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Grand Central Arena

Ryk E. SPOOR

Titre original : Grand Central Arena, 2010
Première parution : USA : Baen, mai 2010
Cycle : Grand Central Arena vol. 1 

Traduction de Gilles GOULLET
Illustration de Vincent CHONG

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. La Dentelle du Cygne
Dépôt légal : novembre 2015, Achevé d'imprimer : novembre 2015
Première édition
Roman, 576 pages, catégorie / prix : 8
ISBN : 978-2-84172-705-6
Format : 14,7 x 19,9 cm
Genre : Science-Fiction



Quatrième de couverture
Ce ne devait être qu’un vol d’essai automatisé et la pilote, Ariane Austin, n’interviendrait qu’en dernier recours ; fort de la propulsion Sandrisson, le Graal allait franchir le dernier obstacle à l’expansion de l’humanité : le mur de la lumière.
   Mais c’est sur un autre mur que bute le vaisseau car la propulsion supraluminique ne conduit pas vers les étoiles, elle conduit à l’Arène.
   Piégé dans cette colossale enceinte qui dépasse l’imagination, l’équipage du Graal va devoir en apprendre les règles pour y survivre. S’y faire respecter parmi les multitudes d’espèces extraterrestres qui la peuplent, s’en échapper et protéger le destin de l’humanité.
 
 Le space opera de l’âge d’or de la s.-f. américaine est de retour ! De l’action, de la manipulation, de grands enjeux et de rudes affrontements, de l’exotisme et tout un bestiaire d’extraterrestres baroques.
Critiques

     Le professeur Sandrisson, principal concepteur du moteur Sandrisson de la propulsion hyperluminique, décide de le tester lui-même dans l’espace puisqu’aucune sonde automatisée n’est jamais revenue attester de son efficacité. Parmi l’équipage recruté pour la circonstance, Ariane Austin, pilote chevronnée amatrice de courses de vaisseau spatial en espace confiné (où effleurer la paroi du tunnel est synonyme de catastrophe) et l’ingénieur Marc C. DuQuesne, dont on apprendra qu’il est un hypérion, guerrier doté de capacités physiques et intellectuelles phénoménales dissimulées pour retrouver une forme d’humanité. À peine parti, le Graal est privé de sa propulsion, les IA embarquées ou implantées dans l’équipage étant également inopérantes : il est retenu dans un espace immense où échouent toutes les espèces extraterrestres disposant de cette technologie. Leur morphologie est typique du bestiaire de l’âge d’or de la SF. On ignore les raisons des concepteurs interdisant l’utilisation du voyage hyperluminique et des IA, mais quelques explications avancées, qui répondent aussi au paradoxe de Fermi, sont assez astucieuses. Les concepteurs ne sont jamais visibles, seulement audibles pour énoncer avertissements et sanctions et définir le cadre des défis que se lancent les factions qui s’affrontent au sein de l’Arène. Car pour bénéficier de certains avantages dans cette enceinte, voire disposer du nécessaire pour rentrer chez soi, il convient de s’affronter dans des épreuves, aux enjeux parfois conséquents pour l’espèce entière. L’équipage apprend sur le tas les règles du lieu et le comportement à observer selon les espèces, le plus souvent à la faveur de maladresses et de naïvetés, en faisant preuve aussi d’une irascibilité d’une rare inconséquence, que cette élite justifie par sa difficulté à garder son sang-froid. Ainsi, suite à la bousculade par un Bug-Eyed Monster malotru d’une espèce encore jamais croisée, mais dont l’apparence devrait dissuader n’importe qui évoluant en milieu inconnu de répliquer, il est demandé sèchement de s’excuser devant la dame. Mais puisque l’Humanité ne se laisse jamais démonter, elle gagnera sa place au sein des espèces confinées là, c’est-à-dire tout en haut.

     On l’aura compris : il s’agit d’un hommage au space-opera des origines, notamment à E. E. Doc Smith qui en est l’inventeur : un vaisseau est baptisé Fulgur et Marc C. DuQuesne est le nom d’un méchant de La Curée des astres, premier roman de Doc Smith en 1919. Autant dire qu’on y trouve de la grande aventure sans complexe, à la croisée de Stargate et Babylon 5, mais dans la façon des pulps, avec des héros d’une épaisseur psychologique inférieure au nanomètre et des ressorts convenus qui font passer les grosses ficelles de séries B pour des audaces postmodernes. L’intrigue générale ne manque pourtant pas d’attraits, on y trouve même quelques belles idées, et les pièces du puzzle s’emboîtent joliment ; en revanche, la manière de les amener est confondante d’amateurisme, de même que les dialogues destinés à délivrer des informations au lecteur, d’une artificialité qui échappe à la logique…

     Premier volume d’une trilogie écrite par un surdiplômé, coordinateur en R&D d’une entreprise high tech, Grand Central Arena est un space-opera on ne peut plus vintage, qui semble avoir été écrit en ces temps héroïques. Il ne reste qu’à reprendre les propos de Serge-André Bertrand en 1973, à propos du Premier Fulgur, deuxième de la série de Smith : « Si vous aimez ça, vous en aurez ici pour votre argent. »

Claude ECKEN (lui écrire)
Première parution : 1/4/2016 dans Bifrost 82
Mise en ligne le : 16/8/2022

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