Déjà presque la fin
F. RICHARD-BESSIÈRE
Première parution : Paris, France : Fleuve Noir, Anticipation n°773, 1977
Illustration de René BRANTONNE
FLEUVE NOIR / FLEUVE Éditions
(Paris, France), coll. Anticipation n° 773
Dépôt légal : 1er trimestre 1977 Première édition Roman, 224 pages, catégorie / prix : nd ISBN : 2-265-00277-1 Format : 10,8 x 17,5 cm Genre : Science-Fiction
Quatrième de couverture
— Maintenant, halète Eddie. Maintenant, Adée. La carte... Oblige-le à retrouver la carte.
L'image fugitive d'un plan dans la pensée de Liénard. Le flux mental d'Adée provoque le souvenir... Le souvenir de la carte.
À présent, c'est le décor réel de la pièce où se trouve Liénard... On sort de la pièce, et tout se déroule par les yeux mêmes de Liénard... L'escalier qu'il descend... une porte qu'il ouvre... une cave... des caisses, et dans les caisses des papiers...
Liénard cherche, hésite... Et puis, tout à coup, il se retourne... Balayage des yeux dans le champ visuel suivi d'un éclair fulgurant...
Et en même temps que l'éclair, le cri, l'immense cri de douleur poussé par Adée.
Un noir sur l'écran...
Critiques
Dès la couverture, on est favorablement surpris : des buildings enfumés, et au premier plan une manif de gens pustuleux, dont l'un brandit une pancarte portant la mention SEVESO. Les 50 ou 60 premières pages ne déçoivent pas, description classique de la vie de quelques marginaux dans un cadre urbain de violence, de pénurie et de pollution, au début du XXIe siècle. Après, le récit a tendance à s'enliser, et devient franchement moins crédible vers la fin, avec la découverte d'un « paradis » épargné, curieusement situé en Autriche (comparez avec Thomas...). Mais c'est dans les parties didactiques consacrées aux causes de la catastrophe que l'auteur se montre le plus confus, lorsqu'il veut à tout prix lier la destruction de l'environnement et la « décadence des mœurs » — un thème qui lui est cher : « Mais le poison n'était pas seulement dans le poulet aux hormones, il était aussi dans la musique électronique, les modes vulgaires, les films et les revues à scandale ». Et il prend soin d'ajouter, par la bouche d'un de ses personnages : « Je n'ai aucune formation politique, vous le savez tous... » Quel aveu doux à entendre ! Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire) (site web) Première parution : 1/4/1977 dans Fiction 279 Mise en ligne le : 15/1/2002
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