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Lord Gamma

Michael MARRAK

Titre original : Lord Gamma, 2000
Traduction de Claire DUVAL
Illustration de MANCHU

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. La Dentelle du Cygne
Dépôt légal : septembre 2003, Achevé d'imprimer : septembre 2003
Première édition
Roman, 440 pages, catégorie / prix : 19,50 €
ISBN : 2-84172-249-X
Format : 14,3 x 19,9 cm
Genre : Science-Fiction

Couverture à rabats.



Quatrième de couverture
     La route est droite, légère­ment déclive. Elle parcourt une plaine désertique inter­minable. Un crépuscule per­manent baigne de ses feux ce paysage halluciné. Des bun­kers signalent au bord de la route la présence ici et là de stations souterraines où vivent des hommes qui se tiennent pour les rescapés d'une catastrophe nucléaire. Des hommes dont les modèles se répètent à l'identique d'une station à l'autre. Des clones.
     À bord d'une Pontiac hors d'âge, Stan Ternasky, seul usager de la route, poursuit un voyage dont il ignore la destination. Guidé par le speaker de Radio Gamma, il descend dans les bunkers à la recherche de l' « original » de sa compagne Prill ; c'est à ce prix qu'il espère comprendre l'univers où il a échoué, le comprendre pour l'affronter.
     Road movie postatomique, frileur de science-fiction, LORD GAMMA est un inquié­tant roman de suspense qui se plaît à égarer son lecteur entre réel et virtuel, dans le temps comme dans l'espace. C'est le premier livre traduit de Michael Marrak.
Critiques
     Ceux qui auraient espéré se retrouver hors des sentiers battus pour cette première traduction de l'Allemand Michael Marrak s'en verront bien marris. Au contraire. On va pouvoir le juger à l'aune de ses pairs, notamment de Robert Charles Wilson.

     Lord Gamma s'inscrit dans la mouvance post-cyberpunk, aux côtés d'un film comme Matrix, ou d'un roman comme Darwinia, en dépit de décors différents. Si le tableau initial avec sa route, son désert, ses robots et ses bunkers où des clones qui se croient les survivants de l'apocalypse nucléaire vivent cloîtrés rappelle le Philip K. Dick de La Vérité avant-dernière, la remise en cause de la réalité est désormais moins radicale que chez le californien. Il subsiste toujours un fond de réalité, une vérité première — ou dernière — à laquelle se raccrocher et qui correspond à la quête d'authenticité très en vogue aujourd'hui. A l'instar de Wilson, Marrak n'y échappe pas. Le but du roman est d'ailleurs de la retrouver, de la restaurer. En fait, on pourrait dire que ce roman est anti-dickien ; la trajectoire de Stan Terkasy suit une courbe inverse de ce que l'on trouverait chez Dick. D'emblée, l'univers qui lui est proposé est appréhendé comme divergent de la réalité consensuelle ; petit à petit, il va devoir le maîtriser pour restaurer cette dernière là où un personnage de Dick verrait la réalité se dissoudre progressivement jusqu'à sombrer dans un total relativisme. Homme d'action, Stan n'est pas non plus le portrait type de l'anti-héros dickien effacé qui perd pied, métaphore de l'aliénation contemporaine. Pas très scrupuleux, pas vraiment en conformité avec ce que l'on apprendra de son passé qui n'aurait nullement déparé chez Dick, et bien que dépassé par le contexte où il évolue, Stan ne cesse de lutter pour comprendre et reconquérir la maîtrise de son univers. Le refus de Gamma de lui exposer la situation, ne lui fournissant que des bribes d'information nécessaires à faire ce qu'il attend de lui, est un procédé par lequel Marrak retarde la conclusion.

     Stan passe son temps à rouler en Pontiac sur une route perpétuellement déclive et rectiligne d'un bunker au suivant, guidé par Radio Gamma, pour y enlever sa femme, Prill, lui essayer une clé cérébrale avant de la flinguer clone après clone. Il sait que la réalité qu'il connaît n'est pas conforme à ce que croient les résidents des bunkers. Il sait qu'il n'y a pas eu de guerre atomique. Il ignore les desseins de Radio Gamma mais comprend que ceux-ci contrarient les Lords qui dirigent les bunkers.

     Ça se complique encore quand, pour récupérer un des clones de Prill, il doit descendre dans Babalone, un univers virtuel peuplé des fantasmes de ceux qui le traversent. Là, il triomphe au mépris des règles.

     Parallèlement à cette principale ligne narrative, le lecteur en a deux autres à suivre. Dans la première, Naos, on voit un clone de Stan au prise avec un avion — celui où lui et Prill avaient pris place en compagnie de tous les autres modèles de clones — qui émerge progressivement du néant. L'autre, Isadom, montre Prill évoluant au sein du Sublime — forme quasi divine, bien qu'engendrée par l'homme.

