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Harry Potter à l'école des sorciers

J. K. ROWLING

Titre original : Harry Potter and the Philosopher's Stone, 1997
Fantasy  - Cycle : Harry Potter vol.

Traduction de Jean-François MÉNARD
Illustration de Jean-Claude GÖTTING
GALLIMARD Jeunesse, dépôt légal : novembre 1999
240 pages, catégorie / prix : 12.81 €, ISBN : 2-07-054127-4

Couverture

    Quatrième de couverture    
1. Harry Potter à l'école des sorciers
2. Harry Potter et la chambre des secrets
3. Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

     Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener au collège Poudlard, école de sorcellerie, où une place l'attend depuis toujours. Qui est donc Harry Potter ? Et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ?

     Harry Potter à l'école des sorciers a obtenu le prix Sorcières du roman 1999.

     Harry Potter vous ensorcelle dès les premiers paragraphes et vous procure un sentiment continu de jubilation. Un bonheur !
Le Monde des Livres
     Le jeune Potter est bien parti pour devenir une star de la littérature.
Télérama
     Une fois ouvert, vous ne pourrez plus refermer ce petit bijou de la littérature de jeunesse.
Le Figaro Magazine
     Les adultes s'y sont mis,car J. K. Rowling sait mieux que personne réveiller et charmer l'enfant qui est en chacun de nous.
Elle
     Harry Potter rejoint le groupe minuscule de ces livres qu'on lit et relit jusque dans l'âge adulte.
The Times Literary Supplement
     A en juger par les millions de lecteurs qu'il a déjà envoûtés, Harry Potter est, sans conteste, un très puissant magicien.
Newsweek
     Les exploits d'un jeune sorcier ont enchanté les lecteurs adultes et enfants confondus et ont apporté une nouvelle touche de magie à la littérature de jeunesse.
The Time Magazine


    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
Jean-Pierre Fontana : Sondage Fontana - Fantasy (liste parue en 2002)  pour la série : Harry Potter
André-François Ruaud : Cartographie du merveilleux (liste parue en 2001)  pour la série : Harry Potter
 
    Adaptations (cinéma, télévision, théâtre, radio, jeu vidéo, ...)   
Harry Potter à l'école des sorciers , 2001, Chris Columbus
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition GALLIMARD Jeunesse, Folio junior (2000)


     Voilà une histoire qui commence de manière plutôt tragique  : Les parents de Harry Potter, de célèbres sorciers, disparaissent alors qu'il n'est encore qu'un bébé. Harry lui, a mystérieusement survécu au terrible Voldemort responsable de la mort de ses parents, et ne garde pour trace de l'événement qu'une petite cicatrice en forme d'éclair sur le front.
     Le jeune orphelin est confié à son oncle et à sa tante, Les Dursley, une petite famille bourgeoise Moldus, c'est à dire qui ignore tout du monde des sorciers. Chez les Dursley, on ne parle pas de ces choses-là, et tout ce qui a trait à la magie n'est selon eux que fariboles et billevesées. Ils ne considèrent donc pas d'un très bon œil l'arrivée du jeune Harry dans leur famille. Harry n'est qu'une gêne et le moindre petit incident lui retombe toujours dessus alors que les Dursley ferment les yeux sur toutes les bêtises de leur propre fils Dudley. Harry passe donc son enfance logé dans le placard sous l'escalier, parmi une famille des plus haïssables.
     Mais tout change le jour de ses onze ans. Ce jour-là, il reçoit la visite d'un étrange géant qui lui apprend bien des choses surprenantes  : qu'il est issu d'une famille de célèbres sorciers et qu'une place l'attend à la prestigieuse école de sorcellerie de Poudlard. Pour Harry commence alors une nouvelle vie. Il découvre un monde où il se voit propulsé au rang de célébrité, un monde où l'on apprend à se servir d'une baguette magique et à voler sur un balai, à créer d'étranges potions dans un chaudron et bien d'autres choses tout aussi étranges. Mais comme dans toutes les écoles, les enfants qui y vivent font ce que font tous les enfants du monde, ils s'amusent, ils multiplient les bêtises au grand dam de leurs professeurs, ils découvrent la vie et se font des amis... et des ennemis.

     La série des Harry Potter dont c'est ici le premier volet est devenue un véritable phénomène, surtout au Etats-Unis où la sortie du quatrième volume a provoqué une véritable folie auprès des jeunes lecteurs, un phénomène comparable à la sortie au cinéma d'un nouveau Star Wars. Les aventures de ce jeune apprenti sorcier sont également traduites dans plus de trente langues et le nombre d'exemplaires vendus se chiffre en dizaines de millions. Un tel phénomène de mode est pour le moins étonnant concernant un livre, mais à la lecture de ce premier volet, on comprend pourquoi les romans de J. K. Rowling ont autant de succès. C'est que dès les premières phrases, on est intrigué, puis embarqué dans une histoire pleine de surprises, avec des personnages très attachants ou très antipathiques qui évoluent au fil de l'intrigue. Ainsi, Harry se fait des amis du jeune Ron Weasley, le cadet d'une nombreuse famille, de la trop studieuse Hermione Granger ou encore du maladroit Neville Londubat. Il se fait aussi des ennemis de Malefoy ou du professeur Rogue, sans oublier le mystérieux Voldemort, dont on n'ose même pas prononcer le nom et dont l'ombre plane sur le roman.
     C'est drôle, c'est inventif et plein de surprises, c'est bien écrit et bien construit, rien n'étant laissé au hasard. Les aventures du jeune Harry Potter sont un régal à côté duquel il serait bien dommage que les adultes passent sous le fallacieux prétexte qu'elles sont à la portée d'un enfant de dix ans. L'histoire brasse des thèmes suffisamment universels pour toucher aussi bien les plus jeunes que les plus vieux. Un livre non seulement à lire mais aussi à offrir au plus de monde possible.


