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Le Maître des rêves

Roger ZELAZNY

Titre original : The Dream Master
Traduction de Alain DORÉMIEUX
Illustration de Jean-Luc SECHET
CASTERMAN, coll. Autres temps, autres mondes - Romans n° (7)
Dépôt légal : novembre 1977
230 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-203-22706-0   
Genre : Science Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Il s'appelle Charles Render. Son métier : neuroparticipant. Sa fonction : créateur de rêves. Un neuroparticipant est un psychanaliste du XXIème siècle, qui se branche directement sur le cerveau de ses patients en y injectant des rêves dans lesquels il se projette lui-même. Render est un maître dans son domaine. Les rêves qu'il élabore, les mondes imaginaires qu'il fabrique, sont parmi les plus achevés. C'est alors qu'il rencontre Eileen Shallot. Elle est très belle. Elle est aveugle de naissance. Elle veut apprendre à voir le monde par les yeux de Render, à travers les rêves qu'elle lui demande de tisser pour elle. Et Render recrée pour Eileen le spectacle des choses. Ensemble ils parcourent les mondes qu'il lui a préparés, avec leur étalage de sensations visuelles qu'elle découvre pour la première fois.
     Mais Render s'aperçoit qu'Eileen devient dangereuse. Elle ne veut plus s'arracher aux univers de rêve, elle lui en dérobe peu à peu le contrôle, elle l'y entraîne à sa suite. Il se retrouve pris dans un piège qu'il a lui-même mis au point. Quelle en sera l'issue ?

     Roger Zelazny est né en 1937 dans l'Ohio. Il commence à écrire professionnellement en 1962 et à plein temps en 1969. On lui doit environ soixante-dix nouvelles et plus d'une quinzaine de romans. Paru en 1964 dans sa version magazine, La Maître des rêves est chronologiquement son tout premier. On y trouve déjà annoncée toute la thématique de son oeuvre future : les univers artificiels, les références mythologiques, la solitude et la volonté de puissance d'un héros qui défie les événements. Un livre capital pour la connaissance d'un des auteurs les plus originaux de la SF moderne.

