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Quantum Rose

Catherine ASARO

Titre original : The Quantum Rose, 1999
Première parution : En serial dans Anaolg, 1999; en volume Tor, 2000

Cycle : Saga de l'empire Skolien  vol. 3 

Traduction de Sylvie DENIS & Roland C. WAGNER
Illustration de Gil FORMOSA

MNÉMOS , coll. Icares SF
Dépôt légal : novembre 2004
Roman, 480 pages, catégorie / prix : 22,50 €
ISBN : 2-915159-30-0   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Le Savoir a été perdu depuis longtemps sur Balumil, une planète isolée aux confins de la galaxie. Nul ne sait comment réparer les vieilles machines qui tombent en panne, et seuls quelques initiés sont capables de déchiffrer les signes de l'antique langue iotaca. Les hommes ignorent tout de leurs origines.
     Kamoj Quanta Argali est la jeune souverai­ne d'une province pauvre. Pour sauver son peuple de la famine, elle accepte d'épouser Jax Pont-de-Fer, un homme rustre et vio­lent gouverneur d'une région prospère. Mais tout bascule le jour de la cérémonie. Un mystérieux étranger venu des tréfonds de l'espace, et maître d'une technologie avancée, enlève la jeune femme. Il semble détenir les clés des énigmes qui entourent le monde de Kamoj. Et tandis que la planète sombre dans le chaos, le mystère des origines de Balumil et de son peuple se dévoile peu à peu...

PRIX NEBULA 2001
     « Un véritable cadeau pour les fans de science-fantasy et de science-fiction romanesque ».
Publishers Weekly

     Quantum Rose a été récompensé en 2001 par le prestigieux prix Nebula du meilleur roman de science-fiction. Il mélange avec bonheur tous les ingrédients qui font la saveur des romans de Catherine Asaro : hard science, romanesque et aventures épiques. Née à Oakland, en Californie, Catherine Asaro est titulaire d'un doctorat de phy­sique-chimie et d'un master de physique à Harvard.

    Prix obtenus    
Nebula, roman, 2001
 
    Critiques    
     Sur Balumil, lointaine planète, le savoir technologique s'est perdu et un monde féodal s'est mis en place. Kamoj Quanta Argali est une jeune femme, gouverneur de la province d'Argali. Dans l'intérêt de son royaume, Kamoj n'a d'autre choix que de s'unir à son ignoble voisin Jax Pont-de-Fer, qui la considère déjà comme sa propriété.
     Mais voilà qu'arrive Lion-des-Etoiles, débarqué d'un vaisseau spatial et qui paraît bien plus puissant que Jax. Kamoj épouse Lion-des-Etoiles pour se protéger de Jax, mais a-t-elle fait le bon choix ?

     Résumé ainsi, ce Prix Nebula 2001 ne paraît pas vraiment palpitant. Pourtant, le roman de Catherine Asaro éveille vite la curiosité. Tout d'abord parce que les noms des personnages ont tous une signification scientifique : l'une, surnommée Lyode, s'appelle en réalité « Light Emitting Diode » ; un autre se nomme Forcélec ; quant à Kamoj, son nom signifie « résonance »... De même, chaque chapitre porte deux titres, comme Pont-de-Fer / Première dispersion, Lunes de verre teinté / Couple en vibration, Fugue / Métastabilité (1,2), Le droit d'inquisition / Etats à trois particules, etc.
     L'auteur insiste un temps sur cette fameuse langue iotaca que les habitants de Balumil ne comprennent plus et qui permet d'exprimer des concepts scientifiques. Le lecteur pressent alors que le propos de Catherine Asaro ne se limite pas à une romance exotique et qu'en réalité l'intrigue va habilement glisser vers la hard science. Malheureusement, le lecteur se fourre le doigt dans l'oeil !
     Car finalement, ces diverses appellations ne mènent à rien. Elles ne forment qu'un vague cadre à ce qui n'est bel et bien qu'une romance dans l'espace, où Jax et Lion se disputeront la belle. « Rose » assurément, mais pas vraiment « Quantum ».
     On peut sans doute y voir une touche de féminisme, le destin de Kamoj prouvant que ce n'est pas toujours drôle d'être une femme sur une planète peuplée de rustres prêts à vous cogner, mais le message n'est pas vraiment bouleversant et a déjà été servi par bien d'autres « autrices » auparavant.

     Reste un space opera qui se laisse lire, même s'il ne se passe finalement pas grand chose en quelque 460 pages. Cette « saga de l'Empire Skolien » aura probablement son lot de fans, à l'instar de Miles Vorkosigan ou de Ténébreuse, pour peu que l'on apprécie de lire une flopée de romans situés dans un même univers et retraçant l'histoire de toute une famille — voir la fastidieuse généalogie en quatre pages à la fin du livre. On peut au contraire préférer plus incisif...

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 7/3/2005 nooSFere


     Quantum Rose ayant obtenu le prix Nébula (en 2001), on s'interroge sur les membres du jury... Ce récit ressemble en effet à un roman à l'eau de rose pour chercheuse de Prince Charmant ou amatrice du Popeye sauveur d'Olive des mains de Brutos, verni en large d'une couche de fantasy et en long d'une couche de SF, le tout dans un cadre de guerre interplanétaire et de médias sans pitié. En résumé : un prince en exil et psychiquement perturbé (il a perdu ses pouvoirs psy) est en résidence protégée sur une planète arriérée où il rencontre une jeune femme — courtisée par un prince local (genre grossière brute épaisse) — dont il tombe amoureux. Le Prince des étoiles donne une meilleure dot et peut épouser la jeune femme. Cela met évidemment l'autre prince en rage et pendant que la princesse parvient à préserver son époux des cauchemars qui le poursuivaient, celui-ci décide de frapper fort. Ayant réussi à régler localement le problème, on envoie le prince des étoiles tenter de libérer ceux de sa famille qui ont un pouvoir psy intéressant, prisonniers sur sa planète natale. Happy end hollywoodien (ils s'aimeront et auront de beaux enfants) sous l'objectif « impartial » des caméras de l'Empire... Étrange roman, agréable à lire — bonne traduction, avec ce qu'il faut de termes décalés pour éviter le ronronnement du texte — mais dont le sujet principal semble être plus le rapport amoureux qu'une réflexion SF sur la liberté des planètes et des hommes (Oh ! pardon, j'avais oublié que dans la couche SF les habitants de la pauvre planète avaient été programmés pour devenir dociles et paisibles ; de quoi faire sans nul doute le meilleur des mondes...).

Noé GAILLARD
Première parution : 1/3/2005 dans Galaxies 36
Mise en ligne le : 16/1/2009


 
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