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Le Jeu du sang

Michael MOORCOCK

Titre original : The Blood Red Game / The Sundered Worlds, 1965
Première parution : Londres, UK : Compact Books, 1965

Traduction de Simone HILLING
Illustration de Thierry LEROUX

OPTA (Paris, France), coll. Galaxie-bis n° 50/144
Dépôt légal : 2ème trimestre 1976, Achevé d'imprimer : 7 mai 1976
Roman, 256 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : néant
Format : 11,0 x 18,0 cm  
Genre : Science-Fiction

Linda est ici orthographié Lynda.



    Quatrième de couverture    
     Devant lui, la galaxie était un enfer bouillonnant de matière informe, floue, brillante, emplie de couleurs archétypales — rouges, blancs, noirs, jaunes — coulant en un lent désordre. C'était un univers en train soit de naître, soit de se dissoudre.
     Le silence était presque total tandis qu'il passait de ce continuum dans le suivant.
     Maintenant, ils étaient au centre d'une galaxie.
     Des groupes denses d'étoiles s'étendaient dans toutes les directions. Il les considéra avec émerveillement, remarquant qu'à chaque phase du voyage, la matière emplissant l'espace autour d'eaux semblait changer de position aussi bien que de nature.
 
     Puis les étoiles disparurent !

    Sommaire    
1 - Linda ISAACS, Passage (Transit), pages 240 à 251, Nouvelle, trad. Jacques POLANIS
 
    Critiques    

     Il y a au moins trois Moorcock : l'auteur sincère et humain dans le dépouillement de Voici l'homme et de la Défonce Glogauer (titre racoleur dont il n'est pas responsable) ; le faiseur qui flatte les snobs par des « recherches » parfaitement stériles (exemple, la bien-nommée Nature de la catastrophe et autres jerrycorneliuseries) ; enfin l'écrivailleur qui produit à tour de bras des œuvres alimentaires. Le Jeu du sang, dans le genre « space-opera », me semble encore plus caractéristique de ce troisième genre que le Joyau noir dans le genre « heroic fantasy » (cf FICTION n° 238). De toute évidence, M.M. a démarré sans aucun plan, avec seulement l'idée (belle, d'ailleurs) d'un monde dérivant à travers les univers parallèles formant le multivers ; n'ayant pas su en tirer grand-chose, il s'est mis à entasser d'autres thèmes : les Créateurs à qui succéder, l'univers en contraction à fuir, et ce « jeu du sang » à gagner contre une race décadente qui veut empêcher par « l'action psychologique » (au sens plein du mot) l'humanité d'atteindre les deux buts précédents. Cela donne quelques belles scènes (p. ex. quand Marie l'Egarée est retrouvée par son mari sur la planète Ruth-la-Trouée), mais un ensemble bien mal ficelé (on change même de héros vers le milieu !) et plutôt ennuyeux dans la mesure où M.M. échoue à donner vie à ces idées trop vastes (un peu comme certains auteurs du « Fleuve Noir » des années 60, dont la maladresse puérile égalait l'ambition) — de sorte qu'on pourrait voir une caricature de son livre en cette manchette parodique (dans Ratner's Star, roman de Don De Lillo à la limite de la S.F. qui vient de paraître aux E.-U.) : « un savant révèle : l'expansion de l'univers a cessé ; phase de contraction commencée ; gigantesque exode de citadins. »
     Passage, la nouvelle qui complète le volume, est en revanche d'un grand intérêt, rehaussé par l'actualité — l'affaire Karen Anne Quinlan. Lynda lsaacs y réussit en 11 pages ce que j'ai raté en 30 ans dans Deux aimables filles (GALAXIE 126) : un coma... dépassé.

George W. BARLOW
Première parution : 1/11/1976 dans Fiction 274
Mise en ligne le : 1/4/2013


 
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