 
    Critiques    
 
     LE DESIR DU POUVOIR

     C'est un livre fabuleux qu'a traduit A. Dorémieux. Second livre de Zelazny, d'une époque où celui-ci n'est pas producteur à plein temps, mais écrit en sus de son travail de fonctionnaire. L'année précédente ce fut Toi l'Immortel (Denoël). Ce Maître des rêves est contemporain de très belles nouvelles publiées en leur temps par Fiction et Galaxie comme Une rose pour l'Ecclésiaste (F. 151), Les Portes de son visage, les lampes de sa bouche (F. 152). Il serait naïf de vouloir donner un résumé : chez Zelazny ce n'est pas l'intrigue qui importe. Avant la SF, pendant cinq ans, il a écrit dans le domaine poétique : il lui en reste le sens du mot qui déclenche les associations et les harmoniques, une manière de concevoir l'œuvre non pas comme une piste prévisible, mais comme un système d'échos, de connexions par affinités entre des scènes, des personnages des situations. « Je n'ai pas de plan, j'ai en tête quelques personnages et quelques événements... l'interaction des personnages suggère de nouvelles situations jusqu'au moment où l'univers est complet et se développe selon ses propres lignes d'évolution ». Interview par Patrice Duvic Fiction 227. Personnage pivot, Render le Façonneur : médecin/magicien au pouvoir de guérir par la production de rêves chez le sujet, auquel il est relié par un engin hallucinant : l'Unité de Transmission Réception Neurale Omnicannaux. Rêves auxquels il participe, élément dynamique permettant le déblocage affectif du patient. La différence avec la psychanalyse est expliqué (104). Moins que l'aspect thérapeutique, secondaire, c'est la tentation démiurgique de Render qui est thématisée. Aller plus loin, plus profond. La première scène, cas du député guéri après un rêve à la limite de la parodie du Jules César de Shakespeare, marque la condescendance de Render : il lui faut plus, autre chose que cette routine, sinon l'ombre du suicide viendra le hanter ; elle le fascine déjà. Il existe plusieurs voies pour se suicider : la fenêtre ouverte sur le vide (le concepteur) ou l'overdose. Un autre élève de son maître, qui voulut connaître et explorer un cerveau de chimpanzé, et se retrouve, par un effet de contre-transfert, prisonnier des rêves de l'animal, prostré, à effeuiller une plante absente. Render lui est soumis à la tentation par Eilen, un cas extraordinaire : il y a un défi à relever ; donner à « voir » et à « se voir » a un aveugle de naissance. C'est la rencontre entre les deux mondes, l'univers où il est le guide, le seigneur, de Maître (cf Dante). Mais Eilen n'est pas une matière ductile, neutre : elle a ses passions, ses schémas, une force psychique. Le voilà en-clos dans une brillante armure, par jeu ; puis emmuré dans l'univers répétitif d'un mythe, blessé, attendant les voiles noires de sa mort (Tristan et Iseult). Le thème de la rencontre entre deux mondes mentaux, par le biais de la psychanalyse ou par d'autres voies a souvent été traité, souvent avec bonheur, dans le cadre de la nouvelle : Une supposition insensée Kuttner et Moore in Puissance du Rêve (Caillois, 1962) Le pays factice CS Lewis (Fiction 38), Le Monde en chocolat Tenn, (Galaxie 16), par exemple. Il s'agit presque toujours d'un morceau de bravoure, appelant une chute. Peu de romans sur ce thème : peut-être Wul in Odyssée sous contrôle (Fleuve Noir 138). Tant il paraît difficile de soutenir une tension constante. Mais là où le Façonneur échoue, Zelazny réussit l'incroyable tour de force. Pourtant tout est centré sur Render. Mais l'environnement où il le fait vivre est déjà symbolique : les objets (voitures auto conductrices, aux vitres opacifiées ; robots impossibles à distinguer des hommes ; chiens mutants — dont parfois la sauvagerie et la solitude atroce se donnent libre cours) ont un double statut. Ils renvoient à ce monde qu'ils accréditent (où vit Render), mais en même temps ils signifient la présence cosmique du drame. Manichéen, la nuit contre la lumière, la neige opposée au cœur chaud de la nuit. Les personnages aussi : Jill De Vill (devil = Diable), malgré son manteau d'hermine, va apporter la touche finale (dans cet univers qui se crée par des pianotages sur des boutons, pour l'auto comme pour l'Unité (Omnicanaux) le poids infime qui faussera le jeu, qui décidera de l'enfermement). Une série de scènes (l'enfant, le député, les repas, Davos) donnent à ressentir la fissure ; et le retour de tout ce qui était nié, refoulé par la volonté de domination, de pouvoir.
     Livre poème, où joue l'écho de diverses cultures ; livre de retournements, où le rêve du Maître emporte en son décours pulsionnel la maîtrise du Rêve. Peut-on y découvrir, au-delà (ou en-deçà) du plaisir de la lecture, une signification ? Elles affluent, elles affleurent sous chaque mot, se contredisent et jouent, J'y ai vu (entre autres) une mise en scène de la mégalomanie propre à toutes les technocraties. Toujours, elles présentent sous forme de défis ce qui n'est qu'une fuite en avant ; comme jeu de l'imagination ce qui est répression des désirs non normalisés. Ici, c'est, d'une manière pathétique, la prise en compte du refoulé. Ce livre de 1966 présente comme une sorte de crépuscule des Maîtres, la fin des rêves de la SF antérieure : technologie ronflante, autre nom d'un impérialisme ; outrecuidance de la raison devenue folle, etc. Tous ces thèmes deviendront plus tard des lieux communs, ici ils sont encore dans leur jaillissement. D'où le pathétique, l'impact émotionnel fort. A lire en parallèle avec L'Ile des Morts.
 

