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La Loterie

Shirley JACKSON

Titre original : The Lottery (et diverses variantes), 1949
Première parution : Farrar, Straus, 1949

Traduction de Dominique MOLS
Illustration de Jérôme BOSCH

LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES / ÉDITIONS DU MASQUE (Paris, France), coll. Les Grands Contes Fantastiques
Dépôt légal : 4ème trimestre 1980
Première édition
Recueil de nouvelles, 280 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-7024-1144-4   
Genre : Imaginaire



    Quatrième de couverture    
Jamais peut-être l'inquiétant et l'horrible n'auront été unis avec autant de force que clans les contes de Shirley Jackson. Chez elle, le moindre détail est trouble, le moindre lait annonce l'arrivée d'une catastrophe irréversible. Son univers insolite est un jardin hérissé de fleurs délétères. Les unes sentent l'épouvante, les autres dégagent des parfums hybrides qui montent lentement à la tête, enivrent, déconcertent. Florilège unique où figure LA LOTERIE, un des grands contes cruels de la littérature moderne. Vingt contes sinistres, vingt façons d'aller de vie à trépas.

Shirley Jackson est née en 1919 a San Francisco. Après son mariage, elle s'installe dans le Vermont et y écrit ses premiers livres. Les travers de la bourgoisie locale sont dépeints dans son roman Démons en herbe (1957). Mais c'est surtout grâce a ses romans fantastiques qu'elle se fait connaître, tels que Maison hantée (1959) que Robert Wise portera a l'écran et Nous avons toujours habité le château (1962). La plupart de ses contes ont été publiés dans les grandes revues américaines. Shirley Jackson meurt en 1965. Son œuvre fantastique est une des plus importantes de la littérature moderne.

    Sommaire    
1 - Jean-Baptiste BARONIAN, Avant-propos, pages 7 à 9, préface
2 - La Dent (The Tooth), pages 10 à 36, nouvelle, trad. Dominique MOLS
3 - L'Amant diabolique (The Daemon Lover / The Phantom Lover), pages 37 à 60, nouvelle, trad. Dominique MOLS
4 - The Villager (The Villager), pages 61 à 69, nouvelle, trad. Dominique MOLS
5 - Charles (Charles), pages 70 à 77, nouvelle, trad. Dominique MOLS
6 - Ma vie chez R.H. Macy (My Life with R.H. Macy), pages 78 à 82, nouvelle, trad. Dominique MOLS
7 - Le Sorcier (The Witch), pages 83 à 88, nouvelle, trad. Dominique MOLS
8 - Sept types d'ambiguité (Seven Types of Ambiguity), pages 89 à 99, nouvelle, trad. Dominique MOLS
9 - Les Renégats (The Renegade), pages 100 à 118, nouvelle, trad. Dominique MOLS
10 - Ebriété (The Intoxicated), pages 119 à 125, nouvelle, trad. Dominique MOLS
11 - Statue de sel (Pillar of Salt), pages 126 à 149, nouvelle, trad. Dominique MOLS
12 - Colloque (Colloquy), pages 150 à 153, nouvelle, trad. Dominique MOLS
13 - Le Pantin (The Dummy), pages 154 à 164, nouvelle, trad. Dominique MOLS
14 - Combat judiciaire (Trial by Combat), pages 165 à 172, nouvelle, trad. Dominique MOLS
15 - Bien sûr (Of Course), pages 173 à 180, nouvelle, trad. Dominique MOLS
16 - Les Hommes avec leurs grosses chaussures ! (Men with Their Big Shoes), pages 181 à 193, nouvelle, trad. Dominique MOLS
17 - La Lettre de Jimmy (Got a Letter from Jimmy), pages 194 à 197, nouvelle, trad. Dominique MOLS
18 - Comme ma Mère les faisait (Like Mother Used to Make), pages 198 à 212, nouvelle, trad. Dominique MOLS
19 - Jardin fleuri (Flower Garden), pages 213 à 250, nouvelle, trad. Dominique MOLS
20 - Venez en Irlande danser avec moi (Come Dance With Me in Ireland), pages 251 à 259, nouvelle, trad. Dominique MOLS
21 - La Loterie (The Lottery), pages 260 à 274, nouvelle, trad. Dominique MOLS

    Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo, ....)    
Lottery (The) , 1969, Larry Yust (d'après le texte : La Loterie)
Lottery (The) , 1996, Daniel Sackheim (d'après le texte : La Loterie), (Téléfilm)
 
    Critiques    
Sous le titre La loterie, la seconde collection (à couverture noire, ici agrémentée d'un fragment d'une toile de Jérôme Bosch) nous offre un gros recueil d'une vingtaine de nouvelles de Shirley Jackson ; c est le deuxième titre des « Grands Contes Fantastiques », qui vient après Les écarlates de Carl Jacobi (voir Fiction n° 311 ). C'est une très bonne initiative que de présenter ainsi des compilations de nouvelles d'auteurs fantastiques peu connus du grand public. Et une initiative encore meilleure de mettre au menu Shirley Jackson, Américaine née en 1919 et morte en 1965, dont la parenté avec une autre de ses inquiétantes consœurs, Patricia Highsmith, est certaine, et que nous connaissons ici par un bon, et un excellent romans fantastiques : Maison hantée (qui inspira le célèbre film de Robert Wise, La maison du diable) et Nous avons toujours habité le châteautous deux disponibles au « Masque Fantastique ».
 
Les nouvelles de Shirley Jackson sont incontestablement ce qu'on appelle des « nouvelles d'ambiance », où le fantastique ne se matérialise jamais, restant tapi dans les méandres des esprits. On peut dire aussi que ce sont des textes psychotiques, des textes de folie, où les personnages (souvent des femmes très ordinaires) sont peu à peu envahis par la Ville, à travers l'une quelconque de ses manifestations : la maladie, un bruit, des voisins trop encombrants, etc.
L'ennui, c'est qu'à trop vouloir rester dans le sobre, dans l'inabouti, dans l'effleurement, dans le récit sans chute ou à contre-chute, Jackson, à la longue, ne tient pas la distance, et on pourrait lui reprocher de tomber dans le piège de la description de l'ennui qui ennuie, ou de l'insignifiance qui reste insignifiante. Et les comparaisons qui nous viennent à l'esprit — Highsmith bien sûr, dans ses textes de Le rat de Venise ou de L'Epouvantail 1, Thomas Disch avec Rives de mort 2ou encore Diana Ramsay avec son roman Approche des ténèbres 3ne sont guère favorables à Shirley Jackson.
 
Heureusement, là encore, quelques très beaux textes sortent du lot. Citons La dent (prototype de dix ou quinze récits semblables sur le basculement insidieux dans l'égarement mais qui, peut-être parce qu'il est le plus long et qu'il se trouve placé en tête de volume, prend un relief particulier), Comme ma mère les faisait (une substitution d'identité qui fait songer à Richard Matheson) ou Le jardin fleuri, à mon avis le plus beau texte du recueil, sur le racisme quotidien dans une petite ville du sud.
La, à travers des situations fortes, l'auteur réussit à captiver. Mais sans doute est-elle plus à l'aise dans le roman, où l'angoisse à le temps de tisser sa toile...
 

Notes :

1. Calmann — Lévy
2.
Henri Veyrier
3.
Red Label


Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/10/1981 dans Fiction 322
Mise en ligne le : 9/4/2007


 
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