Site clair (Changer
 
    Fiche livre     Connexion adhérent
Neuromancien

William GIBSON

Titre original : Neuromancer, 1984
Première parution : New York, USA : Ace, 1984
Cycle : Neuromancien vol. 1 

Traduction de Laurent QUEYSSI
Illustration de Josan GONZALES

AU DIABLE VAUVERT (Vauvert, France)
Date de parution : 1er octobre 2020
Achevé d'imprimer : août 2020
Réédition
Roman, 446 pages, catégorie / prix : 22,00 €
ISBN : 979-10-307-0365-8
Format : 13,0 x 19,7 cm
Genre : Science-Fiction

Nouvelle traduction.


Autres éditions
   LA DÉCOUVERTE, 1985
   FRANCE LOISIRS, 2000
   J'AI LU, 1988, 1989, 1992, 1995, 1996, 1997, 1998, 2000, 2003, 2004
   in Neuromancien et autres dérives du réseau, 2007
   J'AI LU, 2008, 2009, 2013, 2016

Quatrième de couverture

"Le ciel au-dessus du port avait la couleur d'une télévision allumée sur une chaine défunte."

[texte du rabat de couverture]

Case est le meilleur cow-boy des interfaces, un hacker lâché sur les autoroutes du cyberespace, le seul qui ait jamais traversé la matrice avant de rencontrer les mauvaises personnes au mauvais moment...

Première grande dystopie sociale aux côtés du Blade Runner de Philip K. Dick, un chef d'oeuvre prémonitoire, fondateur de la SF moderne.

"Kaléïdoscopique, picaresque, flashy, décadent... une incroyable performance, virtuose." Washington Post

"L'un des plus fameux bouquins du corpus SF dans son ensemble." Olivier Girard, Bifrost

"S'inspirant des contre-cultures, Gibson signe des romans de science-fiction vivionnaires." Le Monde

[texte du rabat de 4e]

Dès sa parution en 1984 Neuromancien a remporté la sainte trinité des prix Hugo, Nebula et Philip K. Dick et s'est inscrit dans l'histoire comme un classique. En inventant la notion de cyberespace alors que l'internet balbutiait encore dans les états-majors militaires, Gibson est devenu le père de la génération cyberpunk et a changé à tout jamais le visage de la science-fiction mondiale et notre conscience de l'avenir.

William Gibson vit à Vancouver (Canada). Ecrivain devenu classique avec Neuromancien, son premier roman, il peint de notre futur un tableau d'un réalisme visionnaire.
Ses œuvres sont publiées en France au Diable vauvert. Périphériques est adapté en série sur Amazon Prime par Scott Smith et les producteurs de Westworld.

Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - Jack WOMACK, Some dark holler (Some Dark Holler, 2000) , pages 421 à 435, postface
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition LA DÉCOUVERTE, Fictions (2001)

     Un futur proche. Case est un hacker professionnel dont la spécialité est de connecter son cerveau directement à la matrice pour se balader dans le réseau mondial comme dans un univers réel. Mais il a un jour la mauvaise idée de vouloir doubler ses employeurs, des individus à l'honnêteté douteuse, qui se vengent en lui bousillant le système nerveux... plus question pour Case de retourner dans le cyberspace, jusqu'à ce qu'il reçoive la proposition alléchante d'Armitage et de Molly, qui lui offrent un nouveau système nerveux clé en main. Une seule condition  : en échange, il devra réaliser pour leur compte et celui du mystérieux Muetdhiver un petit travail que seul un pro du cyberspace comme lui peut mener à bien. Case accepte avec empressement, sans se douter qu'il se lance bille en tête dans une affaire bien moins nette et plus dangereuse qu'il ne l'escomptait.

