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Une porte sur l'été

Robert A. HEINLEIN

Titre original : The Door into Summer, 1956

Traduction de Régine VIVIER
Illustration de Tibor CSERNUS

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (1985 - 1993, 2ème série - dos violet) n° 510
Dépôt légal : décembre 1987
256 pages, catégorie / prix : 3
ISBN : 2-277-12510-5   
Genre : Science-Fiction


Autres éditions
   J'AI LU, 1973, 1978, 1996
   LIVRE DE POCHE, 2010
   in Fiction n° 61, OPTA, 1958
   in Fiction n° 62, 1959
   in Fiction n° 63, 1959
Sous le titre Une porte sur l'été
   RENCONTRE, 1970

    Quatrième de couverture    
     Daniel B. Davis s'aperçoit que sa fiancée et son meilleur ami l'ont trahi et évincé de son usine de fabrication de robots. Il décide de fuir vers l'avenir, en compagnie de son chat, Petronius le Sage, même si cela doit l'obliger à quitter Ricky, une petite fille qu'il aime tendrement.
     Daniel choisit la route du « long sommeil », c'est-à-dire celle de l'hibernation artificielle. Mais son chat disparaît et c'est seul qu'il affronte le bond dans le temps. Par quel miracle, trente ans plus tard, Ricky est-elle âgée de vingt ans à peine et Petronius le Sage, présent dans ce monde du futur ?

     Robert Anson Heinlein est né en juillet 1907 dans le Missouri. Il semblait promis à une brillante carrière militaire lorsqu'une grave maladie l'obligea à y renoncer en 1934. Depuis, il est devenu un des auteurs les plus prolifiques de notre époque.

    Cité dans les pages thématiques suivantes :     

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Jacques Sadoul : Anthologie de la littérature de science-fiction (liste parue en 1981)
Albin Michel : La Bibliothèque idéale de SF (liste parue en 1988)
Denis Guiot, Stéphane Nicot & Alain Laurie : Dictionnaire de la science-fiction (liste parue en 1998)
Jean-Pierre Fontana : Sondage Fontana - Science-fiction (liste parue en 2002)

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition J'AI LU, Science-Fiction (1992 - 2001, 3ème série - dos violet/blanc) (2010)


     C'est durant une journée de décembre 1970 que l'ingénieur Dan B. Davis s'est résigné à accepter l'évidence : il n'a plus sa place dans ce siècle. Et comme les malheurs n'arrivent jamais seul : sa fiancée est partie avec son meilleur ami, lequel est aussi son associé dans une entreprise dont le projet de robot ménager pourrait révolutionner la fin du XXe siècle. Déçu d'avoir été trahi, tant sur le plan sentimental que professionnel, Davis décide de fuir dans l'avenir avec pour seul compagnon Petronius le sage, son chat. Grâce aux nouveaux procédés de cryogénisation, il pourra émerger dans une époque où il lui suffira de recommencer une autre vie. Son seul regret est d'abandonner derrière lui la petite Ricky, âgée d'une douzaine d'années, à laquelle il est très attaché.

     Après trente ans d'un sommeil sans rêve, il se réveille pour constater l'absence de son chat. Il se résigne donc à affronter ce nouveau siècle seul, en commençant par se renseigner sur ses intérêts et sur Ricky, qui devrait maintenant être une vraie femme...

     Paru d'abord sous forme de feuilleton dans The Magazine of Fantasy & Science Fiction durant l'année 1956, Une porte sur l'été a fini par être publié sous forme de roman en 1957, un an après le premier prix Hugo de Robert Heinlein pour Double étoile.

     Ce roman est devenu au fil des ans l'un des plus appréciés des lecteurs de science-fiction, sans doute parce qu'il s'agit avant tout d'une histoire romantique. Cependant, une certaine ambiguïté existe dans la romance entre Don B. Davis et Ricky — du moins au début — , car elle s'exerce entre une jeune fille de douze ans et un homme d'une trentaine d'années. Toute l'habileté de Robert Heinlein a été de gommer cet écart d'âge grâce aux nombreux sauts dans le temps, pour conserver un minimum de décence et de morale. La polémique viendra plus tard.