     Où la chute de Darwinia s'avérait trop mince et insuffisante, celle de Lord Gamma se révèle pachydermique. L'exposition des tenants et des aboutissants d'une hypercivilisation a toujours été une gageure pour les auteurs de science-fiction décidés à la mettre en scène. Il y a toujours difficulté à représenter ce que l'on est incapable de concevoir. Soit, comme Wilson, il faut largement « shunter » le concept, soit on le noie de lourdeurs comme ici, ce qui ne se fait qu'au détriment de l'action et de la fluidité du récit. Michael Marrak réussit à entraîner son lecteur dans la démarche de Stan pour comprendre le monde où il se retrouve. C'est un moteur puissant pour le récit qui lui permet même de surmonter les lourdeurs finales. L'action est rapide dans les deux premiers tiers du roman, les interrogations foisonnantes et jamais le texte ne paraît s'essouffler.

     Face à un tel livre cependant, il faut s'interroger sur la possibilité pour un lecteur novice d'entrer en S-F par le biais de Lord Gamma. A force que les générations successives d'écrivains de S-F créent de nouvelles strates à leur genre, celui-ci en devient un concept global si élaboré qu'il cesse d'être accessible à tout un chacun et se circonscrit à un public d'initiés qui lui se régale, certes, mais confine le genre dans un ghetto peut-être plus profond et à terme plus risqué pour la S-F qu'on ne le pense de prime abord.

     Si ce livre n'apportera pas grand chose en matière de connaissance du monde et des gens, si toute sa problématique est plus que lointaine et diffuse, il n'en reste pas moins un divertissement de S-F de tout premier choix.

Jean-Pierre LION
Première parution : 1/1/2004 dans Bifrost 33
Mise en ligne le : 1/3/2005


     Un road-movie surprenant

     La science-fiction anglo-saxonne est en passe d'abandonner son monopole. L'Italie, l'Espagne et maintenant l'Allemagne offrent à lire de jeunes auteurs au ton résolument novateur. A l'image de Michael Marrak, dont le premier roman traduit en français entraîne son lecteur dans un monde plutôt original.
     Stan Tenarsky roule, au volant d'une Pontiac, sur une route rectiligne. Le monde est divisé en zones, qui se répètent, identiques. Dans chaque zone se trouve un bunker, dans lequel des êtres humains vivent reclus, se croyant rescapés d'une catastrophe nucléaire. Dans chaque bunker de chaque zone Stan rencontre les mêmes personnes. Des clones. Stan seul semble ne pas en être un. Il recherche « l'original » de sa compagne Prill, guidé par « Lord Gamma », speaker de la radio de sa voiture.
     Compliqué ? Certes. Lord Gamma se plaît à égarer son lecteur entre réel et virtuel, à le perdre dans le temps comme dans l'espace (« Côté calendrier, nous étions quelque part entre l'an 2017 et l'an 2022 »). Extraterrestres, ordinateur suprême, disparition de l'humanité, machines, roman cataclysme, réalité virtuelle... Michael Marrak mélange à peu près tous les ingrédients de la science-fiction dans son chaudron pour nous livrer un récit envoûtant et complexe, mais dont la magie agit. On finira quand même bien par savoir ce qu'il y a au bout de cette route qui n'en finit pas...

Jean-François THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/11/2003 24 heures
Mise en ligne le : 3/1/2009


     A bord de sa Pontiac, Stan roule depuis six mille kilomètres sur la même route... Une route strictement rectiligne, sans le moindre virage ni carrefour, toujours en descente sur plus de cent cinquante mille kilomètres. Un immuable coucher de soleil l'éclaire, barré de nuages immobiles. Cette route — dont on ne peut s'écarter sans être poursuivi par des runners, des robots en forme de crabe géant — traverse un désert silencieux, où nul vent ne souffle, où nul coyote ne hurle. Un désert divisé en plus de huit milles zones identiques, matérialisées à intervalles réguliers par des barrières et des bunkers. Des bunkers où se terrent invariablement les six cent vingt-huit mêmes personnes, les six cent vingt-huit mêmes clones...
     Pour ces « survivants », qui ignorent leur nature et croient leur bunker unique, l'extérieur n'est qu'une vaste zone radioactive et mortelle. Mais Stan sait qu'il s'agit d'un mensonge car Gamma, l'étrange speaker de sa radio le lui a dit... Depuis, il parcourt la route de bunker en bunker pour y chercher Prill, sa fiancée. Mais à chaque barrière, Prill doit mourir et Stan doit enlever la Prill de la zone suivante, dans l'espoir de trouver celle qui détiendra la clé dont Gamma lui a parlé. Le récit commence d'ailleurs à la mort de la quinzième Prill...
     Stan ignore quel est ce monde, s'il se situe sur Terre, dans une réalité virtuelle ou encore dans un espace aux propriétés inconnues. Il ignore qui tire les ficelles de ce décor truqué : des extraterrestres, des hommes du futur, une conscience artificielle, ou peut-être tout cela à la fois... Il ignore même pourquoi il avance, mais que pourrait-il faire d'autre ? Quel autre moyen a-t-il de chercher à comprendre la raison de cette survie absurde, à percer les règles de ce jeu abscons, à découvrir la nature des Lords et le but poursuivi par le mystérieux Gamma...
     Cependant, ailleurs, un homme se réveille dans une sorte de couloir métallique... Qui est-il ? Où est-il ? Et pourquoi est-il là ?

