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Les Dômes de feu

David EDDINGS

Titre original : Domes of fire, 1992

Cycle : Périls (La Trilogie des) vol.

Traduction de Dominique HAAS

POCKET (Paris, France), coll. Science-Fiction / Fantasy n° 5628
Dépôt légal : juin 2019
576 pages, catégorie / prix : 8,30 €
ISBN : 978-2-266-29985-5
Format : 10,8 x 17,7 cm  
Genre : Fantasy



    Quatrième de couverture    
Je le savais, j'étais rentré à Cimmura avec le sentiment du devoir accompli, heureux d'avoir sauvé la vie d'Ehlana et tout remis en place : le Bhelliom au fond de la plus profonde fosse de l'Océan, Dolmant à la tête de l'Église d'Elénie. Azash, Annais et même Otha, le roi-limace, étaient morts.
Mais, foi d'Émouchet, j'avais un mauvais pressentiment. Les nouvelles que m'apportaient Ulath, Tynian et Bévier n'étaient pas bonnes. Il n'était question que de disettes, d'épidémies, de troubles.
Mes pires craintes se confirment : dans tous les États du continent, des héros de l'antiquité soulèvent le peuple. De prétendus justiciers incitent les nobles à se révolter contre l'Empire de Tamoulie. Et il y a pire : les trolls ont quitté leur foyer natal et envahi le nord de la Dalésie. Des guerriers reviennent d'entre les morts. Un nécromancien – homme ou Dieu – ramène des armées du plus lointain passé, fouille dans le folklore et donne vie à des monstres redoutables : des vampires, des goules, des hommes de l'aube et même ceux-qui-brillent.
Je savais qu'il nous faudrait subir un interminable hiver jusqu'au retour des Dieux. Je n'avais pas prévu que nous devrions affronter un nouvel ennemi auprès de qui les Dieux des Trolls étaient de joyeux drilles.
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition POCKET, Science-Fiction / Fantasy (2000)


     Il arrive parfois de changer d'avis sur un auteur. Pour le meilleur ou pour le pire. Jusque-là, sans être une fan, j'avoue que je ne détestais pas David Eddings. Certes, il n'apportait pas au monde de la fantasy une originalité fantastique, mais il lui donnait une sorte d'enthousiasme rafraîchissant, de saveur juvénile, qui se ressentaient dans la simplicité reposante des personnages et dans leur humour rarement démenti. Bref, j'avais adoré la Belgariade et bien aimé la Mallorée. La Trilogie des Joyaux m'avait déjà laissée un peu perplexe : même si l'aspect politique s'y trouvait nettement plus développé, elle ressemblait un peu trop à un clone des deux cycles déjà cités. On y trouvait les mêmes sorcières dominatrices (Polgara / Séphrénia), même si la seconde n'appelait plus tout le monde « mon chou », mais « mon petit », la même princesse fantasque destinée à épouser le héros (Ce'Nedra / Ehlana), les mêmes dieux désireux d'en découdre et les mêmes faux-frères félons à abattre. Quant à l'humour, il était toujours là, mais le problème, c'est qu'il s'agissait toujours du même...

     La Trilogie des Périls renforce encore cette impression en reproduisant le schéma des deux séries qui se suivent et se ressemblent, comme la Belgariade et la Mallorée. Le problème, c'est qu'autant cela se justifiait dans ce cas, puisque le propre de l'opposition entre les deux prophéties était de se répéter tant que l'Accident n'aurait pas été réparé, autant cette fois cela semble gratuit. Eddings a même dû changer profondément le caractère d'un personnage de la Trilogie des Joyaux, tout en se donnant comme excuse qu'il cachait bien son jeu jusque-là, pour relancer la machine. A la limite, on ne voit pas pourquoi une troisième trilogie ne viendrait pas suivre la seconde, puis une quatrième, et ceci à l'infini. Voilà donc nos héros de nouveau partis pourfendre les méchants, dans un contexte de lutte entre les dieux et de troubles politiques. Ils échangent toujours les mêmes blagues éculées et se lancent des vannes dans les moments les plus insolites, au point que l'on peut se demander si eux-mêmes n'ont pas conscience que tout cela n'est pas vraiment sérieux et qu'il n'y a jamais eu de véritable danger.

     On pourrait rétorquer que c'est le cas dans toute l'héroïc fantasy : après tout, personne ne s'attend à ce que ce soient les méchants qui gagnent, ce qui rend les dénouements hautement prévisibles. Et que, dans ce contexte déjà connu, il vaut mieux mettre une certaine légèreté de ton. Certes. Mais il y a quand même des limites. On peut au moins tenter de donner aux personnages une profondeur psychologique supérieure au papier à cigarettes, de manière à les rendre un peu moins prévisibles. On peut s'arranger pour que les armes des méchants ne soient pas toujours des monstres ressuscités du passé, ou pour que le groupe de héros ne comporte pas, invariablement, un margoulin, un jeune naïf effrayé par la sexualité, un bigot indécrottable, une vieille sorcière qui ne fait pas son âge et une jeune femme délurée. On a un peu l'impression que David Eddings a trouvé la recette qui marche et qu'il nous la ressert jusqu'à épuisement.

     Eh bien, ça y est : l'épuisement est là. Sans doute aurais-je adoré ce cycle s'il avait été la première oeuvre d'Eddings à me tomber sous la main. Ou si j'étais une fan acharnée. Après tout, les personnages y sont attachants, le style facile à suivre, l'action présente à chaque page et les mots d'esprit plutôt drôles quand on les lit pour la première fois. Mais après quatorze ou quinze livres...

Nathalie LABROUSSE (lui écrire)
Première parution : 5/7/2000
nooSFere




 
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