Site clair (Changer
 
    Fiche livre     Connexion adhérent
Le Chien de guerre et la douleur du monde

Michael MOORCOCK

Titre original : The War Hound and the World's Pain, 1981

Cycle : Von Bek vol. 1 

Traduction de Henry-Luc PLANCHAT
Illustration de Paolo UCCELLO

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. Bibliothèque de l'évasion n° (37)
Dépôt légal : septembre 1993, Achevé d'imprimer : septembre 1993
Roman, 288 pages, catégorie / prix : 3
ISBN : 2-905158-76-X
Format : 13,0 x 18,0 cm  
Genre : Fantastique


Autres éditions
   in Von Bek, ATALANTE (L'), 2002
Sous le titre Le Chien de guerre
   J'AI LU, 1985
Sous le titre Le Chien de guerre et la douleur du monde
   POCKET, 2000
Sous le titre Le Chien de guerre
   SEGHERS, 1983

    Quatrième de couverture    
     J'avais acquis une certaine renommée et gagné un surnom dont on usait parfois : Krieghund. On disait que j'étais né pour la guerre...
     1631 ; l'Allemagne est à feu et à sang. Au lendemain du sac de Magdebourg, le Graf Ulrich von Bek, capitaine de mercenaires, abandonne ses hommes pour se réfugier dans les profondeurs de la forêt de Thuringe. Une étrange et redoutable révélation l'y attend.
     C'est un pacte qui va sceller le destin du « Chien de guerre », un pacte diabolique puisque Lucifer en est l'artisan. Dès lors, pour son salut, pour le salut de celle qu'il aime, pour le salut d'un monde que déchire la folie sanguinaire, von Bek se met en quête.
     Une quête où beaucoup ont échoué. Une quête qui l'entraîne dans l'ailleurs entre les mondes et peut-être jusqu'aux portes du Paradis. Une descente aux enfers aussi, car le royaume des Ténèbres est souvent plus proche qu'on ne croit.
     Flamboyante épopée fantastique et baroque, voici le premier livre de VON BEK.
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition SEGHERS, Les Fenêtres de la nuit (1984)


     Avec ce roman situé en Allemagne au XVIIe siècle, en pleines guerres de religions, Moorcock plonge à nouveau dans l'Histoire, après sa récente exploration (plus proche dans le temps) de Byzantium Endures, et sa trilogie (même s'il s'agit d'une Histoire parallèle) des aventures d'Oswald Bastable. Il renoue aussi avec un héros douteux, doutant de lui, et cruel sans illusions (il fait salement un sale boulot), du genre d'Elric : ici le mercenaire Ulrik von Beck, qui se vend à qui le paye — jusqu'au marché suprême : avec le diable. Il poursuit enfin son entreprise de démythification par l'humour iconoclaste en inversant les données traditionnelles du « marché avec Satan », car cette fois Lucifer veut faire preuve de bonne volonté en donnant à Dieu un gage de paix, le Graal, afin de retrouver sa place aux Cieux. C'est donc du concentré de Moorcock, pure laine bio. D'ailleurs, le « dos » du roman n'annonce-t-il pas : « Son meilleur roman à ce jour, épique, étrange, effrayant, fort et métaphysique ».
     Or, cette publicité, sans être mensongère, va très au-delà du plaisir de la lecture — et d'abord parce que Le chien de guerre est loin d'être le meilleur roman à ce jour de Michael Moorcock. Métaphysique ? Il l'est certainement, encore qu'il le soit plus par l'exposé des thèmes que par l'énoncé d'une philosophie. Fort ? Peut-être, si l'on s'en tient à la thématique. Epique, étrange, effrayant ? C'est là surtout où le bât blesse : passé les prenantes 50 premières pages, avec l'introduction dans le château désert de Lucifer (un univers à la Belle au bois dormant), le roman déroule des péripéties, nombreuses, avec une absence de conviction et de couleurs regrettable : Moorcock décrit au fil de la plume des situations (visite à l'Enfer, rencontres avec des soldats morts, combat avec des aigles magiques, etc.) qui eussent mérité une « chair de mots » plus compacte pour prendre de corps. Un seul exemple, tiré de la visite infernale : « J'étais surtout impressionné par leur regard : dur et désespéré. Il y avait aussi leurs murmures : froids et sans dignité. Enfin, il y avait cette ville elle-même : sans trace d'humanité. » Du style ? Certes. Mais à trop vouloir faire télégraphique au long de trop de pages, l'intérêt s'émousse. Un autre inconvénient est la personnalité du héros, sûrement très moorcockien, mais qui se livre à des introspections trop modernistes pour un capitaine allemand du XVIIe siècle : le message (ou le clin d'œil) n'a pas été assez pensé, et se lie mal avec la sauce du récit, qui hésite entre un « à la manière de » et une recréation purement fictionnelle...
     Un ratage ? Non. Mais disons une demi-réussite seulement.

Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/3/1984
dans Fiction 349
Mise en ligne le : 1/11/2005


 Critique de la série par P.J.G. MERGEY


 
retour en haut de page

Dans la nooSFere : 68147 livres, 71922 photos de couvertures, 63109 quatrièmes.
8189 critiques, 36346 intervenant·e·s, 1472 photographies, 3700 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous contacter.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2020. Tous droits réservés.