     Si ce résumé ne vous donne pas envie de lire cet étonnant roman, c'est sans doute que vous êtes réfractaire aux univers truqués dont la SF regorge — voir l'œuvre dickienne ou le Monde du Fleuve de Farmer, pour citer quelques exemples fameux — et alors, nul ne peut rien pour vous...
     Vous pouvez aussi regarder avec méfiance un nouvel auteur, quasi inconnu en France (une seule nouvelle parue dans Utopiae 2001, chez l'Atalante également), même pas anglo-saxon de surcroît... Dans ce cas, n'hésitez plus : le résumé ci-dessus ne rend compte que des tous premiers chapitres d'un roman qui se dévore comme un époustouflant thriller. Chaque partie recèle son lot de personnages surprenants, de situations intrigantes, de rebondissements créateurs de nouvelles perspectives... Remarquablement maîtrisée, la progression dramatique évite tout temps mort et — ce qui est encore plus appréciable — toute redite. Précis et efficace, le style — ou plutôt son rendu en français grâce au travail de Claire Duval, également traductrice des romans d'Andreas Eschbach et récompensée à ce titre par le Grand Prix de l'Imaginaire — dote le récit d'une vigueur quasi cinématographique... avis aux scénaristes hollywoodiens en panne d'inspiration.
     Si toutefois vous craignez qu'au final la mise en place de cet univers factice ne débouche que sur un pâle dénouement convenu et déjà surexploité, du genre expérience extraterrestre ou simulation informatique... Là encore, oubliez vos craintes et laissez-vous tenter, car les révélations successives — que nous nous garderons bien de dévoiler — fournissent une explication à tiroirs, suffisamment originale et ambitieuse pour séduire même le lecteur le plus blasé, suffisamment cosmique et merveilleuse pour plaire aussi aux amateurs de space opera, suffisamment complexe et rigoureuse pour contenter les partisans de la hard science...

     A l'évidence, Lord Gamma est donc un excellent roman qui devrait enthousiasmer de nombreux lecteurs. Michael Marrak est indéniablement une nouvelle révélation de la SF européenne, une de plus à l'actif des éditions l'Atalante, qui viennent d'obtenir le Prix « Européen » du Grand Prix de l'Imaginaire. Ce n'est que justice.

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 6/10/2003 nooSFere


     Voici un ouvrage qui n'est pas à mettre entre toutes les mains : non qu'il soit peu recommandable, mais son abord difficile inciterait spontanément à ne le conseiller qu'aux lecteurs (très) avertis. Qu'est-ce à dire ? Michael Marrak, étoile montante de la SF germanique dont on a déjà pu lire deux excellents textes de ce côté-ci du Rhin (le cauchemardesque Quo vadis, Armageddon ?, in Utopiæ 2001 - Fin de l'odyssée ?, L'Atalante, et Re-venants in Galaxies n° 27, nouvelle thématiquement liée à Lord Gamma), produit avec ce premier roman (récompensé en Allemagne par le prestigieux Kurd-Lasswitz-Preis) un texte dont la richesse et la complexité laissent pantois. L'histoire commence comme un road movie surréaliste, dans un univers dont les lois sont aussi inconnues de Stan, le protagoniste, que du lecteur. Petit à petit, diverses pièces du gigantesque puzzle mis en place par Marrak se dévoilent à l'un comme à l'autre et, à un rythme très soutenu (du moins jusqu'au dernier quart du roman), le lecteur suit Stan dans une quête prométhéenne, aventure à facettes multiples dont les proportions et implications cosmologiques et cosmogoniques ne font que croître au fil des pages. Tous les grands thèmes de la SF semblent s'être donnés rendez-vous ici : extra-terrestres, machines intelligentes, fin du monde, survie post-cataclysmique de l'humanité, voyage dans le temps, surhommes, et, pour faire bonne mesure, perceptions divergentes et univers virtuels. On finit par se demander quel ingrédient Marrak n'a pas, pour l'intégrer à son roman, passé au cyclotron de son très personnel sens du recyclage...

