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Stoner Road

Julien HEYLBROECK



Illustration de AMMO

ActuSF , coll. Les Trois Souhaits
Dépôt légal : juin 2014
Première édition
Roman, 336 pages, catégorie / prix : 17 €
ISBN : 978-2-917689-66-0
Format : 14,0 x 20,0 cm  



    Quatrième de couverture    
     Josh Gallows, alias Doc Défonce, file au volant de sa Pontiac sur les routes désertiques de Californie. Direction la prochaine generator party illégale où il compte bien reconquérir Ofelia, sa jolie chica mexicaine. Sauf que, arrivé sur place, le junkie constate que la fête a salement dégénéré et que sa nana pointe aux abonnés absents. Sa seule piste : retrouver les groupes qui ont joué ce soir-là. Mais lesdits rockers se révèlent peu coopératifs et le laissent pour mort en plein soleil. Il ne doit son salut qu’à Luke Lee, un redneck pur jus qui, lui, recherche sa soeur...

     Ainsi démarre la quête de cet improbable duo lancé sur les traces d’un mystérieux groupe de stoner rock mexicain.

     Julien Heylbroeck, co-fondateur des Éditions TRASH, livre un récit nerveux et halluciné à la rencontre des freaks américains. Un road book innervé de riffs lourds, d’accents fantastiques et d’amour sous acides.

    Sommaire    
1 - (non mentionné), Interview, pages 319 à 326, entretien avec Julien HEYLBROECK
2 - (non mentionné), Biographie, pages 329 à 329, biographie
3 - (non mentionné), Bibliographie, pages 331 à 332, bibliographie
 
    Critiques    

            « Le Stoner Rock/metal est un style se caractérisant par des rythmiques hypnotiques, simples et répétitives, une basse très lourde et un esprit inspiré du psychédélisme des années 70, notamment par Black Sabbath et Hawkwind, une imagerie mêlant comic-books, films d’horreur série Z, références aux OVNI et à la science-fiction… Le nom, Stoner ou rock défoncé, provient de l’aspect répétitif de cette musique, très associé à l’état “stone” dû à la prise de drogues. Cette désignation est généralement récusée par les musiciens qui lui préfèrent celles de Doom Metal, de Space Rock ou encore Desert Rock. » Ainsi, le Stoner est-il présenté sur le site www.spirit-of-metal.com. Disons encore que le Doom n’a ni les références psychédéliques, ni les boucles hypnotiques du Stoner qui, lui, n’a pas l’aspect volontiers planant du Space Rock qui compte aussi le Floyd originel parmi ses influences… C’est le Desert Rock qui nous préoccupera ici au premier chef. Le désert en question étant bien entendu celui de Californie du sud.

            1996. Cette musique est alors à son apogée. Là, dans les coins de Calexico, l’arrière-pays californien désertique du conté d’Imperial, le long de la frontière mexicaine, Josh Gallows, alias Doc’ Défonce, arpente les « generator parties » : des concerts clandestins donnés dans le désert (d’où Desert Rock) fonctionnant sur groupes électrogènes et où, bien sûr, circule tout ce que le monde peut compter de dopes. Ceci expliquant cela. C’est l’équivalent de ce qu’étaient les « rave parties » et la Techno en Europe à la même époque…

            Josh, raide stone, cherche sa copine Ofelia, qui l’a largué peu avant, or, elle a disparu lors d’une generator party où a joué un groupe mexicain extrêmement discret qui distribue des champignons hallucinogènes gratos. Sur la piste de sa nana, Josh croise un autre groupe pas très clair qui a également joué ce soir-là. Il est passé à tabac et laissé pour mort dans le désert où le trouve Luke Lee, un redneck pur jus, qui, lui, cherche sa sœur disparue dans des conditions identiques. Malgré leurs différences, ils décident de faire équipe, ce qui ne va tout seul et donne tout son sel au bouquin.

            Petit à petit, on s’éloigne du rock pour plonger dans un fantastique gore où Josh se la joue en Orphée de Grand Guignol…

            La mondialisation et internet faisant, il est de plus en plus difficile pour un auteur d’être crédible lorsqu’il situe son roman à l’étranger. Julien Heylbroeck s’en sort honorablement, mais une référence malvenue aux Nuls ici, une autre à Public Image Ltd qui arrive comme un cheveu sur la soupe pour se payer un jeu de mots à deux balles, irritent un tantinet le lecteur. Tant pis.

            Hommage appuyé au Stoner, ce roman est parfaitement en phase avec l’imagerie de ce courant musical. Si ça se laisse lire, il va sans dire qu’on ne tient pas là un chef-d’œuvre. N’écrit pas Armageddon Rag qui veut…


Jean-Pierre LION
Première parution : 1/10/2014 dans Bifrost 76
Mise en ligne le : 20/4/2020


 
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