Roger BOZZETTO
Première parution : 1/5/1978 dans Fiction 290
Mise en ligne le : 19/9/2010

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition GALLIMARD, Folio SF (2006)


     En 1966, date du livre, l'avenir à court terme, soit à quelque chose près notre passé proche, pouvait comporter des chiens d'aveugle mutants et dotés de la parole et des voitures à pilotage automatique, programmables au hasard, avec un réseau en passe de couvrir cinq continents grâce à un pont sur le détroit de Behring. Plus l'exploration du système solaire, bien entendu. Et aussi l'intervention directe dans les rêves par des psychiatres spécialisés, au risque pour eux de se faire prendre au piège de l'imaginaire, ce qui est le cœur de ce roman, ancêtre tout à la fois, d'une certaine façon, des mondes subjectifs d'une décennie plus tard et du cyberpunk. Avec des échos de Dick pour ce qui est de la confusion entre réalité et simulacres, comme entre robots et humains. Pas mal pour un texte mineur. On lui pardonnera ses digressions, dont la description des innovations évoquées plus haut, parce qu'elles font partie de son charme — à noter que la scène initiale, où Jules César pleure sur le forum parce qu'il n'a pas été assassiné comme prévu, si elle décevra en fait les amateurs d'uchronie, n'a rien de digressif. On s'attachera même aux personnages, parce que ce qu'ils pouvaient avoir d'un peu convenu est désormais exotique. Le tout se lira peut-être bientôt comme une forme de steampunk, décalée d'un siècle, et avec du jazz. En tous cas, et même si ce n'est pas un grand classique, cela mérite d'être lu, c'est bien agréable, et c'est une réédition tout à fait bienvenue.

Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/6/2006
dans Galaxies 40
Mise en ligne le : 16/2/2009


Edition GALLIMARD, Folio SF (2009)


     Charles Render est un Façonneur, le meilleur dans sa profession. Ce thérapeute d'un nouveau genre appartient à une élite rassemblant environ deux cents analystes qui se sont spécialisés dans la Neuroparticipation — une forme de cure psychique rendue possible à la fois par certaines dispositions mentales et l'usage d'une technologie avancée. Au moyen d'une « Unité de Transmission-Réception Neurale Omnicanaux » qui relie médecin et patient, le praticien est en mesure d'élaborer des structures oniriques. Il façonne la matière des rêves, afin de mettre en évidence névrose et comportement paranoïaque. Littéralement, il est un révélateur d'images, comme on le dirait d'un procédé photographique.

     Cette intimité unissant l'analyste et son client demeure cependant sous contrôle, afin d'éviter toute forme de transfert, comme il est d'usage depuis Freud. A ceci près qu'ici le risque n'est pas pour l'analysé, mais bien pour le médecin : « Si le thérapeute perd pied au cours d'une séance, il n'est plus le Façonneur, mais le Façonné » (p. 51). C'est pourquoi un certain nombre de sécurités narcoélectriques isolent le mental du Façonneur, afin de le préserver.

     Une distance que Render entretient aussi dans la vie. Veuf, il a placé son fils Peter dans un pensionnat huppé et ne le voit qu'en période de vacances, passées aux sports d'hiver à Saint-Moritz ou Davos. L'analyste a une maîtresse, mademoiselle De Ville, qu'il fréquente de loin en loin. Ses confortables revenus n'ont pour but que d'assurer son image, lui qui manipule celles des autres.