Frédéric BEURG (lui écrire)
Première parution : 1/9/2000
nooSFere


Edition GALLIMARD Jeunesse, Folio junior (1999)


     Ce qui est amusant avec ce livre, c'est d'abord la façon dont le public est censé le percevoir. Je veux dire, oui, bien sûr, Harry Potter est un best-seller international. Il est aussi traduit chez Folio Junior, sous le titre Hensonien de Harry Potter à l'école des magiciens. Et oui, il y a aussi des petites illustrations rigolotes, avec des chapeaux pointus, des baguettes magiques et des étoiles partout. Mais la version, sortie en septembre 98 et qui vient d'être ré-éditée, chez l'indépendant Bloomsbury (sous le patronyme de Harry Potter and the Philosopher's Stone, alors que le titre original est en fait Harry Potter and the Sorcerer's Stone) est un modèle de sobriété. Sans résumé ou dessins, sans bio ni rien (J.K Rowling est un jeune femme), le quatrième de couverture affiche joyeusement quelques citations de vénérables institutions anglaises (The Times, The Guardian, The Sunday Telegraph...bla bla) avec un aplomb désarmant : on y lit, notamment, qu'Harry Potter est un thriller bien ficelé, que c'est un livre compliqué qui ne demande qu'à devenir un classique. Procédé hypocrite ou simple volonté marketing de propulser le genre dans la sphère sévèrement gardée de la littérature adulte, avec des bouts de vérité dedans ?
     Bon, que les choses soient claires : Harry Potter est le prototype même du livre pour enfants qui, effectivement, ne demande qu'un coup de pouce pour aller joyeusement piétiner les plates-bandes de Roald Dahl. Il y a tout dans ce livre, tout ce qu'un enfant pourrait avoir envie de piocher dans la fantasy, tout ce qu'un adulte rêve de toucher du bout du nez. Des mots incompréhensibles, puisés dans le vocabulaire richissime de l'Angleterre farfelue (Quidditch, Diagon Alley, Muggle, Voldemort, Hogwart,...), un récit de magie initiatique, teinté de nonsense délicieux (les lettres d'Hagrid, les banquiers gobelins), des trucs débiles et non-identifiés, tirés, pêle-mêle, de Bedknobs & Broomsticks (L'apprentie-sorcière), de Tolkien (version Roverandom), des Teletubbies, de Pratchett aussi. L'histoire même (le conte un peu fou du jeune Harry Potter, jadis martyrisé par sa famille adoptive, et de son apprentissage de la magie au collège d'Hogwart) doit autant à la Huitième Couleur qu'à Willow, à Terry Jones qu'à Dickens. Cela dit, l'humour de Rowling n'est pas une fin en soi. C'est un humour anglais assez décalé, qui verse volontiers dans le farfelu mais qui sait s'accrocher à la réalité pour mieux la contourner (surtout dans la première partie du livre, la plus réjouissante). Bref, c'est d'une cohérence implacable et si le premier degré ne pointait pas autant son nez, on dirait que c'est calculé. Rowling est en perpétuel émerveillement devant son écriture, sobre et ironique, claire et linéaire. Il n'y a pas d'entourloupe chez elle, pas de flamboyance stylistique. A la manière d'une Agatha Christie, elle cherche avant tout à raconter son histoire avec le plus d'accessibilité possible, tout en ménageant de nombreux clin d'œil à son lecteur. L'effet est d'une superbe et pétillante luminosité.
     Au finish, une fois refermé le livre sur une fin fourbe et hilarante, on reste bête devant la maestria de l'entreprise, sa fulgurance. Et, pour mémoire, si la VF est effectivement très bien faite, elle finit par déplacer le propos du livre, à savoir de faire de l'Angleterre et de ses traditions (la gelée royale, la banlieue londonienne, le vocabulaire du Tea-Time) une source perpétuelle d'excentricités bondissantes. En gros, une seconde vie pour un livre qui, probablement, n'en demandait pas tant. Mais l'engouement a dépassé toutes les prévisions et Harry Potter est devenu un énorme succès. Une suite est néanmoins parue (Harry Potter and the Chamber of Secrets) et le troisième volet devrait sortir cet été (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban). On va en parler encore longtemps...

     Quelques heures après avoir écrit cet article, je tombe, au cours d'un websurfing paresseux, sur le site de Bloomsbury, et voilà ce que j'y lis sous la couverture de leur édition d'Harry Potter : « Too embarrased to be seen reading the best-selling children's book Harry Potter and the Philosopher's Stone ? Here's the solution — your very own adult copy » 1. No comment.


Notes :

1. « Vous êtes trop embarrassés à l'idée d'être surpris en train de lire ce best-seller de la littérature pour enfant ? Voilà la solution — une version adulte ».

David CALVO
Première parution : 1/12/1999
Yellow Submarine 29
Mise en ligne le : 24/1/2003


 
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