     Lord Gamma comporte cependant quelques faiblesses — ou erreurs de jeunesse. Marrak excelle lorsqu'il jongle avec les structures profondes ou superficielles du récit, il est à l'aise dans les scènes d'action, il s'entend manifestement à créer une atmosphère, il possède à l'évidence un sens aigu de la narration et se joue avec aisance des concepts philosophiques qui sous-tendent sa construction littéraire, mais les descriptions ne sont pas toujours à la hauteur (elles pèchent un peu par manque de précision, voire parfois de cohérence — heureusement, ce léger défaut a pu être presque entièrement corrigé à l'occasion de la traduction, superbe), et le lecteur éprouve de loin en loin des difficultés à visualiser les lieux que l'auteur fait défiler devant lui, et à se repérer dans l'espace de l'action. C'est secondaire. Plus problématique en revanche est cette volonté de l'auteur de vouloir tout expliquer en fin de parcours : cela vaut au lecteur de longues pages de hard science, heureusement agrémentées de considérations philosophiques d'un intérêt certain. Toutefois, laisser subsister quelques zones d'ombre n'aurait pas nui : l'intelligence du lecteur est suffisamment sollicitée par ailleurs pour que l'on puisse supposer qu'il lui aurait été possible d'échafauder lui-même certaines hypothèses. Le texte y aurait gagné en qualité, ne serait-ce qu'en évitant certains écueils bien connus ; à titre d'exemple, en mettant en scène le surhomme, l'auteur n'échappe pas à la difficulté évidente que l'humain éprouve à concevoir ce qui viendra après lui. À ce sujet, et à d'autres, il serait vraiment déloyal de dévoiler un tant soit peu ce qui attend le voyageur « au bout de la route » : je me contenterai donc de dire que celles et ceux qui survivront à ce délirant périple seront dûment récompensés... Car Lord Gamma, en dépit des quelques faiblesses pointées ci-dessus, est un grand livre. Et l'irruption de Marrak dans le paysage de la SF européenne fera date, au même titre que celle de son aîné Andreas Eschbach lors de la publication des Milliards de tapis de cheveux en 1999.

     Il faut redire que, malgré toutes les qualités rythmiques de l'action et l'indéniable sense of wonder dont fait preuve l'auteur, Lord Gamma reste un roman difficile. Pour entrer pleinement dans ce labyrinthe, il est sans doute nécessaire d'avoir, pour commencer, de solides bases en matière de science-fiction. Le novice aura de sérieuses difficultés avec ce livre, dont l'appréhension présuppose une familiarité thématique et structurelle avec la littérature de SF, du XIXe siècle à nos jours. Qu'on en juge à l'aune aisément repérable de quelques éléments référentiels : toute la première partie de la trame narrative principale (Alphard) fait immanquablement penser au Fleuve de l'Eternité de Farmer, le début de la seconde trame (Naos) renvoyant plus particulièrement à l'ouverture de ce classique (le seul livre du cycle qui puisse vraiment être qualifié de chef d'oeuvre, To your Scattered Bodies Go — en français, Le Monde du Fleuve). Mais qu'il s'agisse de thèmes ou de structures, on trouvera aussi des clins d'œil à Abbott (Flatland), à Silverberg (Entre un soldat, puis un autre, in Le Nez de Cléopâtre), à Brown (La Réponse, in Histoires de machines), à Lafferty (Tous les morceaux de la rive du fleuve, in Histoires paradoxales), à Banks (ENtreFER), à Simmons (Hypérion) et j'en passe... S'il fallait cependant dénicher l'influence majeure, c'est sans conteste du côté de Greg Egan qu'il faudrait la chercher — en effet, Marrak a manifestement été marqué par la lecture du mystérieux auteur australien (notamment par La Cité des Permutants) et lui emprunte ostensiblement une approche marquée par le meilleur de l'héritage cyberpunk. De plus, Marrak rend un hommage discret mais incontestable à certains grands noms de la littérature allemande, et les références au Bildungsroman germanique abondent dans Lord Gamma, que l'on peut d'ailleurs lire comme un roman d'apprentissage moderne. Enfin, comme le lecteur le découvre progressivement, une réelle profondeur philosophique traverse le tout Confronté à l'eschatologique « Sublime » de Marrak, « Point Oméga » autoproclame, on songe à J.M. Truong et à son teilhardien Successeur de pierre, le meilleur roman français de SF de ces dix dernières années. Et une fois encore, on se prend à souhaiter que la science-fiction nous régale plus souvent de textes de ce niveau, si éloignés de tout ce qui contribue, trop souvent à juste titre, à la réputation débilitante du genre. Lord Gamma, roman intelligent et exigeant, s'adresse à des lecteurs intelligents et exigeants : il ne reste qu'à souhaiter qu'il les trouvera, quelque part sur la route.

Bruno DELLA CHIESA
Première parution : 1/9/2003 dans Galaxies 30
Mise en ligne le : 25/11/2008

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