francophone) (liste parue en 1998)

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition LIVRE DE POCHE, SF (2ème série, 1987-) (2006)


     Le temps passe mais les méthodes ne changent guère : enivré par un recruteur sournois, Jerg Algan signe malgré lui un engagement qui le transforme en explorateur galactique. Sale coup pour quelqu'un qui n'imaginait pas un jour quitter la Terre. Mais Algan, malgré son nouvel uniforme, reste une forte tête, et une forte tête sans attaches familiales ni appartenances politiques ; c'est justement à ce titre qu'il a été repéré par sa hiérarchie et par une faction séditieuse, les Puritains, qui s'entendent officieusement pour l'envoyer explorer le centre de la Galaxie, à la recherche des traces d'une civilisation non humaine — et pour découvrir l'origine de la civilisation humaine elle-même. Aidé par le zotl, une puissante drogue hallucinogène, et par un mystérieux échiquier sans pièces aux propriétés étranges, Algan s'élance donc dans la Galaxie, à la découverte d'une vérité déconcertante.

     Avec ce texte, son premier roman publié, Gérard Klein poursuit la réédition de son œuvre romanesque dans sa collection du Livre de Poche SF. Un premier roman publié, c'est une étape importante dans la vie d'un romancier — on comprend donc l'intérêt bibliographique de cette reparution. Le gambit des étoiles reste l'un des romans les plus célèbres de Gérard Klein (ses multiples éditions, durant près d'un demi-siècle, l'ont fait figurer au catalogue des collections les plus fameuses de l'imaginaire : Le Rayon fantastique, Marabout, NéO...). On s'attendait donc à le revoir tôt ou tard sous la couverture argentée du Livre de Poche.
     Joli coup pour un auteur âgé de vingt ans seulement, à plus forte raison si le manuscrit a été ébauché, comme il le signale dans sa préface, quand il n'en avait que dix-huit ! La narration est maîtrisée sans être trop linéaire, avec une réelle recherche psychologique qui peut parfois évoquer visuellement certains passages du 2001 de Kubrick, lequel ne viendra que dix ans plus tard. On notera le proto-psychédélisme de la quête du héros, remarquable de la part d'un auteur dont la connaissance des psychotropes se limitait, de son propre aveu, à la lecture des Doors of Perception d'Aldous Huxley — ce qui n'est déjà pas si mal, car le bouquin d'Huxley ne précède que d'un an l'écriture de celui de Klein.
     Bien sûr, le roman aurait sans doute été encore meilleur si Gérard Klein l'avait écrit quelques années plus tard, car avec un peu plus de maturité, il aurait peut-être étoffé certaines parties de son récit, en particulier le dernier chapitre, qu'on peut juger plutôt abrupt. Mais pour un premier roman, on a vu bien pire !

     Roman solide, Le gambit des étoiles a vaillamment supporté l'épreuve du temps et reste un texte tout à fait recommandable. Signalons qu'il a été par le passé réédité dans une collection destinée aux jeunes lecteurs, pour qui il constituera une lecture ambitieuse.
     Une dernière observation cependant : s'il existait un quota d'édition de textes francophones calqué sur celui de la diffusion de chansons sur les ondes radiophoniques, Gérard Klein le remplirait à lui tout seul dans la collection qu'il dirige. Difficile d'admettre que dans la production des cinquante dernières années, aucun autre texte francophone que les siens propres n'ait pu trouver grâce aux yeux de Gérard Klein directeur de collection. Il existe certainement des quantités de pépites à exhumer... Un peu d'audace et de patriotisme, que diable !
     Pour le reste, nous attendons toujours avec curiosité le nouveau roman promis par Gérard Klein dans sa préface à l'édition 2004 du Temps n'a pas d'odeur...

Julien RAYMOND (lui écrire)
Première parution : 17/2/2006
nooSFere


 

Edition LIVRE DE POCHE Jeunesse, Jeunesse (1986)


     Inutile, j'espère, de s'étendre longuement sur ce roman maintes fois réédité. Dans la « Galaxie humaine » en enfance, Jerg Algan est un isolé, un rebelle comme il ne peut encore en exister que sur la vieille Terre. La planète n'a plus pour elle que son passé et son esprit d'indépendance, de refus des lois édictées par Bételgeuse. Pourtant Algan, le pion sacrifié du titre, se lancera sur l'échiquier des étoiles pour y découvrir le secret du voyage interstellaire...
     Bref, un space opéra un peu van vogtien, un peu parano, mais d'une plus grande simplicité que les œuvres de l'auteur américain. Par contre, mieux écrit, il s'ouvre sur des réflexions plus sérieuses, plus soigneusement développées. Ce qui me frappe encore le plus dans le texte est cette image d'un empire disloqué dans le temps par les distorsions relativistes provoquées par les voyages dans l'espace — le space opéra classique a trop souvent gommé ce fait par un souci de facilité, qui l'a privé d'une vision plus grandiose.
     Dans une préface un peu nostalgique, Klein se penche à la fois sur sa jeunesse et sur les changements intervenus depuis. Je ne suis pas convaincu qu'ils aient été qualitativement plus importants que ceux qui ont pu se produire cinquante ans plus tôt, et il n'est pas juste de placer ainsi la SF dans l'optique de la prospective : une œuvre comme Le Gambit... part dans une autre direction, et ne frôle la préface que par cette confrontation d'époques disjointes qu'imposent les paradoxes relativistes (plus on voyage vite, moins on vieillit).
     Faut-il enfin placer Le Gambit... sur le rayon « jeunesse » pour cause de simplicité narrative ? Non, à mon avis : le ton général en est désabusé et plutôt pessimiste. Félicitons-nous simplement qu'un bon roman de SF Français soit à nouveau disponible dans une présentation élégante (les illustrations d'Adamov) et bon marché.

Pascal J. THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/10/1986
dans Fiction 379
Mise en ligne le : 24/10/2003




 

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