     Avalanche de prix pour ce premier roman  : Hugo, Nebula, Philip K. Dick... cela surprendra peut-être le lecteur qui découvre Neuromancien au XXIe siècle  : les concepts audacieux et novateurs de 1983 (année d'écriture du roman) sont presque devenus des pont-aux-ânes de la science-fiction, vulgarisés par la littérature (beaucoup), le cinéma (énormément), et tout simplement les faits réels avec l'essor des autoroutes de l'information (n'êtes-vous pas connecté au réseau, vous qui me lisez  ?). Quand il apparaît de surcroît, au bout de quelques chapitres, que le décor et l'univers de Neuromancien comptent davantage que l'intrigue (une bonne série B, sans plus) ou les personnages (falots ou caricaturaux), on comprend vite que la lecture du roman a perdu beaucoup de son charme en l'espace d'une petite vingtaine d'années. A l'instar de tout ce qui est estampillé « années 80 » (du rock FM aux yuppies), Neuromancien s'altère aujourd'hui de rides précoces, perceptibles jusque dans certains tics stylistiques : la multiplication des phrases courtes, sans sujet ni verbe, simulant une écriture instinctive et nerveuse, était à l'époque le summum d'une « branchitude » aujourd'hui insupportablement datée.
     Il n'en reste pas moins que ce livre a eu le mérite d'ouvrir une brèche par laquelle se sont engouffrés nombre d'auteurs et de scénaristes. Première manifestation et emblème du courant cyberpunk, Neuromancien est simplement arrivé au moment où la science-fiction avait désespérément besoin de nouveaux thèmes et de nouvelles têtes, ce qui explique sans doute qu'il ait été porté au nues, en son temps, par la critique et le public. Mais aujourd'hui que la baudruche cyberpunk s'est en partie dégonflée, force est de constater que ce culte excessif a causé à l'auteur plus de tort qu'autre chose, car ce premier roman a contribué à l'affubler d'une étiquette dont ses entretiens récents montrent qu'il a encore de la peine à se débarrasser.
     Comme le hula-hoop, le disco ou la collection de pin's, Neuromancien est appelé tôt ou tard à revenir à l'ordre du jour... attendons plutôt ce moment-là pour le (re)découvrir. Provisoirement, il ne suscite qu'un intérêt d'ordre historique, sauf pour les nombreux nostalgiques des années-chrome, qui le dégusteront sans modération, en accompagnement d'un bon vieil album de Billy Idol.

Julien RAYMOND (lui écrire)
Première parution : 1/11/2001
nooSFere


Edition LA DÉCOUVERTE, Fictions (1986)

          On attendait non sans une certaine impatience la parution de Neuromancien, roman qui, bien signé d'un parfait inconnu, a obtenu cette année les trois principaux prix américains dans le domaine de la SF : Philip K. Dick Mémorial Award, Nebula et Hugo, le livre, réputé difficile, a été refusé par trois traducteurs avant que Jean Bonnefoy n'accepte la gageure, pour s'en tirer fort honorablement ma foi. Certains passages peuvent sembler confus, mais cela tient surtout au côté allusif de l'écriture de Gibson.
          Neuromancien conte l'histoire de Case, un pirate informatique, à une époque où l'on entre directement en contact avec les ordinateurs grâce au cyberspace ; les ensembles de programmes apparaissaient alors comme des décors psychédéliques dans les protections desquels s'infiltrent des programmes-virus. Mais Case, au début du roman, n'est plus qu'une épave, un junkie traînant et magouillant dans les rues de la Conurb ; un employeur qu'il avait essayé de doubler lui a ôté la possibilité d'entrer en Cyberspace. Il est alors contacté par une étrange femme aux verres-miroirs scellés dans les orbites et aux griffes rétractiles, qui lui offre de lui rendre son talent en échange d'un piratage un peu spécial, pour lequel il va avoir besoin de l'aide d'un mort.
          Le roman a un peu de mal à démarrer, malgré une ambiance glauque remarquablement rendue. Mais, dépassé les soixante premières pages, il vire au feu d'artifice ! Le dernier tiers est un authentique morceau de bravoure dont on sort un peu assommé, malgré un court épilogue qui vient en adoucir l'impact. Gibson a su pousser son postulat de départ jusqu'à la limite de l'absurde et en tirer toutes les conséquences. Sa connaissance de l'informatique est un atout supplémentaire ; on ne trouve pas dans Neuromancien des « rouages d'ordinateurs » et les cartes perforées sont oubliées depuis longtemps.
          La nouvelle collection des éditions La Découverte frappe fort ; après Armageddon Rag, Neuromancien conforte cette impression. Souhaitons-lui bonne chance.

Roland C. WAGNER (site web)
Première parution : 1/2/1986
dans Fiction 371
Mise en ligne le : 14/12/2003

Prix obtenus
Hugo, Roman, 1985
Nebula, Roman, 1984
Philip K. Dick, Roman, 1985
Science Fiction Chronicle, Roman, 1985


Cité dans les pages thématiques suivantes
Cyberpunk
Dystopie

Cité dans les listes thématiques des oeuvres suivantes
Le Science-Fictionnaire - 2 - Cyberpunk
Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo...)
Neuromancer , 1988, Interplay (Jeu Vidéo)

retour en haut de page

Dans la nooSFere : 72898 livres, 79181 photos de couvertures, 68264 quatrièmes.
8513 critiques, 39295 intervenant·e·s, 1508 photographies, 3732 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous contacter.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2021. Tous droits réservés.