     Cette routine entretenue à tendance psychorigide, dont le thérapeute a pleinement conscience, va être bouleversée par l'arrivée d'Eileen Shallot. La sublime jeune femme souhaite exercer la Neuroparticipation. Interne en psychiatrie à l'Institut fédéral de psychothérapie, le docteur Shallot dispose de toutes les qualifications. Mais elle est aveugle de naissance, et Render estime qu'il serait trop dangereux de lui faire visualiser des rêves. Eileen lui propose alors de devenir sa patiente, afin qu'elle s'habitue progressivement à la nouveauté des images et contrôle ses émotions. Voyant l'intérêt d'un pareil cas d'étude, Render accepte. Le phénomène de transfert va alors commencer...

     Second roman de Roger Zelazny, l'argument a fait aussi l'objet d'une nouvelle, « Le Façonneur », publiée chez nous dans Histoires de mirages dans « La Grande encyclopédie de la science-fiction » du Livre du Poche. La présente édition nous permet de découvrir enfin le texte intégral, dans une traduction révisée qui rend pleinement compte du caractère impersonnel de la narration, à l'image de la société décrite mais aussi de Charles Render. Lui-même, élégant et froid, fait figure de symptôme, parfait représentant de son temps. Le praticien tient un discours réaliste sur son activité : l'époque débarrassée des maux classiques, faim et insécurité, est une ère de névroses. Dépossédés de leurs problèmes extérieurs, les gens développent des troubles internes, à la façon du roman de Pierre Boulle Les Jeux de l'esprit, postérieur à celui de Zelazny.

     De manière intéressante, durant tout le récit Charles Render n'aborde jamais la raison d'être de sa profession, s'en tenant uniquement à l'évocation des moyens techniques. Et lorsqu'il tente de ne pas en faire une simple description concrète, le médecin n'a pas recours à un registre clinique, mais à des références mythologiques. La couronne de micro-circuits qu'il coiffe pour pénétrer le mental du patient lui fait « une tête de Méduse ». La Gorgone est d'ailleurs plusieurs fois convoquée dans le roman, ce qui n'étonnera pas chez Zelazny.

     De même, la fin visée par la Neuroparticipation est on ne peut plus concrète : il ne s'agit pas tant de soigner des gens que de les rendre à nouveau fonctionnels. En cela, cette thérapie d'un nouveau type se situe dans le parfait prolongement du freudisme réinterprété par l'école américaine, et rend l'art des Façonneurs plausible. Après tout, seule l'avancée technologique constitue une nouveauté, mais les présupposés demeurent les mêmes. L'individu, assujetti au tout social, est déclaré sain s'il est à nouveau productif.

     Deux exemples dans le roman confirment cette option : la scène d'ouverture qui n'a pour but que de permettre au député Erickson de reprendre son activité. Et, page 46, la cure d'un musicien grec par le biais d'une reconstitution de l'Atlantide, destinée à le délivrer de sa paranoïa. Sans cynisme, mais avec une froide lucidité, Render déclare l'avoir rétabli. Privé du génie que lui occasionnaient ses troubles, il n'est plus qu'un bon joueur de saxo. Un succès, dans cette société qui privilégie la norme et le groupe, contre le soin de l'individu.

     Ce désaveu du freudisme s'incarne dans le chien d'aveugle qui accompagne Eileen. Le berger allemand Sig (pour Sigmund Freud qui affectionnait la compagnie de bergers allemands) est capable de parler, disposant d'un vocabulaire d'environ quatre cents mots. Parodie des analystes européens classiques qui peuvent parler mais évitent d'intervenir dans le discours du patient.

     Reste que Charles Render aurait dû faire davantage cas du père de la psychanalyse. C'est en transgressant l'interdit fondamental du transfert que sa vie va basculer. Pourtant, et comme il se doit, le thérapeute a lui-même fait l'objet d'une analyse avant de pratiquer. Cela, suite à la mort dans un accident d'automobile de son épouse Ruth et de leur fille Miranda. Or cet accident paraît improbable dans une société où les voitures sont à conduite automatique, et où le nec plus ultra est de programmer au hasard sa destination dans une « Odyssée aveugle ». Il est possible de croire à une relecture phantasmatique d'un épisode traumatisant, d'autant que l'on programme sa voiture dans des termes identiques à ceux employés pour l'unité qu'utilise le Façonneur.

