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Étoiles vives 8

REVUE


Cycle : Revues - Étoiles vives  vol. 8 


Illustration de Vincent FROISSARD

BÉLIAL' , coll. Etoiles vives (revue) n° 8
Dépôt légal : mars 2000
Revue, 160 pages, catégorie / prix : 10
ISBN : 2-84344-031-9   
Genre : Imaginaire

Co-édité par "Orion Éditions et Communication".



    Quatrième de couverture    
     Numéro spécial Molly Brown.


     Pour l'amour de Cecily Walker, Alan Strong dérobe une bicyclette à explorer le temps et plonge dans le passé rejoindre sa belle ! Encore faut-il viser juste...

     Au coeur de Londres, un simple restaurant chinois, et une petite vieille, peuvent cacher de terrifiants secrets ! Attention, Grand-mère Wu est partie en guerre contre les gangs. Et l'adversaire le plus dangereux n'est pas toujours celui qu'on croit.

     Une chose est immuable : quand un mutant camé au S commence à brouiller la réalité, c'est toujours moi qu'ils envoient dans le vortex pour remettre les choses en place. Pourquoi ? Parce que je suis globalement invariant d'un univers parallèle à l'autre. Ah, j'oubliais juste un petit détail : ils me surnomment l'assassin infini...

     Terminées les Bermudes, démodées les Seychelles, de nos jours, le nec plus ultra en matière de tourisme se trouve tout à côté de chez nous, quelque part en Méditerranée : l'Atlantide. Un peu humide, mais terriblement exotique.


     Américaine installée à Londres, Molly Brown a troqué la profession de comique pour celle d'écrivain — mais sans rien perdre au passage de son humour à la fois acerbe et tendre. Nous vous proposons de découvrir cette autrice turbulente, aussi à l'aise dans le fantastique moderne, la fantasy ou la science-fiction, au travers d'une étude, d'une bibliographie et de deux nouvelles (dont l'une a reçu le prix de la British Science Fiction Association).

     L'assassin infini, l'une des meilleures nouvelles de Greg Egan, La sagesse de cette bonne vieille Terre de Michael Swanwick, ainsi que des textes de Dominique Warfa, Phil Masters et David Marusek (découvert avec L'Enfance attribuée) complètent cette sélection.


     Les auteurs d'aujourd'hui et de demain animent Étoiles Vives !

     L'anthologie 100% rêve et dépaysement.

    Sommaire    
1 - André-François RUAUD, Avant-propos, pages 5 à 6, Éditorial
2 - Molly BROWN, Mauvais timing (Bad timing), pages 9 à 27, Nouvelle, trad. HEATHER
3 - Molly BROWN, La Vengeance de Grand-mère Wu (The vengeance of Grand-mother Wu), pages 31 à 51, Nouvelle, trad. Laurent CALLUAUD
4 - André-François RUAUD, Molly Brown, une femme au bord de l'explosion, pages 52 à 55, Article
5 - Alain SPRAUEL, Bibliographie de Molly Brown, pages 56 à 58, Bibliographie
6 - Greg EGAN, L'Assassin infini (The Infinite Assassin), pages 61 à 77, Nouvelle, trad. Francis LUSTMAN
7 - Dominique WARFA, La Voile verte, pages 81 à 93, Nouvelle
8 - Phil MASTERS, Solide platonicien (Platonic solid), pages 97 à 107, Nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
9 - Michael SWANWICK, La Sagesse de cette bonne vieille Terre (The Wisdom of Old Earth), pages 111 à 121, Nouvelle, trad. Jean-Daniel BRÈQUE
10 - David MARUSEK, Apprendre à te connaître (Getting to know you), pages 125 à 154, Nouvelle, trad. Brigitte MARIOT
11 - Philippe BOULIER, Aperçu des petites entreprises bienheureuses, pages 155 à 158, Article

    Prix obtenus    
Mauvais timing : British Science Fiction, nouvelle / Short story, 1991
 
    Critiques    
     Ce numéro 8 d’Etoiles vives est consacré en grande partie à Molly Brown, encore quasi inconnue chez nous. On a droit au traditionnel article sur l’auteure, accompagné de sa bibliographie et de deux nouvelles qui se veulent représentatives de son oeuvre.

