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Chansons de la Terre Mourante - 2

ANTHOLOGIE

Textes réunis par Gardner DOZOIS & George R. R. MARTIN

Titre original : Songs of the Dying Earth: Stories in Honor of Jack Vance, 2009

Cycle : Chansons de la Terre Mourante  vol. 2


Illustration de Andrew BRASE

ActuSF , coll. Perles d'Épice n° (12)
Dépôt légal : août 2013
432 pages, catégorie / prix : 19 €
ISBN : 978-2-917689-54-7
Format : 14,0 x 20,0 cm  
Genre : Science-Fiction

Chaque texte est présenté par les anthologistes et suivi d'une postface de son auteur. Parution en octobre.



    Quatrième de couverture    
     La Terre se meurt. Dans un futur lointain, l’agonie du soleil hypothèque l’avenir des humains qui ont oublié la technologie au profit de la magie.

     Dans cette ambiance de fin de partie, les derniers héros de l’humanité s’appellent Cugel ou Rhialto, T’saïs ou Pandelume. Ils sont mages ou voleurs, bretteurs ou escrocs, flamboyants et désespérés, et ils revivent, 60 ans après leur naissance, sous la plume des plus grands noms de l’Imaginaire.

     En commençant le cycle de La Terre Mourante au début des années 1950, Jack Vance ne se doutait sans doute pas que ce cycle de fantasy influencerait des générations d’écrivains. George R. R. Martin et Gardner Dozois ont réuni Neil Gaiman, Tanith Lee, Tad Williams ou bien encore Lucius Shepard pour lui rendre hommage le temps d’une nouvelle.

    Sommaire    
1 - (non mentionné), Note de l'éditeur, pages 9 à 10, Notes
2 - Tanith LEE, Evillo l'ingénu (Evillo the Uncunning), pages 13 à 69, trad. Florence DOLISI
3 - Paula VOLSKY, Les Traditions de Karzh (The Traditions of Karzh), pages 71 à 132, trad. Célia CHAZEL
4 - Tad WILLIAMS, La Tragédie lamentablement comique (ou la comédie ridiculement tragique) de Lixal Laqavee (The Lamentably Comical Tragedy (or The Laughably Tragic Comedy) of Lixal Laqavee), pages 135 à 186, trad. Emmanuel CHASTELLIÈRE
5 - Lucius SHEPARD, La Proclamation de Sylgarmo (Sylgarmo's Proclamation), pages 189 à 242, trad. Jean-Daniel BRÈQUE
6 - Matthew HUGHES, Gorlion d'Almérie (Grolion of Almery), pages 245 à 294, trad. Patrick DUSOULIER
7 - Elizabeth MOON, Incident à Uskvosk (An Incident in Uskvosk), pages 297 à 333, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
8 - John C. WRIGHT, Guyal le Conservateur (Guyal the Curator), pages 335 à 398, trad. Emmanuel CHASTELLIÈRE
9 - Neil GAIMAN, Invocation de l'incuriosité (An Invocation of Incuriosity), pages 401 à 424, trad. Éric HOLSTEIN

    Prix obtenus    
Invocation de l'incuriosité : Locus, nouvelle / Short story, 2010
 
    Critiques    

            « […] l’œuvre de Jack Vance d’il y a cinquante ans se détache toujours. C’est une oasis pour l’imagination, un jardin farfelu au milieu d’un marécage. » C’est John C. Wright qui le dit, dans la postface à sa contribution à ce deuxième tome de la gigantesque anthologie « Chansons de la Terre mourante » (cf. critique in Bifrost 72). Le premier volume avait placé la barre assez haut, et l’on pouvait légitimement se montrer curieux de la suite. Retour, donc, à cet hommage passionné à l’une des plus belles créations vanciennes, avec huit nouvelles pour autant d’auteurs, et non des moindres parfois.

            Cela dit, les plus célèbres peuvent se planter… et c’est hélas ce qui arrive dès le texte inaugural, avec « Evillo l’Ingénu » de Tanith Lee, ou l’histoire d’un jeune couillon fasciné par les récits concernant l’astucieux Cugel (on le comprend) ; hélas, si ce texte est référencé, c’est au point d’en être servile ; quant au côté picaresque, il est traité façon sprint : tout va très vite, trop vite, et l’on s’ennuie. Puisqu’on en est aux échecs, enchaînons sur « Gorlion d’Almérie » de Matthew Hughes : c’est dommage, ça partait vraiment bien, cette histoire de type qui se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, avec beaucoup d’astuce dans la mise en place et le point de vue ; mais le texte devient bien vite incroyablement confus, à vouloir trop en faire dans le baroque. Raté…

            Deux récits assez sympathiques, ensuite, encore qu’un peu anodins. Il en va ainsi de « La Tragédie lamentablement comique (ou la comédie ridiculement tragique) de Lixal Laqavee » de Tad Williams, ou les mésaventures d’un petit escroc qui croyait pouvoir se faire un magicien et un déodande ; très amusant, plutôt bien fait, mais la fin donne une vague impression de bâclé. On citera également ici « Incident à Uskvosk » d’Elizabeth Moon, arnaque à la course de cafard orchestrée par un nain obligé de se faire passer pour un gamin ; rigolo, là encore, mais sans plus.

            Un cran au-dessus, on trouve Paula Volsky, pour « Les Traditions de Karzh » : juste après la nouvelle de Tanith Lee, c’est une leçon de picaresque vancien plein d’astuce. John C. Wright, dans « Guyal le Conservateur », sait lui aussi pleinement profiter du cadre de la Terre mourante : c’est chatoyant, ça foisonne, bref, c’est vancien et tout à fait délicieux. Un texte légèrement problématique, ensuite, avec « La Proclamation de Sylgarmo » de Lucius Shepard : la nouvelle est indéniablement bonne, le projet ambitieux, l’idée de voir Cugel à travers les yeux de ses ennemis intéressante… mais, même en tenant compte de tout cela, votre serviteur n’y a guère reconnu la sympathique fripouille créée par Jack Vance ; cela dit, indépendamment, cela reste très recommandable. Reste enfin Neil Gaiman… qui fait débuter « Invocation de l’incuriosité » de nos jours, en Floride ! Un récit très bien pensé, d’une évidence élégante, et assurément très efficace.

            Bilan plutôt positif, donc, pour ce deuxième volume des « Chansons de la Terre mourante ». Cela dit, on évolue quand même probablement dans une autre catégorie que pour le premier tome : on n’y trouve pas (à part peut-être chez Neil Gaiman, voire John C. Wright ?) de textes aussi marquants, et deux tristes ratages viennent quelque peu plomber le bouquin. Mais cela reste une lecture très plaisante ; hâte, du coup, de lire le dernier volume, avec des gens comme Dan Simmons ou Mike Resnick…


Bertrand BONNET
Première parution : 1/1/2014 dans Bifrost 73
Mise en ligne le : 21/4/2019


 
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