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Parade des morts-vivants

Marc AGAPIT



Illustration de Michel GOURDON

FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions (Paris, France), coll. Angoisse n° 151
Dépôt légal : 1968
Roman
ISBN : néant   
Genre : Fantastique



    Quatrième de couverture    
     Luc Gervais, le célèbre romancier parisien, a-t-il tué son frère Paul, qui vit retiré dans son château de l'Yonne ?
     D'où sortent les étranges personnages qui hantent ledit château lorsque le romancier y vient en visite ?
     Que signifient les apparitions fantastiques qu'observe dans ce château M. Gilles, le fameux détective au cours d'une cauchemardesque veillée nocturne ?
     Toutes ces questions recevront leur réponse en temps voulu, et alors le lecteur fera connaissance avec des êtres inouïs venus de la fin des âges...
 
    Critiques    

                Jean Ray aurait pu intituler le premier de ses romans Les trois fauteuils hantés. Le titre aurait été plus juste et moins grandiloquent. Le point de départ de cette aventure et surtout la personnalité du détective, M. Gilles (qui emprunte son nom à Jacques Decrest), font penser, par plus d’un côté aux Harry Dickson.

                Après une nuit peuplée de mystérieuses apparitions, le romancier Luc Gervais découvre son frère assassiné. Il est bien sûr accusé du crime. Ce Luc Gervais est un personnage particulièrement déplaisant : grand buveur et grand séducteur, ancien criminel et romancier à succès, il doit en fait toute sa carrière et toute son œuvre de romancier à son frère. Il lui voue pourtant une haine viscérale proche du sadisme (Il n’hésite pas à le battre), qui trouve son équivalent dans la soumission maladive de ce frère. M. Gilles, détective spécialiste des problèmes insolites, élucidera la véritable nature des visiteurs nocturnes. Le roman quitte alors le fantastique pour la science-fiction. Le crime est résolu grâce à une machine à remonter le temps et le lecteur découvre, avec M. Gilles, un tableau de l’humanité à l’extrême fin de son évolution qui n’est pas des plus réjouissants.

                Avec Les santons du diable, le ton change complètement. Le sujet a le mérite d’avoir été assez peu traité jusqu’ici : un sorcier maintient, depuis le moyen âge, un diable prisonnier dans une poche de temps et, par le chantage, se fait octroyer tout ce qu’il désire. Mais un petit garçon très perspicace démasquera le sorcier et aidera le démon à se libérer, non sans être devenu entre-temps un « santon de diable ». La peinture de l’enfer ne manque pas de grandeur. Le roman est imprégné d’un certain humour à froid, qui se manifeste particulièrement dans les deux « rédactions » qui encadrent le récit.

                Curieusement, un thème identique se retrouve dans les deux romans (ainsi d’ailleurs que dans d’autres de Marc Agapit) : la haine farouche et inextinguible qui unit deux êtres. Écrits dans un style sobre, sec même, sans aucune fioriture, mais avec un sens très sûr de la progression dramatique, ces deux ouvrages, dont l’un renouvelle habilement le vieux thème de la maison hantée et dont l’autre exploite, avec le sourire, un sujet relativement vierge, laissent un bon souvenir : on ne regrette pas de les avoir lus. Ce n’est pas si courant.


Alain GARSAULT
Première parution : 1/1/1969 dans Fiction 181
Mise en ligne le : 10/5/2020


 
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