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Wild Cards

ANTHOLOGIE

Textes réunis par George R. R. MARTIN

Titre original : Wild Cards, 1987
Première parution : Bantam Spectra, 1987
Cycle : Wild Cards vol. 1 

Traduction de Pierre-Paul DURASTANTI & Henry-Luc PLANCHAT
Illustration de Michael KOMARCK

J'AI LU (Paris, France), coll. Nouveaux Millénaires
Dépôt légal : août 2014, Achevé d'imprimer : 25 août 2014
Première édition
Anthologie, 704 pages, catégorie / prix : 21 €
ISBN : 978-2-290-06107-7
Format : 13,0 x 20,0 cm
Genre : Science-Fiction

Correspond à la deuxième édition américaine de 2010, avec 3 nouvelles en plus de l'édition originale de 1987 (les textes de Cassutt, Levine et Vaughn).



Quatrième de couverture
     1946. Un virus extraterrestre frappe le monde, tuant quatre-vingt-dix pour cent de ceux qu'il touche. L'immense majorité des survivants subit des mutations délétères, mais quelques élus y gagnent des pouvoirs surnaturels. Parmi ces surhommes, certains ont choisi de défendre ce qu'il reste de la race humaine, tandis que d'autes ont opté pour des voies plus tortueuses...

     George R.R. Martin, l'auteur du Trône de fer, a convoqué certaines des plus fines plumes de la science-fiction américaine (Roger Zelazny, Walter Jon Williams, Lewis Shiner...) pour bâtir un univers post-apocalyptique jouissif dans lequel il revisite l'histoire de la fin du XXe siècle.

Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - George R. R. MARTIN, Note de l'anthologiste (1987), pages 9 à 9, introduction, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
2 - George R. R. MARTIN, Prologue (Prologue, 1987), pages 11 à 21, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
3 - Howard WALDROP, Trente minutes sur Broadway ! (Thirty Minutes Over Broadway!, 1987), pages 23 à 73, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
4 - Roger ZELAZNY, Le Dormeur (The Sleeper, 1987), pages 75 à 130, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
5 - Walter Jon WILLIAMS, Le Témoin (Witness, 1986), pages 131 à 193, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
6 - Melinda SNODGRASS, Rites de dégradation (Degradation Rites, 1987), pages 195 à 246, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
7 - George R. R. MARTIN, Premier interlude (Interlude One, 1987), pages 247 à 252, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
8 - Michael CASSUTT, Capitaine cathode et l'as clandestin (Captain Cathode and the Secret Ace, 2010), pages 253 à 287, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
9 - David D. LEVINE, Powers (Powers, 2010), pages 289 à 331, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
10 - George R. R. MARTIN, Partir à point (Shell Games, 1987), pages 333 à 393, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
11 - George R. R. MARTIN, Deuxième interlude (Interlude Two, 1987), pages 395 à 396, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
12 - Lewis SHINER, La Sombre nuit de Fortunato (The Long, Dark Night of Fortunato, 1987), pages 397 à 421, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
13 - Victor MILÁN, Transfigurations (Transfigurations, 1987), pages 423 à 458, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
14 - George R. R. MARTIN, Troisième interlude (Interlude Three, 1987), pages 459 à 465, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
15 - Edward BRYANT & Leanne C. HARPER, Au tréfonds (Down Deep, 1987), pages 467 à 517, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
16 - George R. R. MARTIN, Quatrième interlude (Interlude Four, 1987), pages 519 à 524, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
17 - Stephen LEIGH, Ficelles (Strings, 1987), pages 525 à 579, nouvelle, trad. Henry-Luc PLANCHAT
18 - George R. R. MARTIN, Cinquième interlude (Interlude Five, 1987), pages 581 à 583, nouvelle, trad. Henry-Luc PLANCHAT
19 - Carrie VAUGHN, La Fille fantôme à Manhattan (Ghost Girl Takes Manhattan, 2010), pages 585 à 629, nouvelle, trad. Henry-Luc PLANCHAT
20 - John J(oseph) MILLER, La Venue du chasseur (Comes a Hunter, 1987), pages 631 à 662, nouvelle, trad. Henry-Luc PLANCHAT
21 - Lewis SHINER, Épilogue : troisième génération (Epilogue: Third Generation, 1987), pages 662 à 665, épilogue, trad. Henry-Luc PLANCHAT
22 - Victor MILÁN, Science du xénovirus : extraits de la documentation (The Science of the Wild Card Virus: Excerpts from the Literature, 1987), pages 669 à 679, nouvelle, trad. Henry-Luc PLANCHAT
23 - (non mentionné), Extraits des compte-rendus de la société américaine de métabiologie (2010), pages 681 à 687, nouvelle, trad. Henry-Luc PLANCHAT
24 - George R. R. MARTIN, Postface (From Game to Book or, the Birth of a Shared World, 2011), pages 689 à 697, postface, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
Critiques