      « Mauvais timing », qui ouvre l’anthologie, a remporté le prix de la British Science-Fiction Association en 1991.
     Nous sommes au XXIVème siècle. Alan Strong travaille au département des archives d'un institut d’études temporelles. Un jour, il tombe sur un roman paru en 1973 qui raconte une histoire d'amour entre une femme et un homme venu du futur. La lecture ne laisse aucun doute possible : l’homme du roman, c’est lui ! Il se renseigne sur l'auteure du livre et tombe amoureux de sa photo. Il décide alors de voler une machine à remonter le temps (en forme de bicyclette !) et de rejoindre celle qu'il aime. Mais, comme il ne maîtrise pas du tout le fonctionnement de l’engin, il a bien du mal à arriver à la bonne date, atterrissant soit trop tôt, soit trop tard...
     La nouvelle est assez cocasse et ironique mais l’acharnement du héros, qui enchaîne essai sur essai malgré ses échecs successifs, a quelque chose de touchant.

     La deuxième nouvelle de Molly Brown « La vengeance de Grand-Mère Wu », est totalement différente. A notre époque, à Londres, un Anglais d’origine chinoise, propriétaire d'un restaurant, décide d'ouvrir une salle de jeu sans se préoccuper des jérémiades de sa grand-mère de 96 ans, qui lui prédit un grand malheur. Celle-ci lui cause pourtant bien des soucis : elle parle à peine l’anglais alors que lui-même ignore le cantonais, et elle fait constamment brûler des bandes de papier pour honorer ses ancêtres... Une vraie calamité ! Mais quand surviendra le malheur annoncé, la grand-mère fera preuve de ressources insoupçonnées pour se venger.
     Le récit est original et réjouissant. On y retrouve un peu de l’humour ironique du texte précédent, mais c’est surtout une belle histoire d’amour et un hommage à la sagesse des anciens, qui montre que des traditions désuètes en apparence ne sont pas aussi ridicules et dépourvues de sens qu’on pourrait le croire.
     Cette nouvelle est sans doute la meilleure de ce numéro. Un petit bijou qui va à l’essentiel et surprend à chaque page, jusqu’à sa poignante conclusion.

     Vient ensuite « L'assassin infini » de l’Australien Greg Egan, où l’on suit la traque d’un assassin chargé de repérer et de tuer un drogué au S, une drogue qui a la particularité d’entraîner celui qui la consomme dans des univers parallèles. Mais le danger vient surtout du fait que le drogué entraîne également peu à peu dans les univers parallèles toute la réalité qui l’entoure. Le parcours de cet assassin à travers les infinis possibles est assez vertigineux, Greg Egan ayant toujours des idées renversantes, mais il égare parfois le lecteur dans des explications un peu trop absconses pour le profane. Malgré quelques passages un peu rébarbatifs, le texte vaut cependant le détour.

      « La voile verte » de Dominique Warfa met en scène un quadragénaire qui se retrouve par hasard dans l'appartement où il a passé son enfance. Il est alors projeté de nouveau à cette époque, au début des années 1970. Récit nostalgique d’un temps révolu, le texte vaut par son ambiance plus que par son intrigue.

      « Solide platonicien » de Phil Masters nous permet de visiter à travers les yeux d’un touriste l’île de l’Atlantide, où règne une civilisation ancienne et décadente. Là encore, l’intrigue cède le pas à l’atmosphère et à la description envoûtante d’une contrée étrange en voie de déliquescence.

     Dans « La sagesse de cette bonne Vieille Terre » de Michael Swanwick, la Terre a été abandonnée par les post-humains qui vivent désormais dans des environnements artificiels disséminés dans l’espace. Seuls quelques humains véritables restent sur Terre, où ils sont considérés comme des animaux. Mais l'évolution suit-elle une courbe ascendante ? C'est la question que se pose un post-humain qui se confronte à l’environnement terrestre pour revenir à l’état de nature. L’expérience sera pénible pour lui, mais surtout pour l’humaine qui lui sert de guide. Michael Swanwick est décidément un auteur étonnant dont chaque texte est une véritable surprise. Celui-ci ne faillit pas à la règle et laisse le lecteur songeur par sa conclusion, qui ouvre le champ à bien des questions sur l’évolution.

     Enfin, « Apprendre à te connaître » de David Marusek conclut de fort belle manière cette anthologie. Comme dans « L'enfance Attribuée », une novella parue chez le même éditeur, Marusek décrit un futur relativement proche qu’il sait rendre particulièrement crédible en montrant ses personnages dans des situations quotidiennes et banales. Ici, le personnage principal (une femme) teste un nouvel assistant personnel, une IA portative destinée à faciliter la vie quotidienne. Le paradoxe survient lorsque l'assistant en arrive à mieux connaître sa propriétaire qu’elle ne se connaît elle-même, et se met à devancer ses désirs. Et l’on se demande alors jusqu'à quel point la technologie peut faciliter la vie…

Frédéric BEURG (lui écrire)
Première parution : 12/6/2000 nooSFere


 
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