     Render va mêler ses perceptions à celles de la patiente aveugle, littéralement confondre impressions de l'analyste et de l'analysée. La limite entre discours théorique du praticien et propos tenus par son client est ténue. Quelle est la différence entre interprétation et délire, puisque dans les deux cas il y a discours sur le réel, et conviction de sa véracité ? Un risque qu'évoquait déjà Freud dans Résultats, idées, problèmes : « Les délires des malades m'apparaissent comme des équivalents de construction que nous bâtissons dans le traitement psychanalytique ».

     A quoi s'ajoute enfin le fait qu'Eileen est aveugle. Or, si elle dispose bien d'une imagination, en tant que faculté de production d'images mentales, il va de soi que ses représentations diffèrent de celles d'un voyant.

     Ici, il est fort à parier que Roger Zelazny évoque ses classiques. L'auteur est spécialiste des drames élisabéthains ou jacobéens (dont il est question dans le roman) comme en témoignent son travail universitaire puis par la suite ses fictions. Zelazny a probablement en tête les études radicalement novatrices menées aux XVIIe et XVIIIe siècles au Royaume-Uni... sur les aveugles.

     Dans sa lettre du 2 mars 1693, le médecin irlandais William Molyneux expose un cas au philosophe John Locke. Imaginons qu'un aveugle de naissance ait l'habitude de reconnaître par le toucher deux solides métalliques, cube et sphère. S'il était subitement doté de la vue, parviendrait-il de loin à identifier les solides par le seul biais de la vision ? Le problème divisera toute la communauté des philosophes, de Locke à Diderot en passant par Leibniz, La Mettrie et Berkeley.

     Zelazny modernise l'expérience en attribuant à Eileen Shallot, aveugle de naissance, des impressions visuelles transmises dans le cortex via une minuscule cellule photoélectrique. Mais, de l'hypothèse de Molyneux au roman, le problème de la reconnaissance demeure identique.

     Comme l'avaient déjà montré les observations de William Cheselden. En 1728, le chirurgien ophtalmologiste publie un mémoire sur un jeune patient qui, victime de cécité durant la petite enfance, a recouvré pour partie la vue (à nouveau le cas d'Eileen puisqu'elle dispose d'une reconnaissance minimale assistée par la technique). Cheselden constate que les aveugles de naissance et ceux qui ont perdu la vue n'ont pas la perception de la taille, de la profondeur, de la distance. Ils oublient continuellement ce qu'est une chaise ou n'importe quel objet usuel (ce sont des difficultés de cette nature qu'appréhende Charles Render dès leur première rencontre, Eileen n'ayant pas eu l'occasion de mémoriser l'extérieur). La perception de l'espace se réduit à la sensation du corps, et laisse surtout place à une perception temporelle (le Façonneur et sa patiente construisent une relation de reconnaissance dans la durée). L'état d'exaltation initial laisse souvent place à une profonde dépression pouvant conduire jusqu'au suicide (le suicide d'un voisin constitue l'unique cas dans le roman de Zelazny où Charles Render est troublé). Enfin, Cheselden constate que les aveugles développent une étrange affection, la « fausse vue » ou blindsight qui coupe la conscience de toute perception extérieure.

     Effondrement interne, c'est exactement ce qu'il adviendra dans le récit, non pas à Eileen mais à Render. A force de donner à voir, le Façonneur finira ébloui par ses visions intérieures. Un éblouissement que se doit de partager le lecteur quitte à, dans ce qui n'est qu'un témoignage personnel, être poussé par ce roman à devenir auteur. Peut-être un aveuglement, voyons-y l'occasion de créer des images.

Xavier MAUMÉJEAN
Première parution : 1/7/2009
dans Bifrost 55
Mise en ligne le : 3/11/2010


 

 
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