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Magies secrètes

Hervé JUBERT

Première parution : Paris, France : Le Pré aux clercs, collection Pandore, novembre 2012

Cycle : Georges Beauregard vol. 1 


Illustration de Camille ALQUIER

GALLIMARD (Paris, France), coll. Folio SF n° 543
Dépôt légal : mars 2016
Roman, 320 pages, catégorie / prix : F7b
ISBN : 978-2-07-046467-8
Format : 10,8 x 17,8 cm  



    Quatrième de couverture    
L'empereur Obéron III, aidé du préfet Hoffmann, souhaite débarrasser Sequana des êtres féeriques qui la peuplent. Georges Beauregard, ingénieur-mage au service du ministère des Affaires étranges, recueille toutefois certaines de ces créatures dans son hôtel particulier. C’est ainsi qu'il découvre et prend sous son aile Jeanne, une jeune fille amnésique aux étranges pouvoirs. Ensemble, aidés de la déesse Isis et de Condé, l'automate, ils vont devoir enquêter sur la disparition du neveu de l'empereur, menacé d'être démembré par son mystérieux ravisseur. Arpentant la ville-lumière, ils iront de surprise en surprise afin de découvrir qui menace l'équilibre délicat entre êtres humains et féeriques.

Exubérant, érudit et drôle, Magies secrètes entraîne le lecteur dans des aventures improbables, dignes d'un Rocambole ou d'un Sherlock Holmes. Il a été récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire, catégorie Jeunesse, en 2013. C'est la première des Enquêtes de Georges Hercule Bélisaire Beauregard, assurément un des joyaux du steampunk.

Né en 1970, Hervé Jubert a publié son premier roman en 1998 et, depuis, plus d'une trentaine d'autres, essentiellement pour la jeunesse.

    Prix obtenus    
Grand Prix de l'Imaginaire, roman jeunesse francophone, 2013
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition Le PRÉ AUX CLERCS, Pandore (2012)


     Le Pré aux Clercs inaugure une collection de fantasy Young Adults (on en manquait, ça tombe bien...) avec trois titres dont un d’Hervé Jubert que je choisis bien sûr. Je ne suis pas déçue car « Magies secrètes » c’est du Jubert pur jus, c'est-à-dire un univers original, inventif, des personnages bien campés et une intrigue qui foisonne (un peu beaucoup d’ailleurs, soyez attentifs).

     Un univers XIXe siècle et urbain, comme il se doit, tellement référencé qu’on pourrait invoquer un Second Empire version féérique, mâtiné de steampunk. Ne cherchons cependant pas à définir car le mélange des genres fait le charme et l’intérêt du roman. Jubert invente un nouveau détective de l’étrange, rien moins que Georges Hercule Bélisaire Beauregard, ça en impose, mais pourtant, c’est un enfant trouvé. Le jeune homme, la vingtaine, est ingénieur-mage au service du ministère des Affaires étranges, chargé de réparer les dégâts causés par le progrès à la Féérie. Car oui, tout allait bien à Sequana avant l’arrivée au pouvoir d’un certain Napoléon III Obéron III qui avec l’aide de son baron Haussmann Hoffmann décide de grands travaux en vue officiellement d’assainir la capitale. Rien ne va plus chez les féériques et l’hôtel Beauregard, qui accueille les sans-domicile féériques, ne désemplit plus. Beauregard découvre même la jeune Jeanne, au bord d’un puits, et fait d’elle son apprentie.

     Plusieurs intrigues se nouent dès lors, pas toujours clairement à mes yeux, mais dans une ambiance qui fait oublier le fouillis narratif. Toujours est-il que Beauregard cherche qui a pu enlever le neveu d’Obéron III et quelle entité maléfique sème la panique en féérie, figeant les tableaux vivants, usurpant les identités au point de s’approprier des visages. Car tout est masque en Féérie. Beauregard lui-même ne sait pas qui il est et s’étonne de se mettre à rêver pour la première fois.

     Ce que j’apprécie particulièrement, c’est le fourmillement de références littéraires, artistiques, historiques, toutes adaptées à l’univers mis en place mais largement reconnaissables. J’ai par exemple beaucoup apprécié l’utilisation du mystère entourant la mort de Gérard de Nerval.
     Jubert va encore plus loin dans cet opus en utilisant abondamment les notes de bas de page. Celles-ci sont censées expliquer une allusion or ici, par un procédé réjouissant et humoristique, elles ajoutent en cocasserie et en loufoquerie par des évocations tout à fait sibyllines pour la plupart. Par l’accumulation de petits détails et d’anecdotes, elles permettent aussi de donner vie à Sequana.

     C’est réjouissant, pétillant, débordant : j’en reprends !

Sandrine BRUGOT MAILLARD
Première parution : 13/12/2012
dans Mes Imaginaires
Mise en ligne le : 21/1/2013




 
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