         1983 est une année doublement charnière pour George R. R. Martin.

         De son propre aveu, les faibles ventes de son quatrième roman, Armageddon Rag, mettent en péril sa carrière de romancier et l’incitent à exploiter ses dons de narrateur à Hollywood. Il écrira notamment pour la seconde saison de Twilight Zone (bof), et pour la série La Belle et la Bête (bof, bof, bof).

         Dans un même temps, son ami Victor Milan lui offre Superworld, un jeu de rôle orienté « super-héros » qui déclenchera une véritable frénésie à Albuquerque, « une orgie ludique qui a duré deux ans » dont le père de « Game of Thrones » finit par s’affranchir en se disant à lui-même : « Il doit y avoir moyen de gagner un peu d’argent avec ça. »

         C’est dans ce contexte assez particulier qu’est né le concept de « Wild Cards », univers partagé et uchronique qui fera l’objet de plus d’une vingtaine d’opus mélangeant recueils et romans.

         Mis au point par une faction aristocratique de la planète Takis pour en éliminer une autre, le virus Wild Card modifie le génotype takisien de manière absolument imprévisible. Les Takisiens, méfiants quant à la versatilité de leur invention, décident de tester leur arme sur la planète Terre car les humains leur sont génétiquement identiques (si, si !). La venue sur notre planète du Dr Tachyon, bien décidé à empêcher ce test grandeur nature, n’y changera rien : la population sera amputée à hauteur de quatre-vingt-dix pour cent et le devant de la scène progressivement accaparé par une horde de mutants que l’on distinguera en deux catégories : les As, pour qui l’apparition de pouvoirs n’a pas affecté l’intégrité physique, et les Jokers, qui n’ont plus grand-chose d’humain.

         Sur un quatrième de couverture, ce back-ground s’avère particulièrement alléchant. Une fois lancé dans le livre, il en est autrement : les quelques idées originales, et peu nombreuses, sont submergées par des avalanches de stéréotypes absolument éculés, un manque d’humour disqualifiant, une grisaille globale qui rogne toute notion d’évasion sans pour autant apporter la profondeur qui pourrait la justifier. La palme de la déception sera sans doute attribuée à Roger Zelazny, qui, au lieu de rendre poignante la nouvelle « Le Dormeur », comme elle aurait mérité de l’être, se contentera de jouer les utilités en une cinquantaine de pages moroses et atones.

         Ce premier volume de « Wild Cards » est initialement paru en 1987 aux USA – une époque où l’industrie des comics, de son côté, produisait certains de ses plus grands graphic novels (The Death of Captain Marvel, The Dark Knight Returns ou encore God Loves, Man Kills). Il ne soutient absolument pas la comparaison et tombera moult fois, sans l’ombre d’un doute, des mains les plus motivées. Aucun intérêt.

Grégory DRAKE
Première parution : 1/1/2015 dans Bifrost 77
Mise en ligne le : 15/11/2022

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