     Au-delà du côté mélodramatique du roman, l'écrivain explore un peu plus le futur de l'humanité, dans un monde qu'il imagine lié à la robotique et aux ordinateurs. Or, si Robert Heinlein est connu pour ses intuitions fulgurantes, il est ici assez loin de ce que deviendra le monde en 1970 et en 2000. Il ne fait qu'entrevoir les possibilités de l'informatique alors naissante.

     Finalement, Une porte sur l'été reste mémorable pour sa narration toute en sobriété, pour son fond romantique et l'imbrication millimétrée de son scénario temporel. Inutile d'y chercher des perspectives technologiques de génie, les aficionados de hard science y seront pour leur frais. Ce qui ne veut pas dire que c'est un mauvais roman, bien au contraire, puisque Robert Heinlein y fait preuve de tout son talent de raconteur d'histoires.

Emmanuel BEAUJOT
Première parution : 1/1/2010
dans Bifrost 57
Mise en ligne le : 24/7/2011


 

Edition J'AI LU, Science-Fiction (1959 - 1984, 1ère série) (2003)


     Petronius le sage, un chat particulièrement intelligent, ne s'avoue jamais vaincu ! Il y a toujours une solution : la porte sur l'été. Son maître Davis va d'ailleurs lui donner raison... Scientifique génial, il fabrique dans sa petite usine des robots ménagers hors du commun. Mais ses associés voient plus grand. Une lutte sans merci va s'engager alors entre eux pour le contrôle de la société. Fuyant dans le futur, Davis va se trouver placé dans une série de situations tour à tour cocasses, tendres, naïves ou inconfortables.

     Ainsi, après un sommeil de plusieurs années, notre héros se réveille et doit se réintégrer dans une société qui ne l'a pas attendu. Que sont devenus ses amis et ses ennemis ? Comment va-t-il retrouver un travail ? Heinlein ne choisit pas de munir son personnage d'un compte en banque dodu où il n'aurait qu'à puiser à son réveil. C'est plutôt le contraire, l'ingénierie a changé et la société a évolué de façon imprévue. Dès lors, il est presque impossible à Davis de s'en sortir et il ne doit son salut qu'à son ingéniosité et à son travail. On comprend donc que les éléments de science-fiction pure et ceux de la réalité telle que nous la connaissons s'unissent pour former un tout vivant, aussi satisfaisant pour l'esprit que pour le cœur. En effet, tous les protagonistes sont palpables. Leur sort n'est pas indifférent au lecteur qui passe de l'inquiétude à la jubilation, de l'incertitude à l'espoir, bref de la simple lecture à la vie dans une aventure enivrante.

     Variation sophistiquée sur le thème du voyage dans le temps, ce roman particulièrement bien construit de Heinlein est un vrai bonheur de lecture. L'auteur évite en effet tous les clichés du genre et nous fait sourire à maintes reprises. De plus, les idées s'agencent comme un jeu de cubes pour édifier une histoire cohérente, alors que l'on pourrait facilement basculer dans le ridicule. En effet, plusieurs des sujets abordés sont délicats à traiter. D'abord, l'amour du héros pour une petite fille pourrait facilement être taxé de pédophilie. Mais par un jeu habile et naturel, cette perversion n'apparaît pas comme telle. Ensuite, une fois dans le futur, le lecteur s'attend à la foule de quiproquos que les écrivains à l'imagination moins fertile ont l'habitude de proposer. Il n'en est rien ! On a au contraire affaire à une description très vraisemblable d'un homme un peu surpris par le changement, mais nullement perdu. Les nécessités de la vie sont toujours bien présentes, prenant le pas sur les machines extraordinaires qu'on pourrait s'attendre à trouver. C'est donc l'apparence très réelle de ce monde et de ses contraintes qui rend l'aventure attachante, loin des trouvailles habituelles de science-fiction auxquelles on veut nous faire croire en dépit du bon sens. Tout paraît très plausible et pourtant ! Que d'imagination dans ces 241 pages !

     Rappelons que Heinlein a été considéré aux USA comme le meilleur auteur de science-fiction de son époque. Ce roman a particulièrement bien vieilli, comme beaucoup d'autres de ses oeuvres. Certes, d'aucuns le trouveront trop sage : très peu de violence, pas beaucoup d'action ...mais que de finesse ! Tous ceux qui ont pris un peu de recul par rapport à leur genre préféré sauront y reconnaître la patte d'un maître. A déguster même par beau temps !

Antoine ESCUDIER (lui écrire)
Première parution : 17/7/2003
nooSFere




 

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