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Terreur

John FARRIS

Titre original : The Fury and the Terror, 2001
Cycle : Pouvoirs (cycle des)  vol. 2 

Traduction de Gilles GOULLET
Illustration de Stéphane BIELIKOFF

DENOËL (Paris, France)
Dépôt légal : avril 2004
Première édition
Roman, 560 pages, catégorie / prix : 22 €
ISBN : 2-207-25465-8



Quatrième de couverture
     L'Amérique est au bord du gouffre : Portland a été la cible d'un attentat nucléaire et le président Harvester victime d'une attaque cérébrale. Profitant du manque d'envergure du vice-président Dunbar, la Première Dame, Rona Harvester, et son amant Victor Wilding, patron du MORG, une agence gouvernementale secrète, fomentent un coup d'État. Tous deux rêvent d'un pays toujours plus puissant, dominateur et fasciste.
     Mais un événement inattendu compromet leurs plans : une jeune femme, Eden Waring, a sauvé de nombreuses vies en prédisant la chute d'un DC10 sur un stade universitaire californien, attirant ainsi l'attention d'un pays qui, plus que jamais, a besoin d'un Messie. À cause de ses pouvoirs paranormaux qui dépassent l'entendement, Eden va devenir la cible de la plus grande traque jamais organisée. Si elle tombe dans les mains du MORG, un nouvel ordre mondial émergera...

     Attentats nucléaires, courses-poursuites, fusillades, attaques d'hélicoptères furtifs, conspirations dans les plus hautes cercles de l'État... avec Terreur, John Farris continue son monumental « Cycle des pouvoirs », qu'il avait initié avec Furie.
Critiques
     « Tu fais bien caca ? »
     Beaucoup d'agitations dans la salle de bains.
     « Houlà ! Eh bien, tu dois déjà te sentir mieux. »

     Le ton est donné pages 118 et 119. Avec Terreur, John Farris parvient à ridiculiser ce qu'il avait si bien réussi dans Furie. Que reste-t-il du psycho-thriller étouffant de 1976 ? Rien, sinon un pathétique doublon qui accumule les clichés. Farris vide la corbeille de Stephen King, empile les ratages sans ordre et balance sa ramette. Ou lorgne du côté d'Harry Potter et nous assène des méchants qui ont pour nom Mordaunt et les Malterriens, de mauvaises âmes retenues captives dans un corps humain. « Ce que tu prends pour la fin n'est qu'un autre endroit à visiter », pontifie un monstre new-age à l'apparence terrifiante mais au bon fond. Quant à la conspiration visant à renverser le gouvernement américain, elle est proprement aberrante. Le Président, qui flotte du citron, est remplacé par des interventions télé numériquement truquées, et ses proches collaborateurs ne s'en avisent pas. Qui croirait pareille chose en suivant un simple épisode de The West Wing ? Reste la traduction. Au vu de ses précédents travaux, on ne peut croire un seul instant que Gilles Goullet en soit responsable. Probablement s'agit-il de son doppelganger : Quelque chose (...) l'impactait, quand « le bouleversait » convenait parfaitement. Le pitbull (...) sauta sur lui qui se retournait et un personnage sort de derrière un cheval, là où il suffisait de dire qu'il le contournait. Vingt-cinq ans séparent Furie de Terreur, un quart de siècle d'entropie stylistique. La seule raison d'être du « Cycle des pouvoirs » est économique. Il tourne, comme une meule à moudre le blé.

Xavier MAUMÉJEAN
Première parution : 1/10/2004 dans Bifrost 36
Mise en ligne le : 20/11/2005

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