Site clair (Changer
 
  Critiques  
 
  Livres  
 
  Intervenants  
 
  Prix littéraires  
 
  Adaptations  
    Fiche livre     Connexion adhérent
C'était demain

Karl ALEXANDER

Titre original : Time after time, 1979

Traduction de Jean-Pierre CARASSO
Traduction révisée par Julien BÉTAN
Illustration de Alain BRION

MNÉMOS (Saint-Laurent d'Oingt, France), coll. Dédales n° (13)
Dépôt légal : février 2011, Achevé d'imprimer : janvier 2011
256 pages, catégorie / prix : 19 €
ISBN : 978-2-35408-106-5
Format : 15,5 x 23,5 cm  
Genre : Science-Fiction


Autres éditions

Sous le titre C'était demain...   LIVRE DE POCHE, 1982
   SEGHERS, 1980

    Quatrième de couverture    
« H.G. Wells pourchasse Jack L’Éventreur à travers le temps. Imaginez le résultat ! »
 
             L.A. Times                  
 
     H. G. Wells, le fameux auteur de La Machine à explorer le temps et de La Guerre des Mondes, a bel et bien construit un appareil capable de voyager à travers les âges.
 
     Quand il se décide à en faire une démonstration à ses amis du tout Londres de 1893, il est loin d’imaginer qu’un de ses hôtes, le chirurgien Leslie John Stephenson, est en réalité Jack l’Éventreur. Et lorsque Scotland Yard sonne à sa porte à la recherche du meurtrier, celui-ci s’empare de la machine et s’enfuit dans le futur – San Francisco, en 1979.
 
     Wells, décidé à mettre fin à ses agissements et à le livrer à la justice, n’a d’autres choix que de partir à sa poursuite ; mais à son arrivée dans l’avenir, il va découvrir un monde qui, s’il ne manque pas de... charmes, fait montre d’une violence à même de faire passer Jack l’Éventreur pour un enfant de cœur...
 
     Né en 1944 à Los Angeles, dans une famille de scénaristes, Karl Alexander a exercé un nombre incalculable de métiers – machiniste, pêcheur, joueur de base-ball, acteur, agent littéraire, professeur d’université... – avant d’être rattrapé par le virus de l’écriture. Resté proche du milieu cinématographique de L.A., il a lui-même scénarisé l’adaptation de C’était demain par Nicholas Meyer, avec Malcolm McDowell (Orange mécanique).

    Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo, ....)    
C'était demain , 1979, Nicholas Meyer
 
    Critiques    
     Alors qu'il organise une soirée chez lui pour présenter sa nouvelle invention, la première machine à explorer le temps, l'apprenti écrivain H. G. Wells est interrompu dans sa présentation par Scotland Yard. Il est 5h15 du matin, et, quelques heures plus tôt, après plusieurs années de discrétion, Jack l'éventreur a de nouveau frappé. La police interroge les invités et ne tarde pas à trouver dans leurs affaires un manteau taché de sang. Une enquête rapide détermine que l'incriminant vêtement appartient à Leslie John Stephenson, chirurgien réputé et ami de longue date de H. G. Wells, un hôte évidemment introuvable depuis l'arrivée de la police. Soupçonnant le pire, Wells rejoint sa machine, mais l'Eventreur se trouve déjà à l'intérieur et l'a mise en marche pour se rendre Dieu sait où.

     Libéré des tracasseries policières, H. G. Wells retourne à son invention (programmée pour revenir à son point d'origine si on n'en possède pas la clef ; comme c'est pratique, d'un point de vue scénaristique s'entend). Lancé à la poursuite de Jack l'éventreur, il atterrit dans un musée de San Francisco, en 1979, où est exposée sa fabuleuse Utopie (c'est le petit nom de l'engin). C'est dans cette grande ville américaine qu'aura lieu la traque et la confrontation entre l'inventeur (défenseur de l'amour libre) et le tueur en série (défenseur de l'éviscération sans conséquences), un duel à mort que va compliquer l'existence d'Amy Robbins, jeune chargée de clientèle de la Banque d'Angleterre à San Francisco, à laquelle H. G. Wells a demandé de l'aide pour « retrouver un ami anglais fraîchement débarqué et sans bagages ».

     Ceux qui ont vu le sympathique film de Nicholas Meyer C'était demain, ne seront jamais surpris par le roman à son origine, tant les différences scénaristiques sont minimes. Mais là où le film fonctionnait grâce à son charme désuet et à l'air d'ahuri permanent que s'était composé pour l'occasion Malcolm « Caligula » McDowell, le roman piétine, ne sort que très rarement du cadre de l'honnête série B d'aventure. On n'y croit jamais (H. G. Wells met une demi-journée pour croiser des Noirs dans San Francisco, là où deux secondes devraient suffire ; le fonctionnement de la machine à explorer le temps semble se plier aux exigences du scénario, alors qu'on est en droit d'attendre l'inverse).

     C'était demain est en substance une chasse à l'homme sans grande tension, globalement mièvre, qui demande un énorme effort de suspension d'incrédulité. La dernière page tournée, il reste quand même un livre plaisant, avec des moments très drôles (le repas chez McDonald's, la scène de séduction d'Amy et la poursuite en voiture). Faire un Harlequin avec H. G. Wells, Jack L'éventreur et une jeune américaine « libérée » était un pari osé. Ce pari-là semble réussi, vous voilà prévenu. Dans le même genre, on préférera Le Jeune homme, la mort et le temps de Richard Matheson, et Le Voyage de Simon Morley de Jack Finney.

Thomas DAY
Première parution : 1/7/2011 dans Bifrost 63
Mise en ligne le : 11/2/2013


 
retour en haut de page
Dans la nooSFere : 65457 livres, 64386 photos de couvertures, 60193 quatrièmes.
8088 critiques, 35885 intervenant·e·s, 1434 photographies, 3684 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous écrire.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2019. Tous droits réservés.